03.09.2011

56 - Expérimentation


 

                       Cette nuit fut la première d’une très longue série. Non pas dans son intensité mais dans son principe : je devenais le spectateur d’une révolution humaine en marche. Après quelques semaines, Guido réapparut, transfiguré, en dévotion envers Ziba. Il m’était devenu sympathique, comme un frère, et je l’enviais beaucoup de pouvoir rester avec Ziba tandis que j’étais prisonnier de Julia. Julia, justement, et contrairement à Ziba, ne vit jamais ressortir Jean-Luc. En tout cas pas sous une forme exploitable. Il s’était tout entier consumé en elle, et elle en fut à la fois déçue et amusée, faisant valoir que son tube digestif à elle était impitoyable. Cependant Ziba conjectura que la taille à laquelle elle avait mangé sa proie y était peut-être pour quelque chose. Elles décidèrent donc d’expérimenter l’une et l’autre différentes façons de consommer leur prochain, afin d’en constater les conséquences sur eux. Elles partirent en vacances ensemble, cette année-là. Des vacances à thème : gastronomie, chasse (voire safari), exploration de nouvelles relations sociales, le tout en prenant soin de ne pas se faire repérer, et en allant aux endroits les plus fréquentés. Stations balnéaires : Agde, Valras, la Grande-Motte, et plus loin jusqu’en Espagne, à Barcelone, où elles réinventèrent les tapas aphrodisiaques...

Elles choisirent des victimes en rupture : fugueurs et fugueuses, dealeurs, vagabonds solitaires ou en groupes, voyeurs se croyant discrets, et quelques témoins malheureux de leurs exploits. Certaines de ces disparitions furent remarquées, parce qu’aucune piste ne s’offraient à la réflexion des enquêteurs, et même si beaucoup passèrent complètement inaperçues, d’autres provoquèrent un grand émoi, comme le cas de cette famille entière de cinq personnes disparue sans aucune trace visible de leur mobil-home du bord de mer.  Je me souviens très précisément de ce qui s’est passé pour eux. Le seul tort de cette famille était d’être un peu envahissante, en tout cas les enfants l’étaient, et quand le plus petit des garçons est revenu voir sa mère stupéfaite en tenant une toute petite femme de quelques centimètres dans la main, elle sut rapidement que l’enfant l’avait trouvée « dans la tente des deux dames, à côté » et quand elle entendit la petite femme commencer à lui raconter son histoire, la mère alla chercher le père qui revenait avec les deux adolescents des courses. Les cris étouffés de panique horrifiée qui venaient d’à coté alertèrent tout de suite les filles qui revenaient de la plage quand elles virent que leur tente avait été ouverte. Pendant que Ziba vérifiait l’intérieur de la tente, Julia avait déjà rétréci toute la famille et était revenue avec. Dans la tente entrouverte, elles attendirent un instant pour scruter les environs au cas où elle aient été vues par quelqu’un d’autre, mais personne n’avait eu cette malchance là, cette fois… Elles avaient encore des scrupules, à l’époque, et ne se disputèrent pas les membres de cette malheureuse famille qui fut pourtant estimée d’assez peu d’intérêt pour être laissée à la taille très digestible de 3 centimètres. Elles firent malgré tout preuve de magnanimité en ne séparant pas cette famille qui n’avait pas le profil de proies habituelles.  Avant ce soir, elles n’avaient mangé que des gens dont elles estimaient qu’ils le méritaient, et essentiellement des hommes. Mais ce soir ne fut pas un soir de fête. Tandis que Ziba se décidait enfin à consommer sa captive pour la punir de s’être échappée et d’avoir provoqué ce drame, Julia mit toute la famille dans sa bouche et les avala les uns après les autres.

« - On ne devrait pas trop en garder, comme ça, parce que ça risque de se reproduire… » dit Ziba à l’intention de Julia qui venait de me sortir de son maillot de bain.

« - Lui ça risque rien, il me quitte jamais… » Répondit-elle aigrement en parlant de moi.

« - Sauf quand t’as été te baigner : il a bien fallu que tu le laisse dans ton sac. Tu te rends compte si on te l’avait piqué ? » répliqua Ziba.

« - Ouais, je suis pas sûre que quelqu’un aurait été s’en vanter , mais bon admettons… Alors quoi tu veux que je le mange, lui aussi ? » conclut Julia.

« - Oui, enfin je comprends pas : ça fait au moins trois semaine que tu l’as pour toi, tu sais exactement quoi faire pour en faire ton esclave soumis et tu préfères le garder comme ça, dans ta culotte, au risque de le voir se barrer ! » s’énerva t-elle enfin.

« - Je fais attention à mes affaires, moi ! Et puis il se barrera pas, il t’aime trop… » répondit-elle, ironique.

« - Et ben justement : tu préfères pas qu’il t’aime toi ? »  renchérit Ziba.

« - Trop simple, je veux qu’il se soumette sans que j’aie à le bouffer… »

« - Trop con oui ! » la coupa t-elle.  « Enfin t’as pas compris, encore, que le Martin que t’as connu n’existe plus ? Il est mort et digéré et dissolu dans mon corps depuis des mois ! Celui là, c’est qu’un jouet sans âme et sans volonté ! Une fois que tu l’auras bouffé, tu pourras lui dire d’être le meilleur petit ami du monde et il le sera du mieux qu’il le peut, mais il ne sera jamais qu’une marionnette sans âme et sans personnalité ! » s’énerva t-elle. C’était faux. Parce que si ce qu’elle disait était vrai, cela ne m’aurait pas fait si mal. D’ailleurs, elle se trompait, je l’aimais de moins en moins et je sentais que je regagnais de l’autonomie. Et partant, de l’espoir. C’était ce début d’autonomie retrouvée qui me permit de prendre la parole ce soir là. J’étais face à un dilemme que je ne comprenais qu’instinctivement : mon espoir résidait paradoxalement en Julia, parce qu’elle espérait quelque chose de moi alors que Ziba n’avait jamais rien ne serait-ce qu’attendu de moi…  Je dis donc à Julia en la regardant me surplomber de tout son torse :

« - C’est vrai ce qu’elle dit,  Julia : mange moi et je serais tout ce que tu désire que je sois pour toi ! » je vis son trouble et attendis sa réponse, que j’espérais conforme à mes prévisions. Elle le fut :

« Est-ce que c’est ce que tu veux ? » me demanda t-elle avec l’appréhension du refus potentiel. Comment pouvait-on être aussi peu sûre de soi dans sa position, me disais-je ?

«  -  Oui, c’est mon seul vœu. Je veux devenir toi. »

C’était comme si c’était fait. Ni l’une, ni l’autre ne réalisèrent que je venais par deux fois d’exprimer ma volonté. Julia me regarda d’un air triomphant et rougit comme jamais. Je lui rendais mon plus beau regard d’amour. Et je l’entendis me dire avec une voix qui trahissait sa joie retenue :

« - Bon, si c’est ce que tu veux, alors ce soir tu passeras la nuit dans mon ventre. »

 Et elle tint parole. Pas tout de suite,  pas le soir même, mais elle tint parole.

 

                        Il fallut d’abord qu’elle digère la famille et ce fut un tournant pour elle. La rupture avec Ziba commença ce jour-là, car celle-ci eut rapidement besoin de donner un sens à ses actes, et à ses repas. Elle entreprit d’aller exercer ses talents dans le pays de ses origines, l’Iran. Sa conception révolutionnaire du féminisme allait faire sensation, mais seuls Julia et moi surent interpréter les événements sociaux qui apparurent peu à peu dans ce pays. Du reste, Ziba nous envoya régulièrement des comptes-rendus très détaillés de ses travaux, qui consistaient à former un petite milice des deux sexes dévouée à sa cause. Cette milice acquit une influence inédite qui augmenta de façon inversement proportionnelle à l’influence des intégristes fondamentalistes les plus en vue du régime. Il se passa moins d’un an avant que l’Afghanistan et l’Irak soient touchés à leur tour, mais d’une tout autre façon : les observateurs les plus avisés constatèrent unanimement un certain désintérêt des partis en présence pour les affaires publiques, tandis que les attentats virent leur nombre baisser  de plus de 80 %. Dans le même temps, des associations ouvertement féministes virent le jour dans ces pays, et acquirent une influence complètement inédite, trouvant très naturellement leur interlocutrices avec les nouvelles femmes officiers en charge de l’administration des opérations d’intervention américaines et internationales.

Ziba changeait le monde et faisait le bien autour d’elle. J’approuvais et j’étais cependant surpris. J’aurais aimé que Julia soit aussi civique, mais ce n’était pas le cas. Ma nouvelle déesse s’occupait de sa position sociale, et se souciait d’esthétique. Elle avait un projet plus simple que celui de Ziba, mais elle avait un projet, qu’elle m’expliqua en détail avant de m’avaler.

                       Elle n’avait pas repris son travail de serveuse et ne cherchait plus d’autre travail, aussi, il lui fallait bien de quoi vivre. Depuis quelques temps, l’argent trouvé ou extorqué des gens qu’elle avait avalés suffisait, mais c’était trop peu, estimait-elle, pour son nouveau statut de Déesse... Sachant maintenant qu’il ne fallait pas avaler qui que ce soit à moins de 4 ou 5 cm si l’on souhaitait les voir ressortir intacts, elle se mit en quête de la maison de ses rêves, en avala l’infortuné, mais riche propriétaire, qui s’empressa de tout lui donner quand elle fut devenu l’objet unique de sa dévotion. Homme d’affaire célibataire, noceur mais doué pour gagner de l’argent, Serge Fillioux ne surprit personne quand il parut s’amouracher de cette jeune inconnue qu’était Julia. Il paraissait heureux comme il ne l’avait jamais été, même si cela s’assortissait d’un comportement quelque peu irrationnel. Assise sur un tas d’or Julia me fit son complice dans son projet de débarrasser le sud de la France de ses innombrables machos et autres petites ordures qui instrumentalisent le corps de la femme. Caïds de banlieue, souteneurs, violeurs notoires, dealeurs... Pour ne pas trop attirer l’attention, elle n’en digérait que quelques-uns, et asservissait les autres pour son propre usage, ou pour l’usage d’une autre fille. En effet, par la foi d’une philosophie qui ne s’était jamais appliquée à moi, Julia aimait la justice et surtout, en fait, la vengeance, ce qui me paraissait plus plausible. C’est pourquoi elle ne manquait jamais une occasion de faire de la femme violée la consommatrice de son propre bourreau, et s’amusait de voir des prostituées transformer leur mac brutal en sex-toy à usage professionnel... Elle sélectionnait ses victimes, ainsi que ses alliées : peu de temps après qu’elle soit partie mettre de l’ordre au moyen orient, Ziba l’avait vite prévenue : quelqu’un qui est devenu prédateur ne peut plus être proie, ou en tout cas, il paraissait impossible de rétrécir quelqu’un qui était déjà devenu prédateur, volontaire ou non. Il fallait donc bien réfléchir à qui l’on permettait de devenir prédateur. Julia ne s’affola pas pour autant, au contraire, cela signifiait qu’elle-même ne pouvait se trouver rétrécie par qui que ce soit et cela la rassurait suffisamment pour ne se soucier que de quelques règles en matière de transmission de « pouvoirs » :

-       Pas d’hommes : comme les femmes auparavant, ils sont appelés à devenir les victimes universelles, et ils le resteront. Même si Julia fut tentée parfois de le faire, elle ne laissa jamais un homme manger qui que ce soit. Elle transmit cette règle intangible à toutes ses émules, et leur promit les pires malheurs si elles osaient y déroger. L’atmosphère surnaturelle qu’engendre un tel pouvoir fit que jusqu’à présent, personne n’a désobéi à cette règle de base. Ce qui justifie la deuxième règle :

-       En dire le moins possible, laisser planer le doute sur ses réels pouvoirs, et surtout ne pas révéler qu’une fois qu’on a digéré quelqu’un, on peut rétrécir qui l’on veut. Certaines, très douées et très avides, l’on finalement découvert elles-mêmes et ont accédé à un niveau de complicité supérieur avec Julia.

-       Privilégier les beaux corps et les beaux visages, ainsi que dans une moindre mesure, la jeunesse... C’est injuste mais c’est comme cela. Julia considérait cela comme une consolation pour la victime.  Elle n’a malheureusement pas toujours été suivie sur ce point, mais majoritairement, les prédatrices sont plutôt attirantes, et ça les rend beaucoup plus efficaces.

-       Enfin, laisser chacune juger de qui doit être rétréci, mangé, réduit en esclavage ou digéré ; sans intervenir, sauf si cela concerne directement son entourage...  Cette règle-là deviendrait rapidement automatique dans la mesure où Julia n’aurait plus connaissance des filles « initiées » par celle qu’elle aurait elle-même initiées. Je lui suggérais que c’était très bien ainsi, puisque cela empêcherait qu’on remonte jusqu’à elle si jamais l’une de ses émules n’était pas assez avisée pour ne pas se faire repérer.

 

 

« - C’est vrai » répondit-elle à mon observation de bon sens. «  Mais, tu n’aimerais pas qu’on remonte jusqu’à moi, toi ? »

« -Pourquoi le voudrais-je ? » m’étonnais-je sincèrement.

« - Parce qu’en me retrouvant, on te retrouverait aussi... Et tu serais libre... Tu serais plus mon esclave. » observa-t-elle avec inquiétude.

« -Peut-être... Peut-être qu’en fin de compte, j’aime bien ma vie comme elle est maintenant... » Osais-je

« -Quoi ? » fit-elle, incrédule ; mais, lancé, je continuais avant même qu’elle ne me questionne :

« - Tu sais, Julia, depuis que je fais cette taille, tu es la seule qui ait vraiment été « cash » avec moi. J’ai tout de suite compris, que tu voulais m’avoir, et tu es la seule. Même Adèle, elle voulait bien s’amuser avec moi mais, le reste du temps elle n’assumait pas du tout que je doive lui appartenir. Vanessa, elle, l’aurait bien fait, mais elle s’illusionnait sur le fait qu’elle n’ait pas nécessairement à me dominer, alors qu’à ma taille, je ne peux qu’appartenir à quelqu’un. Je ne parle pas de Karen qui n’avait pas plus d’intérêt pour moi que Ziba n’en n’avait. La preuve, elle n’a pas résisté longtemps à tes demandes. Ziba a au moins eu le courage de m’avaler, croyant en finir avec moi. Elle a fait ce que j’aurais souhaité que tu fasses. Quand j’ai pu retrouver mes esprits, tout cela était clair... Tu vas peut-être te moquer de moi et être cruelle comme tu aimes l’être, mais avec toi, ben... j’ai l’impression d’être voulu... Et même... Aimé ?  Je pense que, à ta façon, tu m’aimes... Et j’aime ça. En tout cas, moi, je crois bien que je suis amoureux de toi...»

Julia avait peu à peu laissé sa mâchoire inférieure pendre au fur et à mesure de son étonnement. Et elle n’en pris conscience que tardivement. Elle me regardait intensément et ne souriait pas. Elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle entendait, et je la comprenais fort bien, moi-même ayant du mal à me croire. Et pourtant, c’était la pure vérité, plus éclatante encore quand on la formule. Et c’était le bonheur de savoir qu’il ne pouvait finalement plus rien m’arriver de mauvais puisque toute ma misérable vie était entre les mains de celle que j’aime... Elle finit par dire :

« - Tu te fous pas de moi, là ? » et j’ai su que j’étais sauvé. Son visage s’adoucit pour la première fois depuis longtemps. Je ne répondis pas. Je contentais d’aller jusqu’à son visage. J’embrassai longuement ses lèvres et elle me prit avec sa main pour me serrer délicatement contre elle. Puis après ce moment inoubliable, elle me dit :

« - Il va vraiment falloir que je t’avales... Tu comprends ?»

Bien sûr que je comprenais : il fallait qu’elle puisse me rendre ma taille, ou mieux, me donner celle de son choix...

« - J‘attends que ça... Et tu sais qu’au moins, je serais fou de toi non pas parce que j’aurais pas le choix, mais parce que moi Martin je t’aime vraiment... »  Et ce fut le premier d’une longue série de sourire inaccoutumés jusqu’à présent chez elle.  Nous passâmes quelques temps à nous avouer des choses aimables et en mon fort intérieur, je trouvais une paix totale dans l’acceptation de mon destin. Croyant retrouver une maîtrise de la situation, j’avouais l’extrême faiblesse d’un amour sincère. Mais je rencontrais aussi un amour, non pas totalement réciproque, car Julia restait Julia et je restais le Martin « Huit-cinquante » que j’étais devenu. Elle resta très franche avec moi, bien que touchée par ma déclaration. Je continuerai à lui appartenir parce qu’elle le voulait. Elle continuerai à m’humilier parce qu’elle aimait ça, mais elle avoua avoir été amoureuse de moi quand j’étais « normal », et continuer à « avoir de l’intérêt » pour moi. Mais je voyais bien qu’elle était encore sur la réserve. Elle ne me connaissait pas encore comme amant, ou pas assez. Encore moins comme petit ami. Elle ne savait pas ce que je lui réservais. Elle ne savait pas que j’allais la rendre heureuse. Au fond, elle avait peur de me perdre, et c’était quoi qu’il en soit un bon début. Après quelques jours idylliques pendant lesquels elle me mit régulièrement dans sa bouche sans toutefois se décider à m’avaler, je dus insister pour qu’elle le fasse. C’est, je crois, ce qui l’a le plus excitée. A chaque fois que je le lui demandais, elle respirait plus fort et plus profondément, puis me prenais et me faisait parcourir son corps avec sa main pour m’amener, à chaque fois, à, ou même dans son sexe majestueux. Mon désir la rendait folle de désir, et elle avait peur que cela finisse une fois qu’elle m’aurait avalé.  Elle m’avoua aussi qu’elle aimait m’avoir avec elle parce qu’elle ne se sentait jamais seule, à quoi je lui répondis que je serais avec elle même EN elle, et que si elle me parlait, je l’entendrais. Même pendant ce temps où, après m’avoir digéré, je serais devenu complètement elle. Je lui confiais que je savais exactement tout ce qui était arrivé à Ziba pendant cette période où tout le monde me croyait à jamais disparu dans son corps et dans ses déjections...  Elle se décida avec une pointe d’inquiétude et je dus la rassurer en lui disant que tout allait bien se passer. En fait, même si elle me digérait complètement, pensais-je, j’aurais le sentiment d’avoir accompli mon destin. Mais cela, je le gardais pour moi. Nous convînmes que j’irais moi-même à sa bouche et que j’entrerais en elle ainsi, m’offrant en sacrifice à me Déesse. Ce moment fut très solennel et en même temps, très... tendre ! Nous mîmes en place une sorte de rituel. De la musique, des bougies, dans le jardin de sa villa nouvellement (et malhonnêtement) acquise. Elle avait fait livrer un dîner très fin avec de nombreux mets  et vins plus raffinés les uns que les autres. Elle en goûterait  certains avant, avec moi, puis d’autre après... par-dessus moi, pour ainsi dire. Elle devait s’habiller en haute couture, et elle en avait largement les moyens, maintenant, mais je la vis revenir avec stupéfaction et ravissement avec la plus sensuelle des robes de mariée qui soit... Innocemment, elle constata :

« - Ben oui ! on va s’unir pour la vie, alors... » cette attention me toucha et me rendit fou de désir inattendu. Cette soirée fut au-delà de toute description. Elle resterait à jamais dans ma mémoire et je fus fier et heureux de mon destin. Je n’aurais pas pu imaginer que ma vie tourne mieux...

                 Après quelques temps,  quelques mets et beaucoup de baisers, je rendis un dernier hommage extérieur à son ventre, à ses seins, à ses fesses... ce fut une exploration, dans les dentelles fines de sa robes, des plus érotiques. Puis, j’entrais enfin dans sa bouche chargée des arômes les plus recherchés, je la laissais me déguster et me positionner, puis quand elle fut prête, je me hissais petit à petit vers sa gorge tandis qu’elle inclinait légèrement la tête en arrière. Je glissais vers mon destin, et contrairement à la première fois que cela m’était arrivé, j’en fus heureux et exalté. La descente fut longue et difficile, malgré la gorgée de Château-Yquem dont elle s’aida avec gourmandise. Quand j’arrivais enfin dans l’estomac de ma Déesse, je sus que j’étais arrivé au Paradis, ou tout au moins  dans l’endroit où je rêvais, depuis toujours, et sans même le savoir, de me trouver.

                 Ce qui allait arriver maintenant n’avait aucune importance. J’avais joué mon rôle et peut-être allais-je continuer à le jouer. Dans tous les cas ce serait bien comme cela. J’avais atteint mon apogée, mon « hapax », et rien, décidément, ne pouvait plus m’arriver.

                 Julia mangea encore un peu et but quelques gorgées qui formèrent  avec moi un repas succulent et digne d’elle, puis elle me parla longuement, tandis que je lui répondais en me jetant d’un côté  à l’autre de son estomac pour qu’elle me sente en elle, jusqu’à ce qu’elle me dise d’arrêter, qu’elle me sentait et que c’était trop fort. Alors tandis que les sucs commençaient à m’attaquer, je m’allongeais au milieu du reste de la nourriture, et, en la caressant de l’intérieur, je me laissais  digérer... Elle apprécia, car elle dit qu’elle ne me sentait plus autant physiquement mais davantage comme une présence. Elle m’ordonna  de continuer aussi longtemps que possible, ce que je fis tandis qu’elle alla se préparer à se coucher. Elle enleva sa robe, ses sous-vêtements, et revêtit un déshabillé léger qui laissait voir son corps nu. Elle me décrivit tout dans le détail tandis que je continuais à la caresser et que son estomac entamait une phase pourtant plus agressive de la digestion. Un délicieux engourdissement me gagnait peu à peu alors qu’elle-même caressait son ventre devant le miroir, en se brossant les dents... Elle se coucha enfin et se caressa encore longuement et sensuellement. Elle parvint naturellement à un demi-sommeil duquel elle parvint à me dire :

« - Merci petit Martin, laisse toi digérer, maintenant »

puis elle se tourna sur le ventre et s’endormit. Je la suivis de près, bercé par son souffle profond, les battements plus lents de son coeur et les bruits mouillés de son ventre en pleine action d’assimilation de mon être. Elle entra dans le sommeil, j’entrais dan l’éternité bienheureuse de celui qui a réalisé tous ses rêves.

 

FIN 

 

 

Merci pour vos commentaires sur cette histoire qui cette fois, est bien terminée...

27.08.2011

ALERTE FORUM FERME

Bonjour à tous,

Vous me permettrez une petite parenthèse pour lancer un appel en faveur du forum :

giantess.forum.st

qui a été abusivement fermé. Comme je sais je vous êtes nombreux, vous qui lisez cette histoire, à aller aussi sur ce forum, allez-y, contestez, et peut-être que cette fois, il rouvrira...

merci d'avance

Huit

17.07.2011

55- Plans


 

                       Je me dirigeais vers le ventre de Julia qui ne demandait qu’à m’accueillir, et bientôt, j’atteins ses lèvres humides tandis qu’elle déroulait sa langue tel un tapis rouge pour un invité de marque. J’allais à nouveau connaître les entrailles de quelqu’un d’autre. J’allais à nouveau être dévoré. Et bien sûr, je l’aurais souhaité moi-même si cette personne avait été ma chère Ziba, mais non, j’allais être avalé par ma pire ennemie, qui semblait décidée à continuer à me faire payer le fait que je l’aie un jour rejetée... Je jurais avec une certaine conscience de la dérision de ma situation, que jamais plus je ne repousserais une fille qui me fait des avances. D’ailleurs, en aurai-je jamais à nouveau les moyens ? C’était mal parti. Alors que j’étais forcé d’entrer dans la bouche  avide de Julia qui salivait de désir, je sentis que l’on me retenait par les pieds. En un instant, je fus hors d’atteinte de Julia qui protestait bruyamment. La tête en bas, je la voyais refermer la bouche avec dépit en disant :

« -Pourquoi tu me laisse pas l’avaler ? T’as changé d’avis ?» Elle était visiblement aussi inquiète que déçue. Ziba, qui avait continué à réfléchir sans s’arrêter une seconde lui répondit :

« - Oui... Enfin , non ; mais j’ai une meilleure idée... »

« - Parle pour toi ! » dit Julia en tentant de le prendre à la légère. Mais elle ne pouvait pas cacher sa frustration. Je reprenais espoir. Ziba avait une meilleure idée et je la croyais sans peine étant donné que n’importe quelle idée était meilleure que de me laisser aux bons soins de l’estomac de cette fille…

« - Bah... Je te laisserai faire ce que tu voudras avec lui, bientôt, mais je me disais que comme lui, je l’avais déjà bouffé, ça risquait de fausser nos conclusions.  Je t’explique : » dit-elle à Julia qui ouvrait des yeux ronds.

« - Il faut qu’on avale quelqu’un d’autre pour vérifier que ça ne marche pas qu’avec lui, tu comprends ? Toi et moi pour savoir si ce n’est pas que moi qui arrive à faire ça... »

« Ah ouais, d’accord... » Fit Julia, qui commençait à comprendre enfin l’enjeu de la situation. « Donc tu veux qu’on trouve toutes les deux quelqu’un à … manger ;  quelqu’un d’autre que Martin, en fait, pour voir si ça fait pareil qu’avec lui pour l’une et pour l’autre ? »

« - Oui » répondit Ziba avec des yeux exaltés

« - Et si ça marche... ça voudra dire que moi aussi je pourrai rétrécir qui je veux ? » réalisa Julia

« - Oui, si ça marche... » confirma Ziba

« - Ca serait génial... » continua Julia, rêveuse. « Et lui ? » reprit-elle en me regardant alors que je me remettais à peine de mes émotions et des perspectives de leur plan ignoble.

« - Prends-le si tu veux, mais attends mon signal pour l’avaler... Dis-toi qu’il ne désire qu’une chose, c’est être avec moi, et qu’il va être avec toi, alors comme je sais que t’aimes bien le faire souffrir... » conclut Ziba.

 

                       Comment pouvait-elle me faire cela ? C’était simple : elle se fichait de moi au moins autant que je la vénérais. J’avais tendance à oublier, parfois, qu’elle ne m’avait pas bouffé par gentillesse et pour que je lui appartienne en tant  qu’esclave, mais pour s’amuser et amuser son amie, avec l’idée bien arrêtée qu’elle allait provoquer ma mort en me digérant... C’était ma déesse, mais c’était une meurtrière, comme Julia.

Julia, justement, rayonnait à cette perspective :

« - Tu sais, ce que j’aimais par dessus tout, c’est le sentir gigoter dans ma culotte sans pouvoir s’échapper, alors... Le jour où tu me le diras, peut-être que je le boufferai, mais, honnêtement, j’ai qu’une envie, c’est qu’il passe le reste de sa vie entre mes deux fesses. Et c’est là que je ne tardais pas à aller. En sursis, je retrouvais son cul  mal essuyé de rouquine perverse... Finalement, elle finissait toujours par trouver ce qui me faisait le plus de mal. J’avais subi le pire. J’avais été enlevé, humilié par toutes ces filles que je connaissais et j’avais fini dans le ventre d’une inconnue que cela avait amusé. J’avais été digéré, chié, et laissé pour mort, oublié…  Puis j’étais revenu à ma forme initiale après avoir été assimilé à un autre corps. J’étais devenu une extension de ce corps détesté, et cela m’avait transformé en esclave consentant et heureux de son avilissement. Malgré tout cela, j’avais estimé que si je n’étais plus humain, si je n’en avais plus la dignité ni la liberté, si tout mon horizon s’était borné au désir de retourner dans ce corps que j’avais haï avant qu’il me réduise à pire que rien ; j’avais pourtant trouvé malgré ce profond dégoût de ma condition, un certain bonheur à ne pas vouloir autre chose que ce que l’être qui s’était ainsi approprié mon être voulait elle-même. J’étais aussi heureux qu’un organe conscient pouvait l’être quand il n’est pas détaché du corps auquel il appartient. Pourtant, je venais de perdre celle qui m’avait conquis, pour mon bien, après quelques mois de bonheur inattendu, mais intense. J’étais à nouveau en enfer, et j’allais y rester, cette fois, et si ce n’était qu’un jour, cela me paraissait déjà une éternité. Heureusement, pour permettre à Julia de ne pas trop avoir à se préoccuper de moi, Ziba m’ordonna solennellement de rester en toute circonstance là où me placerait Julia, et de lui obéir comme à elle-même. En mission pour ma déesse adorée, je pouvais peut-être supporter d’être possédé par une autre femme qu’elle. Et quand j’étais dans son intimité anonyme je m’évadais en rêvant d’être en ma déesse…

 

                       Cependant, je devenais le témoin « privilégié » du plan échafaudé par Ziba. Avec Julia, elles pouvaient mettre le monde sens dessus dessous. C’est plus ou moins ce qu’elles firent.

Ce soir-là Julia m’emmena malgré moi à la chasse. Elle pensa presque tout de suite à Jean-Luc, ce client habitué du restaurant où elles travaillaient. Quadragénaire timide, célibataire mais fortuné, Jean-Luc n’avait jamais eu de comportement déplacé, mais courtisait humblement Myriam, une autre serveuse d’environ trente-cinq ans, sans que celle-ci songeât à lui  céder. Ce fut très facile pour Julia, qui connaissait ses habitudes de le trouver et de le persuader de la suivre en lui disant qu’elle venait de la part de Myriam. Une fois à l’écart, Ziba n’eut qu’à le rétrécir comme elle avait rétréci Guido, un jeune danseur de revue qu’elle avait récemment « découvert » sans oser l’aborder. Sous le charme de cet éphèbe, elle espérait ardemment en faire son repas, puis son esclave soumis à ses moindres désirs.

                       Je rencontrais furtivement le pauvre Jean-Luc dans la culotte de Julia. Mais je n’eus pas le temps de l’informer vraiment de ce qui l’attendait, et je crus ne pas devoir lui donner de faux espoir. Il était tellement effaré par ce qui lui arrivait et par l’endroit où il se trouvait que de toutes les façons, il ne m’aurait pas écouté. Il resta en ma compagnie dans l’intimité de Julia pendant que celle-ci se livrait avec Ziba aux achats destinés à prendre la forme de leur repas du soir. Repas dont il devait faire partie en tant qu’invité, mais surtout comme ingrédient. Je ne fis pas la connaissance de Guido, même si je l’entendis longuement crier et supplier. Il ne faisait pas attention à moi, un peu plus à Jean-Luc, surtout quand Ziba le força à le regarder disparaître. C’est à peu près la seule chose qui réussit à le faire taire, mais pas à changer de ton. Après avoir passé le début du repas à insulter surtout Ziba et à lui ordonner de lui rendre sa précieuse taille et de le relâcher sous peine de sérieux ennuis avec sa mère, son parrain et l’Italie entière (surtout le sud) ; il insulta davantage Julia après avoir assisté à la prestation involontaire de Jean-Luc. Celui ci fut présenté à Guido de la main de sa propriétaire, puis elle lui dit :

« - Regarde bien, c’est ce qui va t’arriver aussi » et elle amena Jean-Luc qui était assis, nu dans la paume de sa main, jusqu’ à son visage souriant, et lui dit tandis qu’il reculait maladroitement de ses quatre membres, et sans espoir : 

« - Bye, Jean-Luc, je passerai ton bonjour à Myriam... », puis elle ouvrit lentement la bouche en le prenant par les pieds, le retournant du même coup, tandis que Jean-Luc, incrédule mais terrifié, se rapprochait de l’inéluctable. Elle l’introduisit dans sa bouche,  à moitié, d’abord, puis l’aspira entièrement, sembla hésiter, puis, regardant Guido plus intensément encore, avala deux fois, ferma les yeux un court instant, gémit de plaisir puis rouvrit les yeux ; puis la bouche. Elle nous la montra, à tous. Elle était vide. Je me souviendrai pour longtemps de son mouvement de gorge et de son air de carnassier satisfait. Un jour, je le redoutais, ce serait mon tour. Mais pour l’heure, ce pauvre Jean-Luc était en train d’atteindre l’estomac de Julia, où il allait être impitoyablement transformé, au mieux en quelqu’un d’autre, au pire en elle-même. Mais qui étais-je pour juger du pire ? Tout ce que je pouvais savoir, c’est qu’il était en train de surnager au milieu des morceaux de nourriture mâchée et à moitié digérée par la salive et les sucs de Julia... Il ne tarderait pas à s’y associer afin de mieux être assimilé à son organisme. Julia avait rougi de plaisir et ses yeux étaient presque clos tandis qu’elle se caressait machinalement le ventre en se trémoussant sur elle-même. Son plaisir était visible et à ma grande surprise comme à ma grande honte, je me surpris à la trouver très sensuelle. Mais je ne savais pas encore si ce n’était pas la perspective de voir ma déesse adorée en faire de même avec son bruyant petit macho…

 

                       Ziba cria avec enthousiasme  et félicita sa complice de table. Elle la prit dans ses bras et l’embrassa. Elle lui servit un verre de champagne qu’elle but aussitôt par moitié. Julia crut spirituel de roter après sa coupe, ce qui fit abondamment rire  Ziba qui vint l’embrasser à nouveau.

« -Alors, qu’est-ce que ça te fait ? Tu le sens encore qui bouge à cette taille ou non ? » Il faut dire que Julia avait souhaité que Jean-Luc ne fasse pas plus de 4 cm pour qu’il lui soit facile de l’avaler, mais Ziba l’avait prévenue qu’à cette taille, il n’était pas certain qu’elle le sentirait bouger dans son estomac. Pourtant, Julia lui assura le contraire. Jean-Luc continuait donc à vivre et à bouger, sans doute à crier et à supplier sans  effet, dans le ventre de Julia. Celle-ci était satisfaite mais elle avait encore faim. Elle déplorait le fait de ne pas pouvoir manger aussi Guido, moi-même et sans doute la terre entière, ce qui fit repartir Guido de plus belle. Il lui adressa ses plus sonores malédictions, avant que Julia dise à Ziba :

« - Je sais bien que tu voulais attendre le dessert, mais tu veux pas le bouffer maintenant, histoire qu’on l’entende plus ? »

Ziba sourit et regarda Guido qui en remettait une couche. Elle lui dit :

« - Ma copine à raison, il vaut mieux que tu utilise ton énergie à essayer de sortir de là où je vais t’envoyer... T’as peut-être une petite chance d’y arriver.» Puis comme la dernière fois, elle fut implacable. Alors que Guido faisait à peu près ma taille, elle l’engloutit en deux temps, trois mouvements et bientôt, de sa main ferme, elle le força dans sa bouche après nous avoir adressé à tous deux comme aux complices que nous étions déjà :

« - Sans huile, cette fois, et les pieds devant ! » Quand Ziba mangeait, elle ne perdait pas de temps. Je pus voir, fasciné le visage qu’elle avait du avoir quand elle en avait fait de même pour moi… Les jambes furent happées et solidement maintenues entre la langue et le palais, puis elle le poussa de sa main qui l’enserrait encore pour qu’il ne puisse se débattre. Tout en continuant à crier de plus belle, terrifié par ce qu’il vivait, il réussit cependant  à libérer son bras gauche, et tenta aussitôt de s’accrocher. A quoi ? Rien ne pouvait faire l’affaire : sa main tenta quelques secondes d’atteindre la narine de Ziba, mais sa tête, qui dépassait encore, puis son bras, furent aspirés impitoyablement dans la bouche de sa prédatrice. Ziba me prit dans sa main et m’amena devant son visage afin que je puisse profiter du spectacle. Elle me regarda en ondulant ses mâchoires, et ses lèvres. On devinait qu’elle finissait de positionner sa proie pour qu’elle soit avalée sans qu’elle ne puisse rien tenter pour l’éviter. Le bout de sa langue passa même furtivement entre ses lèvres, une fois ou deux. Je compris qu’il était positionné comme elle le souhaitait quand elle arrêta de bouger ses mâchoires. Les paupières mi-closes, elle respirait profondément par le nez et me fixait. J’entendais les cris étouffés de Guido qui en était maintenant aux suppliques et aux pleurs ; puis soudainement et sans attendre plus, elle ferma furtivement les yeux en levant légèrement le menton. Ce fut l’occasion pour moi de voir tout le mouvement ondulatoire fascinant de son cou : en haut- en bas… En haut-en bas et ce merveilleux bruit un peu mouillé de déglutition difficile. Sa gorge, me semblait t-il, enfla même légèrement du fait du passage du beau Guido, du beau morceau de viande humaine vivante qui venait d’être avalé…Tandis que sa respiration se calmait, de lui il ne restait déjà plus rien, ce qu’elle confirma involontairement en ouvrant sa bouche vide et impitoyable, pour mieux respirer. Il n’était plus  que ce mouvement dans le gosier de Ziba, qui remarqua après avoir repris son souffle, avec une voix d’une sensualité encore inégalée.

« -Il à été plus dur à avaler que toi, Martin, mais c’était meilleure sans huile… Ouf, il est encore en train de descendre… Ah ! arrivé… J’espère que t’es bien, là dedans, beau-gosse… Allez, on va boire à ta santé, et rendez-vous aux chiottes ! » J’imagine très bien ce qu’il a ressenti en entendant la femme qui venait de l’avaler lui dire cela. C’était la dernière fois qu’elle devait s’adresser à lui, d’ailleurs. Car il n’eût pas plus de loisir que moi de s’échapper et il arriva pour y crever dans un endroit que j’avais bien connu, l’estomac de Ziba, son ventre, où j’étais mort, et où j’étais « rené ». Le choc devait être effroyable pour lui, plus encore que pour moi, car il n’avait pas eu le loisir de s’habituer à sa situation, en admettant qu’on puisse y parvenir ; alors que moi, j’avais eu de long mois à craindre cette issue, avant que je ne croise le chemin de cette fille vorace et sans scrupules.

 

 

                       Elles reprirent du champagne en se félicitant sans honte de leur performance. Elles étaient touchantes comme deux jeunes filles après une première fois, complices horribles d’un crime partagé, elles s’échauffèrent rapidement les sens si bien que Ziba ne tarda pas à emmener Julia dans la chambre pour des ébats sauvages et torrides au cours desquels elles n’oublièrent pas de me convier  pour visiter leurs sens affolés. J’étais, je dois l’avouer, très excité par la situation. Je fus légèrement agrandi pour l’occasion, ce qui ne m’empêcha pas, bien au contraire, de visiter leurs orifices respectifs. Elles adorèrent aussi me presser entre leurs deux ventres, mais si Julia déplorait déjà de ne plus sentir sa proie bouger en elle. Ce n’était pas le cas de Ziba qui était de plus en plus déchaînée : elle me rendit ma taille normale et m’invita à la pénétrer et à jouir en elle, ce que je fis sans mal étant donné l’état d’excitation dans lequel je me trouvais moi-même, me trouvant pris en sandwich entre les deux filles. Avant même que je reprenne mon souffle, j’étais à nouveau réduit à une vingtaine de centimètres et ce furent mes jambes que Ziba enfonça dans son vagin encore empli de mon propre sperme. Je l’entendis dire « Tu vas bien faire l’amour à Julia, aussi, hein ? » Et sans même que je puisse répondre  et encore moins protester, ma tête s’écrasait contre les lèvres humides du sexe affolé de Julia, qui cédèrent sans se faire prier pour laisser rentrer dans son vagin toute la partie supérieure de mon corps qui émergeait de celui de Ziba. En quelques secondes et quelques mouvements de hanche convergents des deux amies, leurs sexes se rejoignirent en m’enfermant de leurs intimités assoiffées. Mes pieds et ma tête touchaient des deux côtés, je me raidissais en priant de ne pas être broyé ou cassé en mille morceaux. Après deux orgasmes, je m’évanouis de douleur, de frottement et d’étouffement, en entendant leurs cris de plaisir conjugués…

 

J’avais trouvé Ziba très érotique, et j’étais parti heureux… Je rêvais de finir broyé et qu’elle me mange comme dessert. Mon rêve tourna au cauchemar quand je me voyais les entrailles arrachées par le dents de Julia qui me mâchait longuement, avec satisfaction avant de m’avaler avec une gorgée de champagne… Je me réveillais enfin mais ne bougeais pas . Je les entendais rire, plus loin. Des bruits de couverts… Elles s’étaient remises à table et dévoraient goulument. Julia disait parlant la bouche pleine :

 

« - Tu me laissera le bouffer, s’il est mort ? » Ziba se contenta de rire. Rire qui redoubla quand elle me vit me redresser avec douleur, de crainte que mon cauchemar se réalise. Mais n’allait-il pas se réaliser de toute façon ? Peut-être que ce soir là, leur satiété me sauva, d’une certaine façon, car les deux filles firent honneur à tous les mets de leur repas, qui vinrent impitoyablement s’entasser sur leurs malheureuses victimes, dont elles ne parlèrent même plus. Elles se couchèrent finalement, exténuées, repues et comblées sexuellement parlant. Je pensais pouvoir souffler pour ce soir, mais Ziba m’ordonna de venir entre elles deux pour profiter de leur inestimable compagnie. Au moins, moi, j’étais à l’extérieur. En m’endormant, j’eus une pensée pour mes congénères disparus dans ces deux corps, dont je reconnaissais qu’ils étaient magnifiques… Et, tout comme elles avaient apprécié de m’avoir pour témoin de leur crime, qui devait être le premier d’une longue série, je finis par apprécier de voir ma déesse digérer son repas en dormant, en compagnie de celle qu’elle m’avait désigné pour maîtresse. Une joie triste de lui obéir faisait place au sentiment d’assister à quelque chose comme un changement radical dans l’ordre du monde. Plus tard dans la nuit les deux déesses lubriques chuchotèrent et s’embrassèrent tendrement, ce que j’aurais trouvé charmant dans un autre contexte. Mais mon statu d’esclave m’obligea à me diriger vers le majestueux postérieur de Julia, pour me faufiler dans son anus qui ne demandait que cela, et j’y restais, ma tête dépassant seule, entre ses deux fesses, jusqu’au petit matin…