20.09.2009

27- Au chaud

Voilà, comme promis, ce fut plus rapide. Il y a comme cela des moments plus faciles et d'autres plus difficiles... Merci à toutes et à tous pour votre soutien et vos commentaires, ils me sont très précieux. 

 

 

                       Adèle sourit, un peu incrédule, mais déjà dans de bonnes dispositions. Elle me fixait d’un air triomphant, mais doutait de ma sincérité. Elle attendait la suite.

« - Mmm ? » fit-elle. Je n’allais pas m’en tirer comme ça. Elle voulait que je lui réclame mon supplice. Pour qu’Adèle ait encore davantage de plaisir, il fallait qu’elle ait moins de scrupules. Cela me sauverait peut-être. Un temps.

« - C’était pas le cas au début, mais je commence à apprécier de vivre... aussi près de toi. J’aime être entre tes jambes, dans ta culotte. J’aime que tu disposes de moi et que ça te fasse jouir. »

Je repris mon souffle. Le visage d’Adèle s’était éclairé. Elle était rayonnante, et plus belle encore qu’elle n’avait jamais été. Elle me prit dans sa main. Seule ma tête dépassait de son poing fermé sur mon petit corps. Elle m’approcha de son visage, d’une voix très sensuelle et en souriant aux anges, elle dit :

« - Tu le penses ? C’est vraiment ce que tu veux ? Je pensais que tu préférais être avec Vanessa... »

Le piège était grossier. Je l’attendais :

« - Je le pensais aussi. Mais je me trompais. Ces heures... merveilleuses... passées dans les effluves de ton sexe... m’ont fait changer d’avis. Je t’en remercie tellement... J’aime... j’adore être ... ta chose. S’il te plaît, j’aimerais tellement... t’appartenir. Etre à toi, à toi seule, pour toujours... »

                       J’allais loin, très loin. J’y allais fort. C’était un peu trop. Mais c’est bien ce qu’elle voulait entendre. De toute façon, j’aurais fini dans sa culotte. Autant la rendre heureuse, finalement, et confortée. Qu’elle n’ait plus de scrupules. Qu’elle en profite. Ma vie ne valait plus rien. Je n’existais plus que pour elle.

« - J’ai de la chance que tu aies bien voulu de moi, jusqu’à maintenant.» Elle m’interrompit avant que je m’enfonce trop. Il se passait des choses étranges en moi. J’étais excité. Cette confession semblait m’avoir soulagé. Je me sentais en paix avec moi-même. J’avais renoncé à moi-même, en fait. C’était plus simple. Pour l’instant. Du reste, ma vie était devenue dramatiquement simple. J’étais un objet qui ambitionnait de devenir un esclave ? Oui. J’en étais là. On a beau dire, le physique, ça compte.

« - Ok... » dit-elle simplement. « J’ai des trucs à faire aujourd’hui, je vais te prendre avec moi, et ce soir quand on rentrera, je ferais l’amour une dernière fois avec toi. »

D’un coup, j’ai compris. J’avais été trop loin. Vraiment trop loin.

« - Et après, je t’avalerai. »

Sans que j’ai le temps de dire quoi que ce soit elle me mit dans sa bouche, m’enduit de sa salive, me retira de sa bouche et m’introduisit dans sa culotte. Côté fesses. Elle m’inséra entre ses deux énormes muscles ornés de la plus harmonieuse et désirable graisse qui soit ; et laissa ceux-ci se refermer sur mon corps impuissant. Je la sentis réajuster sa culotte. C’était probablement le dernier jour de ma vie, et j’allais le passer entre les fesses de ma ravisseuse, Adèle, en attendant qu’elle me mange et me digère. Demain, je ne me réveillerai pas, et  mon corps sera en cours d’assimilation par le sien. Ce corps qui m’englobait déjà et cet anus que je sentais contre moi étaient désormais mon seul horizon. J’étais fini.

 

                       Adèle était retournée dans sa chambre et, tournant le dos au miroir, elle avait relevé sa jupe pour admirer ses fesses. Elle savait, et elle sentait qu’à l’intérieur gigotait un petit prisonnier. Elle était très excitée par cette situation. Elle connaissait son corps et lui avait toujours cédé. C’avait été plus difficile, cette fois, mais elle profitait pleinement, comme toujours, des plaisirs qu’elle pouvait se procurer. Après avoir pris quelques photographies d’elle-même, dans différentes positions, elle s’aventura à s’asseoir, très lentement, très sensuellement. La sensation fut délicieuse. Martin, son colocataire (il l’était plus que jamais : il partageait même ses sous-vêtements, pensa t-elle en riant) ; son ami et amoureux potentiel qui était toujours resté suffisamment distant ; ce garçon séduisant était devenu son petit esclave personnel, sa chose... Alors qu’elle pensait à lui en ces termes elle le sentait au plus profond d’elle qui lui chatouillait agréablement son mignon trou du cul. Elle l’imaginait dans ce petit espace caractérisé par une couleur de peau plus sombre alors que paradoxalement, le jour n’y pénétrait jamais. Elle le sentait dans les plissures et les replis de son anus et se rappelait des quelques mecs qui lui avaient fait le plaisir de s’y attarder avec leur langue... Ne seraient –ils pas surpris d’y trouver un de leurs congénères ? comment réagiraient-ils ? De plus en plus émoustillée, Adèle ne pouvait s’empêcher de se tortiller sur elle-même et ses mains se portaient, sans qu’elle n’y puisse rien faire, à ses seins et à son sexe, sur ses fesses, qui n’avaient jamais été aussi sensibles. Sa culotte était déjà mouillée. Elle sentait aussi que l’espace entre ses fesses devait être envahi par une âcre transpiration, car tout son corps brûlait de désir. Elle se disait qu’elle allait devoir remettre sa sortie à plus tard, parce que sinon, elle allait jouir en pleine rue. Pourtant, elle voulait garder Martin à cette place le plus longtemps possible, tant il lui donnait de plaisir de la sorte. Aussi décida t-elle de se faire jouir sans le sortir de sa nouvelle maison, et elle le fit langoureusement, longuement, doucement, et passionnément... Jamais elle ne s’était sentie autant femme. Elle finit par laisser échapper Martin dans ses ébats solitaires, mais pour mieux l’utiliser en le pressant contre son sexe et contre tout son corps brûlant. Ce jour-là, Adèle changea quatre fois de culotte et ne réussit à partir de chez elle que vers Quinze heures (l’heure à laquelle elle avait prévu de revenir pour bien profiter du repas  dont Martin devait être l’invité d’honneur, et surtout, de sa complète digestion...). Cependant elle partit, Martin bien coincé dans son cul, quelle eut l’impression de rouler encore davantage que d’habitude, avec la perspective de cette soirée. Elle faillit jouir plusieurs autres fois à l’extérieur, et elle avait la nette impression que son extase sexuelle permanente se voyait vraiment beaucoup. Hommes et femmes la dévisageaient et l’envisageaient de différentes façons, et cela ne contribuait pas à faire décroître son désir. « Ils ne soupçonnent même pas que je m’apprête à manger un être humain vivant, ce soir, et qu’il attend lui aussi ce moment, prisonnier entre mes fesses... Comment le pourraient-ils, d’ailleurs ? »  C’est avec le visage de la sérénité emprunté aux sages orientaux qu’Adèle finit par rentrer chez elle, après avoir pu difficilement faire la moitié des tâches qu’elle s’était assignées ; mais jamais elle n’avait pris autant de plaisir à les faire ...

 

                       Quand j’ai vu où j’atterrissais (je devrais sans doute dire « alunissais »), je ne pensais pas y rester très longtemps, parce que j’étais persuadé qu’elle ne m’y laisserai pas en raison du bon sens qui ne pouvait que lui dicter que j’allais étouffer très rapidement. Mais je commettais deux erreurs. Ce n’étaient ni les premières, ni les dernières. Premièrement, passée la panique que j’eus à me retrouver en cet endroit inattendu, j’arrivais assez bien à respirer, mes besoins étant sans doute fort modestes, et les mouvements d’Adèle suffisants pour renouveler ce qui me servait d’air dans ce cloaque... Il faut croire que je n’étais pas si inadapté à mon milieu, simplement, je m’étais trompé de milieu... Mon nouveau milieu était celui-là. C’était évident ! Ce que j’avais prétendu avouer un peu avant à ma propriétaire (eh ! c’est le mot, non ?) : tout ce que je lui avais dit n’était pas faux, et surtout, c’était maintenant mon lot. Ma vie, pour ce qu’il en restait, était là, dans ce repli moite et odorant, entre les deux fesses d’une fille qui fut mon amie, qui faillit être mon amante, mais que son invraisemblable et permanent feu au cul à fait devenir ma déesse, ma maîtresse, ma propriétaire... Car Adèle n’a jamais été capable de maîtriser ses pulsions sexuelles, et cela se confirme encore aujourd’hui, sauf que là c’est moi qui en fais les frais. Et c’est là que j’en viens à ma deuxième erreur : croire qu’Adèle se soucie en quoi que ce soit de ma santé. Si elle me lave, par exemple, c’est parce qu’elle me met régulièrement dans sa bouche. Elle n’est agie que par son seul intérêt, et le mien ne compte plus. En fait mon intérêt n’existe plus tant il est confondu avec le sien. C’est bien ce que je disais, c’est la définition d’un objet. Et un objet, cela n’a pas de besoins. Ça ne respire pas, un objet. Ça peu rester entre deux fesses... Et le pire, dans tout ça, c’est que c’est elle qui a raison. J’aurais été prêt à mourir asphyxié rien que pour lui rappeler  que je n’étais pas un objet, et pour la priver du plaisir de m’avaler vivant, mais non. J’avais de quoi respirer. Un air fétide, acre, mais assez familier et rassurant, finalement, pas comme ces sécrétions vaginales qui tournent et empestent rapidement. La merde n’évolue que mieux, en fait : on est prévenu dès le début. La merde, c’est la merde. Du reste, Adèle s’était soigneusement douchée.

                       Je n’entendais plus rien du monde extérieur. Il n’existait plus pour moi. Je n’entendais que le corps d’Adèle qui vivait et qui déjà, semblait profiter du mien. Des bruits de tuyau  qui ne cessent que rarement, et qui viennent de l’intérieur, auxquels s’ajoutent les bruits qu’elle fait en agissant, en vivant, en ayant du plaisir. Il me semblait même l’entendre chanter et rire toute seule. Je ne pouvais pas bien me rendre compte de ce qu’elle faisait mais quand finalement , après moult changements du sens de la gravité, je vis à nouveau la lumière du jour pointer à travers les poils qui tapissent son cul de femme latine, je compris qu’elle n’avait pu résister au plaisir qu’elle s’était elle-même provoqué en me plaçant à cet endroit. Il s’ensuivit un épisode de sexe encore plus sauvage que d’habitude, et nettement plus long, aussi. Elle était comme folle et parvint à me dire, sans aucune gène, qu’elle n’aurait jamais soupçonné la puissance érogène de sa zone anale. Je me surpris à être content pour elle, qu’elle ait tout ce plaisir grâce à moi. Et je réussis même à lui dire avec des accents de sincérité qui me firent peur, que ce serait dommage pour elle de ne plus vivre cela une fois qu’elle m’aurait dévoré. Elle ne répondit pas mais elle m’entendit. Cependant, après ces quelques heures de plaisir, lors desquelles je fis de mon mieux pour me rendre indispensable, elle persista dans son idée première de sortir faire différentes choses avec moi dans son cul. Le retour en cet endroit fut difficile, je l’avoue, en raison des odeurs qui avaient nettement évolué, et pas en bien. Adèle ne s’était pas lavée à nouveau après ses multiples orgasmes, et son entre fesse puait maintenant le sexe et le cul mélangé. Chaud et humide, j’y baignais littéralement, étant moi-même très sale, j’ajoutais ma crasse à la sienne pour former un jus dont les extraits avaient déjà saturé plusieurs culottes, avant qu’elle n’en trouve une dernière qui devait rapidement sentir comme les autres, mais sans qu’elle soit trop humide pour son confort personnel. N’ayant plus aucune notion de l’heure, ni même de la durée, je passais là sûrement des heures. Adèle marcha beaucoup, transpira beaucoup, et s’assit peu, heureusement pour moi, car j’avais pu apprécier la sensation que cela me procurait quand elle le faisait. Selon les positions, il me semblait que les yeux allaient me sortir de la tête, pourtant, force est de reconnaître que quand une personne est assise, tout son poids ne repose pas sur l’endroit où je me trouvais mais sur les fesses elles-mêmes. C’est d’ailleurs à cela qu’elle doivent servir... Simplement, quand elle était assise, j’avais l’impression de m’enfoncer encore davantage dans ses tréfonds. Il eut suffit, je pense, de mettre la main ou le pied au mauvais endroit pour m’y retrouver poussé tout entier, comme cela m’était déjà arrivé lors de ma première nuit avec Adèle.

            Elle avait parlé à plusieurs personnes, sans que je puisse comprendre ce qu’elle disait. J’ai pourtant cru, à un moment, entendre mon prénom et aussi la voix de Vanessa. J’avais toujours espoir. Peut-être s’était-elles vues et Vanessa avait demandé de mes nouvelles ? Je ne le saurais sans doute jamais. Déjà, sa main vint me saisir fermement pour m’extirper de ma chaude prison de chair. J’allais probablement voir une dernière fois la lumière du jour, puis la dernière image que verrais ce soir serait la bouche grande ouverte d’Adèle, prête à m’engloutir. J’avais presque hâte d’en finir. Contre toute attente je ne vis que sa chambre déjà enténébrée, pour me retrouver finalement dans sa fameuse boîte en osier. 

16.09.2009

26- Déesse Adèle...

A toutes et à tous: désolé d'avoir tant tardé, la suite viendra plus vite... Promis !

 

 

                       Sans même un regard pour moi, Adèle s’assit sur le siège des toilettes et soulagea bruyamment  sa vessie. Dans un énième bâillement, elle consentit enfin à prendre de mes nouvelles.

« - Mmmm... dommage que tu sois trop petit pour me faire mon petit-déjeuner...  Au fait, comme t’as été bien sage, t’en feras pas partie, de mon petit-déjeuner...»

Et elle sourit en s’essuyant. Toujours la même histoire. Je ne bougeais pas, attendant de voir si elle allait encore me laisser dans sa culotte, profiter des inévitables effluves de son pipi du matin.

«  t’aimes bien être là en définitive ? J’aime bien aussi, mais on aura notre petit moment après mon café, d’accord ? » Et elle se remit debout en remontant sa culotte. Je me retrouvais à nouveau dans ses poils fraîchement mouillés de son urine. Balançant au gré de ses mouvements, elle s’en allait déjeuner, son colocataire-ami-jouet-esclave dans la culotte, au plus intime de son anatomie. Elle commençait à vraiment aimer cela. Après avoir lentement et copieusement déjeuné, elle me sortit et me lava, puis me plaça dans son assiette, afin, dit-elle que je prenne des forces. A travers ces propos lourds de sous-entendus et de menaces, elle voulait que je profite de ses restes plus ou moins froids.Je m’exécutais sous sa surveillance attentive, puis quand elle vit que j’avais terminé, elle m’emmena dans la salle de bains où elle se doucha, m’ayant préalablement placé dans le réceptacle du savon, afin, non seulement que je ne puisse m’échapper, mais aussi pour que je puisse encore une fois partager sa douche et parcourir tout son corps sous la ferme guidée de sa main vicieuse. Elle insista tout particulièrement sur l’hygiène de ses parties intimes, ce dont je pouvais aussi me féliciter, étant donné ma proximité de plus en plus fréquente avec elles. Évidemment, son but n’était autre que de se donner du plaisir par mon intermédiaire ; après avoir abondamment frotté ses lèvres et ses fesses, elle me laissa tomber dans l’eau accumulée dans la baignoire qui n’évacuait pas très bien (dans une colocation, qui se charge de tirer  les cheveux et poils des autres du tuyau d’écoulement afin de le déboucher ?). Je finissais donc « sa »  toilette dans l’éclaboussure permanente et folle d’une douche de géante, géante que je pouvais contempler de la position la plus écrasante qui soit : de ses pieds. Elle me surplombait de toute son incommensurabilité, ou plutôt, je l’envisageais avec une terreur fascinée, de toute mon insignifiance... Je vivais ce sentiment de sublime effroi si bien décrit par le philosophe Kant, à ceci près que pour que ce soit sublime, il eut fallu que je sois à l’abri de tout danger, comme quand on observe une tempête bien à l’abri de ses murs... Or je vivais une tempête permanente, un ouragan au nom féminin, comme toujours, Adèle ; et il se déchaînait sur moi pour longtemps.

                       J’aurais certainement fini par me noyer dans les quelques centimètres de profondeur de l’eau accumulée au fond de cette baignoire si familière jadis, et maintenant si effrayante. Heureusement, Adèle avait d’autres projets qui nécessitaient que je ne disparaisse pas dans un vulgaire siphon. Elle me repêcha avec dédain pour me replacer dans le lavabo pendant qu’elle se séchait et s’habillait. Elle se fit belle. Très belle, même. Elle choisit un ensemble de dessous très sexy : mini-slip noir de satin très simple qui devait difficilement contenir son anatomie voluptueuse, relié aux hanches de petits rubans rose pâle ; assorti à un soutien-gorge aux mêmes couleurs, très échancré, de façon à lui procurer une poitrine avantageuse. Celle-ci devait se laisser admirer au travers  d’un simple mais élégant chemisier sombre épousant les courbes naturelles de son buste ; agrémenté d’une légère jupe d’été beige lin tombant avec le ressort  de ses plissures un peu au-dessus des genoux. Je la voyais finir de se maquiller au-dessus de moi, quand finalement elle en vint à me considérer.

« -Comment me trouves-tu ? » Demanda t-elle, très sûre, et très conquérante.

« - Heu... Impressionnante. » répondis- je, un peu trop neutre.

« - Tu vas bien accepter de m’accompagner, cette fois ? »  S’enquit-elle sans vraiment avoir l’air de se soucier de ma réponse. Aussi répondis-je sans conviction :

« - Cert... Hum ! Certainement... » Bafouillais-je.

« -Tu vas me suivre toute la journée, et j’aurais beaucoup de joie à te sentir alors que les mecs se retourneront sur mon passage... » Je ne répondis rien, je savais qu’elle allait continuer.

« - Je te plais, alors ? Je veux dire, si tu me croisais dans la rue tu me regarderais ? »

« - Oh, oui... sûrement. » répondis-je sans conviction. Elle me prit dans sa main et m’emmena  vers un point de vue plus pratique pour moi. De l’étagère, je la voyais de plus haut. Elle attendait que je lui dise ce que je pensais. Avais-je encore un quelconque pouvoir sur elle ? Je me sentais à la croisée des chemins : mon attitude décidait de mon sort, bien que je n’aie pas grande latitude, finalement. Elle attendait que j’accepte sa dictature, que j’accepte mon infériorité, et que je l’adore comme une divinité. De son côté, elle ne pouvait pas le dire : elle savait que je pensais et que cela, elle ne pouvait pas le contrôler. Elle exerçait son pouvoir sur moi sans aucun scrupule, mais elle avait encore une honte par rapport à ce que je pouvais penser de sa mégalomanie si elle osait m’ordonner de la vénérer. Par contre, je pressentais qu’elle serait très flattée si de moi-même, je la remerciais pour tous ses « bienfaits »... Quel autre choix s’offrait à moi ? La défier, une fois de plus ? La mettre en colère ? La décider à en finir avec moi ? J’avais encore une carte à jouer avec le retour prochain de Vanessa. Alors j’ai décidé. J’ai capitulé. Je lui ai dit ce que je croyais qu’elle voulait entendre.

« - Adèle, tu es divine. J’aimerais beaucoup pouvoir t’admirer comme je le fais maintenant, mais ce serait un honneur pour moi de t’accompagner où tu veux et comme tu veux. »