03.10.2009

28- Immobilité changeante

 

 

 

                       Je m’appliquais à profiter de ce répit inattendu en tentant d’élaborer  un plan d’évasion. Adèle avait posé un objet suffisamment lourd sur le couvercle de la boîte pour que cela m’interdise de jamais pouvoir le soulever. Je m’essayais donc au travail de l’osier, mais il fallait déjà pouvoir l’atteindre en pratiquant une ouverture dans le tissu qui recouvrait l’intérieur de la boite. Un tissu rouge qui me donnait le sentiment désespérant que d’une certaine manière, j’étais déjà dans l’estomac d’Adèle et que toute tentative d’évasion était vaine. Cette sensation me fit bander, encore une fois, ce qui redoubla ma colère. « Putain, c’est quoi mon problème ? » m’interrogeais-je intérieurement : est-ce que c’est si excitant de se faire bouffer ? Il faut croire que oui, car plus j’y pensais, plus mon sexe grossissait et durcissait, jusqu’à me gêner dans mon travail de sape de la boîte dans laquelle je me trouvais. Fallait-il aussi que je me batte contre moi-même ? J’en étais à ces réflexions quand je constatais que de toute façon, mon travail n’avançait pas. J’arrivais à peine à passer mes bras à travers le tissu déchiré qui formait encore des fibres puissantes. Au fond de moi, je savais que si ce léger tissu constituait déjà un obstacle, je ne pourrais rien contre ma prison d’osier.

                       Finalement, la porte de la chambre s’ouvrit, puis le couvercle de la boîte. Bientôt, des doigts me saisirent délicatement. C’était fini. La peur me faisait me débattre sans espoir. Adèle me hissa vers son visage, que je ne voyais plus dans le noir et me chuchota : « Sois convaincant... ». Après quelques secondes d’étonnement, je compris que ce n’était pas pour tout de suite. C’était ma chance. Elle en voulait encore, et je pouvais encore lui en donner. J’allais faire de mon mieux. : je sentis très vite que je descendais dans l’intense chaleur de son intimité, où  elle m’enferma à nouveau, en frémissant légèrement. Je crois même qu’elle étouffa un petit rire de fille. Elle s’était lavée, entre-temps ; et l’odeur était pour l’instant assez supportable, surtout de ce côté-ci. J’étais dans ses poils pubiens, et visiblement, elle voulait que j’aille de moi-même jusqu’à son sexe, ce que je m’empressais de faire : il ne s’agissait pas d’attendre qu’elle change d’avis. J’étais presque content de retrouver son sexe. Je m’y installais confortablement, de manière à pouvoir me frotter de tout mon corps contre son clitoris. Elle-même s’allongea après avoir fait quelques pas. L’obscurité était maintenant totale. Elle était sûrement dans  son lit, sous sa couette, et peut-être s’apprêtait-elle à dormir après un dernier petit plaisir. Mais elle ne semblait pas avoir sommeil. Elle bougeait beaucoup et se tortillait, se retournant sur elle-même. Elle fermait et rouvrait ses cuisses sur moi, les croisait et les frottait tout en gémissant discrètement (du moins le croyait-elle). Elle finit par mettre sa main sur moi et me pressa légèrement contre sur sexe lubrifié par d’abondants fluides vaginaux. Elle insista un moment contre son clitoris mais cela ne sembla pas suffire pour ce soir. Je compris qu’elle avait envie d’essayer autre chose. Elle me pressa contre ses lèvres, si bien et si précisément que j’étais bientôt entre elles, un de mes bras était même glissé à l’intérieur, et je pouvais de ma main sentir les parois internes de son vagin. Elle voulait visiblement que je m’y introduise... Cette caverne dédiée au plaisir et à la vie me semblait moins dangereuse qu’un estomac dont la fonction consiste à dissoudre et à broyer tout ce qui y pénètre. Contrairement à un vagin dans lequel tout ce qui rentre doit ressortir... Après mon bras, j’introduis  une jambe, puis ma hanche. Ce fut facile tant son sexe était déjà largement ouvert. Quand ma deuxième jambe fut rentrée, elle me pressa vers l’intérieur en gémissant. Je sentais son corps vibrer tout autour de moi, et j’avoue que si c’était très troublant, c’était aussi très angoissant, parce qu’une fois à l’intérieur, je savais qu’elle pouvait bien me broyer de ses muscles internes, par pure inattention de sa jouissance.

                       J’étais bientôt tout entier en elle, et je rencontrais les pires difficultés pour respirer, tant mon corps était compressé et inondé, mais cela ne dura qu’un temps. Je sentis très clairement son orgasme de l’intérieur quand je remontais soudain au paroxysme de son vagin. Puis ses muscles se relâchèrent et je pus commencer à ramper vers l’extérieur. Mais elle me retint en elle un moment, me massant le corps avec application, presque avec douceur. Elle me voulait encore un peu. Je ne pouvais m’y opposer, et du reste je me pris à me trouver bien en cet endroit qui avait le mérite de ne pas m’avoir tué tout en –je l’espérais- redonnant quelque valeur à ma vie... Elle finit par me laisser me hisser au dehors. Sa culotte avait disparu mais ses cuisses étaient fermement scellées, si bien que je n’avais d’autre choix que d’attendre qu’elle daigne les rouvrir, en espérant qu’elle ne s’endorme pas ainsi. Encore qu’après tout, je ne me trouvais pas plus mal ici qu’ailleurs, étant entendu que je devais habiter de tels endroits. Mais je n’attendis pas longtemps que sa main vienne me chercher. Je ne laissais pas de m’étonner de sa surprenante délicatesse envers moi. Peut-être qu’Adèle avait pris conscience qu’elle était allé trop loin, ou bien qu’elle se trouvait fort bien d’avoir un petit esclave dont elle pouvait avoir grand usage si elle renonçait à en faire son repas. Sa main m’accompagna de son sexe jusqu’à son ventre, où elle me laissa un moment, puis elle me reprit et se caressa le sein de mon corps, et c’est là que je n’ai plus compris. Car je ne reconnaissais pas  le sein dans lequel je plongeais. L’instant d’après, une bouche s’écrasa sur moi, m’embrassant tendrement. Et j’entendis :

« - Merci Martin. Merci et excuses-moi pour ma réaction, mais il me fallait ce temps. » Et elle m’embrassa à nouveau. Adèle ne se comportait plus en Adèle parce que le sexe d’où je venais était celui de Vanessa. Elle était revenue, et elle venait de se livrer sur moi à l’acte qui avait pourtant paru le plus la dégoutter.

 

                       Partagé entre la joie de la revoir et l’horreur de ce à quoi elle venait elle aussi de se livrer, je ne pouvais dire un mot. C’est donc elle qui parla :

« - C’était trop étrange, la dernière fois, tu sais ; je n’étais pas prête. Mais j’ai réfléchi pendant ces quelques jours et tout à l’heure, quand je suis revenue, Adèle m’a expliqué. Elle m’a convaincue de te laisser faire et ... enfin je ne suis pas déçue » .

Alors là. Là, vraiment, je ne savais plus quoi penser. Je me voyais très sérieusement trouver Adèle et lui dire : « allons, avale-moi, maintenant, et qu’on en finisse » . Tout aurait été tellement plus simple. J’étais las, fatigué, je n’en pouvais plus. Vanessa, la fille la plus intègre que je connaissais venait de me violer, persuadée que c ‘était mon souhait. Je n’arrivais plus à penser qu’à une seule chose : le moment où j’ai signé mon bail avec ces deux filles. Comme je ne disais toujours rien, et pour cause, j’étais sans voix ; Vanessa me dit enfin :

« - Par contre, tu sais, je crois qu’il faudra aussi que tu ailles avec Adèle, et... »

« -NON !!! » criais-je enfin. C’était comme un bouchon de champagne, sans la joie qui va avec. J’arrivais à émettre un son, qui me libéra aussitôt :

« - Elle va me bouffer ! »  suppliais-je.

« - Mais non, elle dit ça pour s’exciter un peu . Je crois qu’elle aime bien que tu aies peur d’elle. Tu peux bien jouer le jeu, quand même ? Elle t’as bien laissé faire ce que tu voulais, non ? » M’expliqua t-elle d’un ton sans réplique,  raisonnable et rationnelle. Vanessa, quoi . Mais avec un aveuglement nouveau, que je ne lui connaissais pas. Elle s’était non seulement bien laissée convaincre par Adèle, mais sans doute, ce que lui avait raconté cette garce devait correspondre aux désirs secrets de Vanessa. Je me retrouvais donc avec deux maîtresse au lieu d’une, mais pensais-je, je pouvais peut-être tenter d’inverser les choses avec Vanessa, mais il me fallait savoir ce que l’autre lui avait raconté, et qui lui avait aussi bien retourné le cerveau...

 

                       « Vanessa, je voudrais te demander : que t’as raconté Adèle sur moi et sur les quelques jours où nous nous sommes retrouvés seuls ? »

« - Ahh, bien des choses, mais je veux pas te gêner » dit-elle d’un ton supérieur.

« - En tout cas, il ne faut pas que tu aies honte de ce que tu as fait parce que je crois qu’Adèle en a bien profité aussi, quoi qu’elle s’en défende. »

Je m’armais de patience et m’apprêtais à l’écouter. 

Commentaires

toujours aussi bon. tout simplement.

Ecrit par : raf | 03.10.2009

Ah le retour de Vanessa super moi j'adore j'ai hâte de voir la suite hihi je suis sadique moi ^^

Ecrit par : Kirika | 03.10.2009

Ton histoire et en train de reprendre du mordant c'est un de tes meilleur chapitre.

Ecrit par : vivec-18 | 03.10.2009

un ptit coucou pour te dire que j'ai remis la main sur CRUELLE BELLE-FILLE si cela t'interesse.... Contact moi via msn.... Bise

Ecrit par : VANESSA | 08.10.2009

genial c surement bientot la fin je pense (de 'histoire pa du gars xD)

Ecrit par : lastme | 08.10.2009

Super génial tout çà,
j'ai écris une petite suite sur " la croisière sans retour" en prenant tyno come personnage...

Vanessa , je vois que tu une adepte... c'est quoi ton mail ?
merci tinou

Ecrit par : tinoutinou | 12.10.2009

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