03.06.2009
22- Gueules de bois
Rien de tel qu’un pachyderme pour réveiller un moucheron. De mon coussin, j’entendais le monstre se réveiller. Courbatu et abattu, je ne bougeais qu’avec difficulté. J’envisageais de me cacher, d’attendre le retour de Vanessa et de lui demander sa protection contre Adèle. Tant pis si je crevais de faim et de dégoût (je puais encore atrocement). Où ? Où pouvais-je bien tenter de disparaître pour échapper… Trop tard : elle est là, dans le salon qu’elle balaie du regard, comme cherchant d’un air inquiet un bien précieux. Elle me voit et immédiatement, se dirige vers moi en disant :
« - Oh ! Martin, tu es là… J’ai eu tellement peur ! Je… »
Et elle est déjà sur moi, sa tête s’approchant à quelques centimètres tout en me parlant. Son haleine est plus effroyable que jamais, ce qui contribue à me faire adopter une position de crainte. Je me lève à peine que je tombe en arrière.
« - Pouah ! Ce que tu pues ! Comment est-ce qu’on peut être aussi petit et puer autant ? » Et elle me prit entre ses doigts et m’emmena à la salle d’eau. Je ne répondis rien. Elle ne m’aurait sûrement pas entendu et ce que j’avais à lui dire était de toute façon assez peu agréable à entendre. Du genre, « t’as pas senti ton haleine, ce matin » ou, en réponse à sa question : « on peut être aussi petit et puer autant en passant la nuit dans la culotte d’une truie lubrique comme toi ». Mais à quoi bon? J’étais à nouveau entre ses mains et je savais qu’elle avait déjà fait sauter les barrières que les restes de sa morale tentaient faiblement de lui imposer encore… Quoique.
Je me retrouvais rapidement sous un jet d’eau tiède et dans le bain moussant du lavabo qui aurait pu me servir de piscine. Très délicatement, Adèle me savonnait et me rinçait, pour finalement me sécher dans une serviette propre. Elle était concentrée sur sa besogne et on voyait bien que la soirée d’hier avait été rude. Je n’arrivais pas vraiment à la haïr : elle paraissait attentionnée et ressemblait à l’Adèle que j’avais bien connue. Mais peut-être ne se rappelait-elle pas de notre soirée ? après m’avoir séché et ramené au salon, elle dit doucement d’un air gêné :
« - Ecoute, Martin… je … j’ai été un peu loin, hier soir, non ? »
« - Heu… » moi aussi j’étais brillant.
« - Je suis désolée si j’ai été un peu trop… directive, je sais pas, en même temps on peut plus rigoler avec toi depuis que t’es comme ça, c’est vrai… ?!! »
« - Ouais enfin t’as été un peu loin là, t’as failli me tuer, tu t’en est même pas rendue compte !!! » Dis-je du ton de celui qui ne veut pas s’énerver mais qui est quand même très agacé et déçu.
« - Te tuer… » dit-elle songeuse. « C’est vrai, ça aurait pu arriver, sans que je le veuille, mais j’étais emportée et je… je ne contrôlais plus rien… Et puis j’ai adoré ça. Comment ça à fini, au fait ? » demanda-t-elle soudain . Elle était à nouveau un peu exaltée et inquiétante. Je venais de lui dire que j’avais failli mourir de son ardeur au plaisir, mais ce qu’elle voulait savoir, c’est comment ça avait fini. Autant ne pas trop s’illusionner : elle pouvait très bien « perdre le contrôle » à nouveau. Il fallait tenter de jouer le jeu. Cacher mes sentiments ou me servir des siens…
« - Tu ne te souviens de rien ? » me demandais-je en fait à moi-même parce que je ne pouvais pas imaginer qu’elle fut amnésique à ce point…
« - Je crois que si, mais pas jusqu’au bout… J’ai joui sur toi mais… » dit-elle en souriant du coin des lèvres. « - Je sais plus trop après, c’était tellement… j’étais complètement… »
« - Beurrée !!!... » L’interrompis-je bêtement pour faire le malin. « En fait, tu t’es endormie direct après… » ajoutais-je.
« - Et toi ? » s’inquiéta-t-elle enfin
« - Moi aussi… » répondis-je simplement. « J’en pouvais plus, en fait » ajoutais- pour me justifier.
« - Wouah, j’y crois pas : t’as passé la nuit dans ma culotte, alors ? » riait-elle, savourant sa prouesse.
« - J’étais prisonnier ! dès que j’ai pu sortir, je suis sorti et crois bien que ça n’a pas été facile ! » T’aurais pu me tuer quinze fois avant que j’arrive au salon.
« - T’as pas idée à quel point … » dit-elle, énigmatique, en s’allongeant le long du tapis… « Quand je me suis réveillée, j’ai passé quelques minutes à me demander comment ça s’était fini. Quand je t’ai pas trouvé j’ai cru que ce que j’avais rêvé s’était réellement passé. Jusqu’à ce que je te voie, j’en étais pas sûre, mais quand je me réveillais, j’étais encore dans mon rêve, que je croyais vrai. »
« - Et… C’était quoi ton rêve ? » lui demandais-je timidement. J’avais la gorge sèche.
« - J’ai rêvé qu’après avoir fait l’amour avec toi, je te sortais de ma culotte et que je recommençais à te sucer et à te mettre dans ma bouche. La différence, c’est que je voulais plus m’en contenter. A un moment, dans mon rêve, je me souviens que je me disais « mmm… je peux pas résister… j’ai vraiment trop envie de l’avaler… » Et finalement, je l’ai fait… Ca paraissait tellement vrai ! Je te sentais descendre dans mon ventre et bouger encore à l’intérieur. J’ai encore joui, je pense, et tu n’étais plus dans ma culotte, donc j’avais vraiment l’impression que ça s’était passé… Tout cela est tellement fou, tout ce qui m’arrive avec toi est invraisemblable, alors un peu plus, un peu moins… »
J’étais médusé. Adèle me racontait "ma mort" sous l’angle de son plaisir et de son rêve sans qu’elle pense un seul instant à mon sort… Alors je lui rappelle :
« - Ca fait quand même une légère différence pour moi, mais ça à pas l’air de te gêner ! » En riant, et sur un ton qui se veut rassurant, elle répond :
« - Mmm… je te parlerais encore, mais toi, tu pourrais plus me répondre. Tu serais devenu un petit tas de bouillie avant que je puisse réaliser… Je m’en voulais tu sais, quand je croyais encore l’avoir fait ! » se justifiait-elle (sans me convaincre). « En fait, la première chose que j’ai pensé, c’est « qu’est ce que je vais dire à Vanessa ?», et puis je me suis dit que je lui dirais que t’as disparu, et c’est tout. Elle aurait jamais rien su, et personne n’aurait jamais su quoique ce soit. » continuait-elle.
« - Sauf moi » dis je, comme pour me faire encore exister.
« - c’est sûr, tu l’aurais su, mais t’en aurai parlé à personne ! » assura t-elle dans un de ses rires coquins qui ne me plaisaient plus du tout. De plus en plus froid, mais tout de même légèrement troublé par cette évocation, je conclu en disant :
« - Donc, tu as vraiment apprécié le fait de me manger entier et vivant ? »
« - Mmmm… désolée mais oui… » Répondit-elle sans aucune hésitation d’un air qui n’était pas le moins du monde désolé. Si je ne contre-attaquais pas très vite, ce qu’elle avait rêvé m’arriverait, tôt ou tard. Alors je l’ai défiée. Quitte ou double.
« - De toute façon, tu pourrais pas m’avaler, je suis pas assez petit. Tu t’étoufferais… » Elle pouvait très bien décider de me prouver que j’avais tort.
« - Mouais, peut-être… » Répond-elle comme si elle y avait déjà pensé. « T’es prêt à risquer ta vie là-dessus ? » reprit-elle. Elle y avait déjà pensé : que répondre ?
« - Tu me tuerais pas consciemment ?» demandais-je, car c’était finalement la seule question. Sa réponse allait décider de ma vie.
« - Non, en fait, si je résiste à l’envie de t’avaler, c’est pas que tu soit trop gros pour cela, mais c’est pour te faire ressortir… si j’étais sûre d’y arriver, je le ferais. » Dit-elle tranquillement.
« - Même si je ne le veux pas ? » continuais-je
« - Tu peux toujours dire que tu veux pas , mais ton corps me dit autre chose » Conclut-elle. En effet, je bandais… Pas franchement, franchement, mais c’était évident que l’évocation de ma dévoration par Adèle m’excitait… Que pouvais-je dire ? que pouvais-je argumenter, surtout avec Adèle… Mon corps, et même mon esprit me trahissait. Je n’avais plus d’instinct de survie. Je me laissais tomber en pensant, résigné, que si Vanessa était là, Adèle ne la laisserait pas me torturer ainsi. Ou alors elle serait outrée et se désintéresserait de moi… Je ne le saurais sans doute jamais. Adèle savourait sa victoire et mon anéantissement, je n’osais plus relever la tête pour la regarder. Je ne savais plus quoi dire. J’étais prêt. Prêt pour devenir sa nourriture, pour devenir elle… Elle me prit entre ses doigts et m’amena à son visage pour me regarder. Je criais comme un animal blessé, et lui hurlais :
« -Si tu fais ça t’y penseras toute ta vie et tu le regretteras !!! tu pourras plus te regarder en face. »
« - Hou, et Dieu me punira ! Hahaha !!! » Rit-elle en me montrant sa gorge déployée.
« - Je vais pas te manger, petit idiot, je t’aime bien. Ce que je veux, c’est qu’on passe d’autres moments comme hier soir… » Dit-elle, essayant de me rassurer.
« - Quoi ? Mais c’est trop dangereux, tu te rends pas compte. On peut pas … » elle m’interrompit
« - Y’a que le premier pas qui coute… Maintenant qu’on l’a fait, on est ensemble. Je m’occupe de toi et tu feras ce que je dis. »
« - Oh, non… » dis-je en gémissant.
« - Mais quelle vie tu vas avoir comme ça ? Et puis y’a plus que moi qui veuille te voir ! Vanessa, tu compte sur elle mais tu la dégoutte, elle me l’a dit. » Renchérit-elle
Puis le téléphone d’Adèle sonna, elle alla décrocher avec moi dans sa main, pris de frénésie et de peur je hurlais :
« - Au secours ! Aidez-moi ! »
Elle m’enserra dans sa main et tout fut noir, ma voix étouffée. Peu après je m’évanouis.
18:35 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : géante, vorarephilie, vore, esclave sexuel

Commentaires
J'adore toujours autant ^^
Ecrit par : Kirika | 03.06.2009
Chapitre interressant, j'aime beaucoup la turnure que prend la relation avec Adèle :)
vivement la suite
Ecrit par : Potagrim | 06.06.2009
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