08.11.2009

30 – Garde alternée ?

 

Ce soir là, je rentrais dans une nouvelle étape de ma condition d’homme objet. Après que Vanessa m’ait avoué que ma présence dans sa culotte lui était agréable, ce qui était un euphémisme pour dire qu’en réalité, ça l’excitait au moins autant que sa chienne de colocataire ; j’y retournais promptement sur sa proposition et avec mon accord. Que faire d’autre ? Jouer le jeu éviterait peut-être qu’elle songea, comme Adèle, à me dévorer. Mais je n’y croyais pas trop : j’avais déjà été témoin (et victime) de deux évolutions inattendues et néfastes de leurs valeurs morales ; aussi, un cannibalisme latent chez Vanessa ne m’aurait pas étonné outre mesure.

Elle se donna un nouvel orgasme en se masturbant simplement avec mon corps à travers le tissu de sa culotte. C’était intense et rapide. Je n’eus qu’à attendre son climax en subissant une pression supportable mais réelle. Contrairement à Adèle, elle ne me laissa pas croupir dans la moiteur de ses jus, et m’extirpa tout dégoulinant de son sexe, pour me placer juste en dessous de son nombril, là où quelques poils commençaient à trahir la proximité du pubis. Un endroit charmant et délicat où j’appréciais de me trouver, ne serait-ce que pour pouvoir respirer à pleins poumons. J’avais un peu le mal de mer, car son ventre se soulevait et s’abaissait vite et fort, du fait de sa propre respiration, qui trahissait encore son tout récent orgasme… Nous récupérions tous deux, comme un couple après l’amour ; puis quand ce fut fini, elle m’amena à son visage, qui était rayonnant de plaisir et de bonheur. Elle me dit très sensuellement qu’elle avait adoré, et qu’elle m’aimait, qu’elle aimerait me serrer dans ses bras mais qu’il ne valait mieux pas… Ce qui la fit rire de bon cœur, et ce à quoi je ne pus résister : Je ris également, surtout de la voir dans cet état d’épanouissement dans lequel je ne l’avais jamais vue. Après tout, me disais-je intérieurement, je pouvais me satisfaire d’être à l’origine de cela. Elle le méritait. Du moins, la Vanessa que je connaissais avant d’être son gode humain le méritait. Après tout, était-elle si différente ? Sûrement pas. C’est la même personne, mais confrontée à une situation inédite. Comment aurais-je réagi si la situation avait été l’inverse ? Puis-je garantir que j’aurais été un gentil géant ? Vanessa n’était pas méchante, en tout cas. Elle s’adaptait à une situation et en tirait les avantages. Démarche on ne peut plus humaine.

Elle me prit tout entier dans sa main et me pressa légèrement contre son cœur, à travers sa poitrine chaude, en se redressant sur son lit pour s’y asseoir. Elle enleva ce qui lui restait de vêtements et très vite, se retrouva nue. Son immense nudité devant ma minuscule nudité. Un couple, vraiment étrange, mais un couple, oui : elle arrivait à m’en persuader. Elle me remit contre son cœur, qui battait moins vite et moins fort, mais qui produisait toujours ces pulsations, impressionnantes à mon échelle, qui présidaient à l’irrigation de ce corps infiniment vaste. Puis elle m’enfonça légèrement dans son sein gauche, le soupesa de sa main avec mon corps entre les deux, fit rentrer ma tête dans son téton et s’en amusa. Je la vis rire et je rit aussi. J’aimais assez ce qu’elle me faisait. Bientôt, elle me fit explorer tout son buste, y compris ses aisselles. Elle m’enferma quelques secondes dans son aisselle droite en refermant sur moi son bras. Je m’empressais de gigoter pour la chatouiller, ce qui eut pour effet de lui faire rapidement rouvrir son bras dans un rire cristallin. Je tombais d’un coup sur son oreiller d’où je rebondissais sans mal. Je glissais quelques secondes pour finir ma course contre ses reins. Elle me surplombait de toute sa hauteur et je pouvais admirer la courbe de son dos qui rejoignait son bras et son épaule, d’où je venais de m’échapper en riant. J’étais contre le haut de sa fesse droite et elle me regardait en souriant encore et en se frottant l’aisselle de son autre main.

« - Ah ? tu veux me chatouiller, alors ? Mais tu sais il n’y a pas que les aisselles qui me chatouillent… »

Je m’étais déjà retrouvé dans cette situation, il y a maintenant bien longtemps... C’était au tout début quand elle avait failli s’asseoir sur moi alors qu’elle me cherchait dans ma chambre et qu’elle ne savait pas encore ce qui m’était arrivé. Je m’étais retrouvé in extremis contre la poche arrière de son short, et j’en avais été fasciné, déjà. Aujourd’hui, elle savait que j’y étais, et elle était nue, excitée et complètement désinhibée. Qu’allait-elle faire ? Je ne me posais pas vraiment la question, ça coulait de source.

Je vis son immense cul se soulever un peu, ce qui fit descendre la chair jusqu’à présent compressée de ses fesses. Je n’en voyais pas la fin, et presque , son bel arrondi m’échappait. Elle glissa au dessus de moi, et appuyé, j’imagine, sur ses bras (que je ne voyais pas) elle frottait ses fesses sur moi. Elle me pressait légèrement, de façon à ce qu’elle me sente sous elle tout en ne m’écrasant pas. C’était effrayant, mais je l’avoue, assez érotique. J’entendais ses rires, presque enfantins. Elle était vraiment sensible et chatouilleuse. Cela promettait une exploration de son corps qui ne serait pas monotone. Je voyais, ou plutôt, je sentais évoluer l’aspect de sa peau, dont les innombrables duvets, presque invisibles pour un oeil de taille normale, se hérissaient sous l’excitation de Vanessa. Cela dura un moment, le temps de l’exploration, au cours de laquelle Vanessa venait et revenait de plus en plus fréquemment sur la zone médiane de ses fesses. Plusieurs fois, je me retrouvais coincé entre elles, alors qu’elle s’appesantissait davantage, me laissant éprouver toute sa puissance et sa maîtrise de la situation. Quand j’y étais je jouais le jeu. Je me débattais d’autant plus que je pouvais moins bouger et cela contribuait bien sûr à l’exciter davantage. Elle en était passé des petits rires aux gémissements, refermant parfois totalement ses fesses sur moi et me m’enlevant en elle, je devinais qu’elle se cambrait pour mieux me sentir. Vanessa s’était installée pour durer : à genoux sur son lit, très souplement, les pieds et les mollets de chaque côté de ses fesses, elle n’avait plus à se soutenir par la seule force de ses bras. J’étais sous des tonnes et des tonnes de féminité en rut, minuscule pour un plaisir majuscule, enfoui dans les chairs pourtant innocentes de ma nouvelle propriétaire et amante, je l’honorais de ma présence autant qu’elle m’honorait de son attention. De ses fesses, elle me dirigeait bientôt vers son sexe humide et impatient pour finir son oeuvre, profondément, intensément et fiévreusement. Elle avait repris une position allongée, puis en chien de fusil, pour jouir de moi et sur moi, en me maintenant enfoncé entre les lèvres de son sexe. Il s’en fallait de peu pour que j’y pénètre, et je crus bien que ç’allait advenir. Finalement , elle n’en eut pas le temps, si telle était son intention, préférant sans doute garder une position qui lui garantissait un orgasme puissant et rare.

Quand Vanessa eut joui, elle récupéra quelques temps son souffle et me laissa entre ses cuisses pour quelques minutes. Puis elle me prit de sa main, m’amena à son visage et me dit doucement :

«  - N’aie pas peur. »

Sans que je puisse répondre ou seulement demander pourquoi je pourrais avoir peur, je compris : elle ouvrait grand sa bouche et m’y poussait sans aucune hésitation. Je n’eus que le temps de dire, sans même le crier, justement à cause de ce qu’elle venait de me dire :

« - Vaness... Non ! Pas toi... » mais je disais ces deux derniers mots alors que j’étais déjà tout entier dans sa bouche et qu’elle s’était complètement refermée sur moi. Sa langue bougea sous mon corps et je me sentis glisser, dans la sensation d’un vide qui s’ouvrait sous moi.

25.10.2009

29- A la rescousse ?

 

« - Je suis rentrée en début d’après-midi » commença Vanessa. « Et il n’y avait personne. En ne te voyant nulle part j’étais un peu inquiète, mais comme Adèle avait mon numéro et que j’étais joignable, je me rassurai en me disant qu’elle m’aurait bien appelé s’il t’était arrivé quelque chose, et que tu devais être avec elle. »

Pour ça, j’étais plus qu’avec elle, pensais-je. Mais je me taisais en l’écoutant. Elle racontait cette histoire avec des yeux exaltés et rieurs. Une complicité nouvelle semblait s’installer entre nous. Elle continua.

«  Quand elle est rentrée, elle semblait surprise et même gênée de me trouver là. Je compris bien vite pourquoi… En fait je lui demandai directement de tes nouvelles, parce que je t’avoue qu’en la voyant sans toi, je commençai à m’inquiéter pour de bon. Mais elle l’a vu et m’a tout de suite rassurée en me disant que tu allais bien. C’est quand je lui ai demandé où tu étais qu’elle s’est assise en silence et m’a dit : « assieds-toi, c’est une longue histoire ». Un peu surprise, je fis comme elle, mais elle se releva comme si elle pensait tout d’un coup à quelque chose, et après être allé dans sa chambre un instant, elle commença à me raconter vos derniers jours, comment tu l’avais convaincue de… enfin de te… de te laisser faire, quoi ! Et puis comment elle y avait elle-même pris goût, et tous vos jeux ... pervers de ces derniers jours. Elle m’a dit aussi qu’elle était gênée par rapport à moi mais qu’elle n’avait trouvé que cette solution pour te redonner un peu le moral après mon départ… »

Il y eut un moment de silence pendant lequel je ne parvins pas à émettre un son. Puis elle reprit :

« Au fait, je voudrais m’excuser d’avoir été dure comme ça avec toi, mais en fait je crois que je n’étais pas prête à ce genre de relations. Enfin avoues que c’est un peu bizarre, non ? »

Je hochais la tête. Et ça continuait :

« Et puis je crois qu’en fait j’ai aimé cette idée dès le début mais que ma conscience ou ma morale- comme tu veux- la rejetaient. Mais c’est logique, Adèle aussi, tu sais, même elle ! Elle a eu des scrupules ! Mais bon, on la connait, hein ? Elle n’a jamais reculé devant des expériences un peu extrêmes… » Et elle rit de bon cœur en me prenant sans prévenir dans sa main. Elle me pressa contre ses lèvres pour m’embrasser vigoureusement, puis, après ce moment d’authentique tendresse, constata : « mmm… tu sens le sexe… » Avec un regard lubrique que je lui découvrais. Je devais bien constater que je n’avais jamais mis les filles dans un tel état quand j’avais le bonheur d’avoir encore ma taille normale. Quelle ironie. Tout cela avait-il un sens ?

« Quand elle me racontait tout cela »

reprit Vanessa ;

« Je dois dire que j’étais un peu jalouse, sans vouloir vraiment me l’avouer. Je revenais avec l’idée de discuter de tout ça avec toi et j’étais décidée à te laisser agir, au moins pour essayer, quoi… Et puis voir ce qui se passait. Alors quand j’ai su que tu avais essayé avec elle en profitant d’un soir où elle était saoule et qu’elle t’avait laissé faire, puis qu’en fait elle avait pris son pied… J’étais folle, intérieurement j’enrageais... Et c’est là qu’elle m’annonce que tu lui avais avoué qu’en fait, c’était avec moi que t’avais envie de faire ça… soi-disant parce que tu serais amoureux de moi… J’étais contente, mais... bon, un peu dégouttée, quoi, d’avoir loupé l’occasion avec toi. Et là elle m’avoue enfin où tu avais passé la journée ! J’y croyais pas, je la maudissais et en même temps je l’enviais… Je lui aurais jamais demandé mais là, elle me l’a proposé elle-même ; elle m’a dit : « Tu le veux ? »

J’ai hésité, bien sûr. Tu penses bien. Mais je me sentais excitée de tout ce qu’elle venait de me raconter et je t’avoues que c’est grisant de savoir qu’on est adorée comme une Déesse. Adèle avait des scrupules parce qu’elle savait bien que c’était pas avec elle que tu avais envie d’être. Et c’est comme ça qu’elle a fini de me convaincre. C’est parce que je savais que c’était ce que tu voulais que je l’ai fait, mais maintenant, c’est aussi ce dont j’ai le plus envie... »

Elle s’allongea sur son lit en riant d’un rire franc et détendu ; épanouie, je ne l’avais jamais vue comme cela... Elle me tenait toujours délicatement dans sa main, et m’amenant au dessus de son visage, elle me dit : «  si je m’écoutais je t’y remettrais tout de suite pour qu’on revive ça toute la nuit !  Mais en même temps, j’ai tellement envie de discuter avec toi : tu ne dis pas grand chose, au fait, raconte moi, aussi, ça fait quoi d’être... comme ça , enfin tu vois, de , de... »

Elle était encore gênée de prononcer certains mots. En effet, cette situation ne correspondait à aucun schéma moral de relations humaines connu. En tout cas, pas connu d’elle. Aussi, les mots ne pouvaient que lui manquer. Un être sans morale, comme Adèle, n’avait pas ce genre d’embarras... Vanessa ne se rendait pourtant pas compte que ce qui l’empêchait de s’exprimer normalement sur cette situation, c’était le fait qu’insensiblement, elle ne puisse parler de moi que comme on parle d’un objet. Je n’étais plus dans la catégorie des êtres humains, en tant que concept, et de ce fait, elle ne se rendait pas compte que sa jouissance ne provenait que du total contrôle qu’elle avait de moi, alors que contrairement à un gode « classique », j’étais un être vivant, doué de conscience, et en plus : connu d’elle et qu’elle connaissait. Comme avec Adèle, le changement de mode de relation induisait un plaisir pervers comparable à celui de l’enfant torturant un insecte. Etant adulte et femelle, la torture devenait sexuée... Je me demandais si, décidément, tous les humains que j’allais dorénavant rencontrer me considèreraient de la sorte. Et la réponse ne me plaisait pas. Si même Vanessa, la fille la plus droite et intègre que je connaissais, pouvait agir ainsi, inutile de se demander ce que pourraient faire les 99% de l’humanité restante que je considérais comme moins bonne que cette brave et bonne Vanessa. Brave et conne, aussi... Elle me dégoûtait un peu, maintenant, mais au moins elle était de bonne foi. Sans doute, dans quelques temps, elle aurait elle aussi envie de m’avaler, mais je pariais qu’elle, au moins, ne souhaiterait pas me digérer. Contrairement à Adèle. Je restais persuadé qu’il me fallait dorénavant l’éviter à tout prix. Ma seule protection était Vanessa, mais il y avait un prix à payer. Il fallait gagner du temps, essayer de comprendre pourquoi tout ceci m’arrivait. Vanessa. Il n’y avait que Vanessa. Alors j’ai joué le jeu.

« - c’est très bizarre, et très excitant... Un peu effrayant, aussi... » Lui répondis-je enfin.

« Vanessa, continuais-je, je reste convaincu que consciemment ou pas, Adèle est dangereuse pour moi. Je te supplie de me protéger d’elle... »

Elle changea un peu d’expression, et dit, perspicace : « Mais dis-moi, tu n’as pas peur, avec moi ? » Elle espérait bien évidemment que ce ne soit pas le cas. Je lui répondis ce qu’elle pouvait entendre. Elle ne pouvait pas entendre que ce qu’elle venait de prendre tant de plaisir à faire était un acte de barbarie dont elle ne se soupçonnerait jamais capable.

« - C’est moins effrayant, lui dis-je, parce que je sais que je peux avoir totalement confiance en toi. Je sais que tu ne me ferais pas de mal. Mais Adèle, je t’assures que si elle peut, elle m’avalera tout vivant ; elle ne pensait qu’à ça dernièrement ! Elle voulait le faire avant que tu reviennes et te faire croire que j’avais disparu ou je ne sais quoi ! » m’énervais-je. Vanessa semblait sceptique mais quand même prête à me faire confiance.

« Tu sais, dit-elle finalement, je ne pourrai pas toujours être là, avec toi, alors c’est inquiétant, ce que tu me dis »

« - C’est moi, moi, qui dois rester en permanence avec toi » Lui suggérai-je : elle me regarda profondément, l’air rêveur... l’idée semblait lui plaire. « Jusqu’à ce que je reprenne ma taille normale » ajoutais-je.

« - Oui ! dit-elle vivement en sortant brusquement de sa rêverie. Il faut trouver un moyen pour que tu retrouves ta taille ! »  Ajouta t-elle avec un enthousiasme un peu artificiel. Pourtant, ça faisait du bien d’entendre ça : il y avait un moment que je n’avais pas eu une conversation sur mon avenir en tant qu’être humain à part entière. Peut-être avais-je réussi à reprendre l’avantage dans l’esprit de Vanessa, malgré les mensonges d’Adèle ? La suite me l’apprendrait, mais je devais maintenant organiser ma vie avec Vanessa, si possible mieux qu’avec Adèle. J’étais pour l’instant en sécurité avec Vanessa, mais j’avais déjà éprouvé le fait de me retrouver coincé sous elle, aussi je devais faire attention à ce que cela ne se reproduise pas, tout en restant suffisamment proche d’elle pour me protéger de mon principal prédateur.

« - Comment veux-tu faire ?» Demanda t-elle. Je ne savais comment répondre. Je décidais d’opter pour la franchise.

« - Quand Adèle n’est pas là, tu n’as pas à t’occuper de moi, mais quand elle sera là, tu devras me garder avec toi. » Commençais-je.

« - Où ça, dans ma poche ? » M’interrompit-elle.

« - Pas nécessairement, répondis-je, juste m’emmener avec toi quand tu changes d’endroit et surtout, me mettre en lieu sûr quand tu dors. Un truc solide qui ferme à clef et où je peux respirer, tu vois ? »

« -Ok. Et quand je pars ? » Demanda t-elle.

« - Je pars avec toi... C’est là que ça se corse : il ne faut pas que tu me perdes, ou qu’on prenne le risque que quelqu’un me trouve... » Elle acquiesça. Je continuais :

« - Là, si tu as une poche dans laquelle je ne peux pas être écrasé, ça conviendra, sinon... »

« - Adèle me disait que dans sa culotte tu ne craignais rien... » rappela t-elle délicatement. Après un silence et un regard noir de ma part qui n’eut aucun effet sur elle :

« - En effet, hormis la chaleur, l’odeur et l’humiliation, j’en suis ressorti vivant. » Je recommençais à être cassant avec une géante à la susceptibilité notoire. Je devais faire attention à ne pas retomber en disgrâce à vouloir être trop malin. Je me rattrapais :

« - Mais avec toi, c’est différent. Je pensais que tu ne voudrais pas... »

« - Si si, ça me dérange pas... si c’est plus sûr pour toi... Et puis ça me ne déplaît pas finalement ! » renchérit-elle, presque pas gênée.

C’est bon de savoir à quoi s’en tenir. Je n’avais sûrement pas fini d’être étonné...

03.10.2009

28- Immobilité changeante

 

 

 

                       Je m’appliquais à profiter de ce répit inattendu en tentant d’élaborer  un plan d’évasion. Adèle avait posé un objet suffisamment lourd sur le couvercle de la boîte pour que cela m’interdise de jamais pouvoir le soulever. Je m’essayais donc au travail de l’osier, mais il fallait déjà pouvoir l’atteindre en pratiquant une ouverture dans le tissu qui recouvrait l’intérieur de la boite. Un tissu rouge qui me donnait le sentiment désespérant que d’une certaine manière, j’étais déjà dans l’estomac d’Adèle et que toute tentative d’évasion était vaine. Cette sensation me fit bander, encore une fois, ce qui redoubla ma colère. « Putain, c’est quoi mon problème ? » m’interrogeais-je intérieurement : est-ce que c’est si excitant de se faire bouffer ? Il faut croire que oui, car plus j’y pensais, plus mon sexe grossissait et durcissait, jusqu’à me gêner dans mon travail de sape de la boîte dans laquelle je me trouvais. Fallait-il aussi que je me batte contre moi-même ? J’en étais à ces réflexions quand je constatais que de toute façon, mon travail n’avançait pas. J’arrivais à peine à passer mes bras à travers le tissu déchiré qui formait encore des fibres puissantes. Au fond de moi, je savais que si ce léger tissu constituait déjà un obstacle, je ne pourrais rien contre ma prison d’osier.

                       Finalement, la porte de la chambre s’ouvrit, puis le couvercle de la boîte. Bientôt, des doigts me saisirent délicatement. C’était fini. La peur me faisait me débattre sans espoir. Adèle me hissa vers son visage, que je ne voyais plus dans le noir et me chuchota : « Sois convaincant... ». Après quelques secondes d’étonnement, je compris que ce n’était pas pour tout de suite. C’était ma chance. Elle en voulait encore, et je pouvais encore lui en donner. J’allais faire de mon mieux. : je sentis très vite que je descendais dans l’intense chaleur de son intimité, où  elle m’enferma à nouveau, en frémissant légèrement. Je crois même qu’elle étouffa un petit rire de fille. Elle s’était lavée, entre-temps ; et l’odeur était pour l’instant assez supportable, surtout de ce côté-ci. J’étais dans ses poils pubiens, et visiblement, elle voulait que j’aille de moi-même jusqu’à son sexe, ce que je m’empressais de faire : il ne s’agissait pas d’attendre qu’elle change d’avis. J’étais presque content de retrouver son sexe. Je m’y installais confortablement, de manière à pouvoir me frotter de tout mon corps contre son clitoris. Elle-même s’allongea après avoir fait quelques pas. L’obscurité était maintenant totale. Elle était sûrement dans  son lit, sous sa couette, et peut-être s’apprêtait-elle à dormir après un dernier petit plaisir. Mais elle ne semblait pas avoir sommeil. Elle bougeait beaucoup et se tortillait, se retournant sur elle-même. Elle fermait et rouvrait ses cuisses sur moi, les croisait et les frottait tout en gémissant discrètement (du moins le croyait-elle). Elle finit par mettre sa main sur moi et me pressa légèrement contre sur sexe lubrifié par d’abondants fluides vaginaux. Elle insista un moment contre son clitoris mais cela ne sembla pas suffire pour ce soir. Je compris qu’elle avait envie d’essayer autre chose. Elle me pressa contre ses lèvres, si bien et si précisément que j’étais bientôt entre elles, un de mes bras était même glissé à l’intérieur, et je pouvais de ma main sentir les parois internes de son vagin. Elle voulait visiblement que je m’y introduise... Cette caverne dédiée au plaisir et à la vie me semblait moins dangereuse qu’un estomac dont la fonction consiste à dissoudre et à broyer tout ce qui y pénètre. Contrairement à un vagin dans lequel tout ce qui rentre doit ressortir... Après mon bras, j’introduis  une jambe, puis ma hanche. Ce fut facile tant son sexe était déjà largement ouvert. Quand ma deuxième jambe fut rentrée, elle me pressa vers l’intérieur en gémissant. Je sentais son corps vibrer tout autour de moi, et j’avoue que si c’était très troublant, c’était aussi très angoissant, parce qu’une fois à l’intérieur, je savais qu’elle pouvait bien me broyer de ses muscles internes, par pure inattention de sa jouissance.

                       J’étais bientôt tout entier en elle, et je rencontrais les pires difficultés pour respirer, tant mon corps était compressé et inondé, mais cela ne dura qu’un temps. Je sentis très clairement son orgasme de l’intérieur quand je remontais soudain au paroxysme de son vagin. Puis ses muscles se relâchèrent et je pus commencer à ramper vers l’extérieur. Mais elle me retint en elle un moment, me massant le corps avec application, presque avec douceur. Elle me voulait encore un peu. Je ne pouvais m’y opposer, et du reste je me pris à me trouver bien en cet endroit qui avait le mérite de ne pas m’avoir tué tout en –je l’espérais- redonnant quelque valeur à ma vie... Elle finit par me laisser me hisser au dehors. Sa culotte avait disparu mais ses cuisses étaient fermement scellées, si bien que je n’avais d’autre choix que d’attendre qu’elle daigne les rouvrir, en espérant qu’elle ne s’endorme pas ainsi. Encore qu’après tout, je ne me trouvais pas plus mal ici qu’ailleurs, étant entendu que je devais habiter de tels endroits. Mais je n’attendis pas longtemps que sa main vienne me chercher. Je ne laissais pas de m’étonner de sa surprenante délicatesse envers moi. Peut-être qu’Adèle avait pris conscience qu’elle était allé trop loin, ou bien qu’elle se trouvait fort bien d’avoir un petit esclave dont elle pouvait avoir grand usage si elle renonçait à en faire son repas. Sa main m’accompagna de son sexe jusqu’à son ventre, où elle me laissa un moment, puis elle me reprit et se caressa le sein de mon corps, et c’est là que je n’ai plus compris. Car je ne reconnaissais pas  le sein dans lequel je plongeais. L’instant d’après, une bouche s’écrasa sur moi, m’embrassant tendrement. Et j’entendis :

« - Merci Martin. Merci et excuses-moi pour ma réaction, mais il me fallait ce temps. » Et elle m’embrassa à nouveau. Adèle ne se comportait plus en Adèle parce que le sexe d’où je venais était celui de Vanessa. Elle était revenue, et elle venait de se livrer sur moi à l’acte qui avait pourtant paru le plus la dégoutter.

 

                       Partagé entre la joie de la revoir et l’horreur de ce à quoi elle venait elle aussi de se livrer, je ne pouvais dire un mot. C’est donc elle qui parla :

« - C’était trop étrange, la dernière fois, tu sais ; je n’étais pas prête. Mais j’ai réfléchi pendant ces quelques jours et tout à l’heure, quand je suis revenue, Adèle m’a expliqué. Elle m’a convaincue de te laisser faire et ... enfin je ne suis pas déçue » .

Alors là. Là, vraiment, je ne savais plus quoi penser. Je me voyais très sérieusement trouver Adèle et lui dire : « allons, avale-moi, maintenant, et qu’on en finisse » . Tout aurait été tellement plus simple. J’étais las, fatigué, je n’en pouvais plus. Vanessa, la fille la plus intègre que je connaissais venait de me violer, persuadée que c ‘était mon souhait. Je n’arrivais plus à penser qu’à une seule chose : le moment où j’ai signé mon bail avec ces deux filles. Comme je ne disais toujours rien, et pour cause, j’étais sans voix ; Vanessa me dit enfin :

« - Par contre, tu sais, je crois qu’il faudra aussi que tu ailles avec Adèle, et... »

« -NON !!! » criais-je enfin. C’était comme un bouchon de champagne, sans la joie qui va avec. J’arrivais à émettre un son, qui me libéra aussitôt :

« - Elle va me bouffer ! »  suppliais-je.

« - Mais non, elle dit ça pour s’exciter un peu . Je crois qu’elle aime bien que tu aies peur d’elle. Tu peux bien jouer le jeu, quand même ? Elle t’as bien laissé faire ce que tu voulais, non ? » M’expliqua t-elle d’un ton sans réplique,  raisonnable et rationnelle. Vanessa, quoi . Mais avec un aveuglement nouveau, que je ne lui connaissais pas. Elle s’était non seulement bien laissée convaincre par Adèle, mais sans doute, ce que lui avait raconté cette garce devait correspondre aux désirs secrets de Vanessa. Je me retrouvais donc avec deux maîtresse au lieu d’une, mais pensais-je, je pouvais peut-être tenter d’inverser les choses avec Vanessa, mais il me fallait savoir ce que l’autre lui avait raconté, et qui lui avait aussi bien retourné le cerveau...

 

                       « Vanessa, je voudrais te demander : que t’as raconté Adèle sur moi et sur les quelques jours où nous nous sommes retrouvés seuls ? »

« - Ahh, bien des choses, mais je veux pas te gêner » dit-elle d’un ton supérieur.

« - En tout cas, il ne faut pas que tu aies honte de ce que tu as fait parce que je crois qu’Adèle en a bien profité aussi, quoi qu’elle s’en défende. »

Je m’armais de patience et m’apprêtais à l’écouter.