17.08.2009
25- Esclavage
sans trop savoir comment, je réussis, ce soir là, à faire jouir Adèle, de l’intérieur de sa culotte, avec mes faibles moyens, en m’activant autour et sur son clitoris, le frottant, le léchant, l’adorant, en somme... Mais après réflexion, je suis sûr que sa jouissance fut bien davantage provoquée par sa pleine conscience de son état de « déesse » que par mes bien faibles possibilités physiques. Du reste, elle ne se privait pas de « m’aider » de sa propre main à travers le tissu, en me manipulant à sa guise. J’en profitais pour reprendre mon souffle, tant bien que mal, vu les circonstances et le manque chronique d’air. Après avoir joui une première fois, elle prit bien soin de serrer les cuisses afin de m’y emprisonner, puis après un temps indéfini qui me parut une éternité, elle s’étira et continua à rêvasser sur son lit, se tournant, se retournant, étudiant toutes les positions et, me semblait-il, éprouvant ainsi ma présence en cet endroit singulier. Un peu plus tard, elle se leva pour sortir de la chambre et aller dans le salon (je m’en aperçus quand j’entendis le son de la télévision). Quand elle marchait, j’étais balloté d’un côté à l’autre et de haut en bas. Dans la pénombre de sa culotte noire de coton, une culotte banale, sans doute même pas très sexy, mes yeux s’étaient habitués. J’avais certes un horizon limité, mais je voyais mon environnement. Allongé sur le dos, je ne bougeais que quand je croyais perdre l’équilibre, m’accrochant au tissu qui restait d’une relative douceur, bien que très humide. Je dois reconnaître que ce n’était pas si inconfortable : installé comme dans un hamac, j’étais suspendu dans le tissu de son entrejambe. Mes pieds du côté de ses fesses, ma vision était donc brouillée par les innombrables poils de son pubis qui se désolidarisaient les uns des autres au fur et à mesure qu’ils séchaient. En fait, où que je tourne mon regard, je ne voyais que des poils noirs, du tissu noir et une peau qui paraissait brune… J’avais la nette impression de faire un deuil : celui de ma liberté. Je voyais aussi nettement son sexe. Son ouverture me surplombait et ses pourtours étaient humides comme moi. En allongeant le bras, je pouvais le toucher. Son clitoris avait un peu dégonflé, mais restait impressionnant (au moins la taille de ma tête). Je ne savais plus que faire, essayer de sortir ? M’installer mieux ? Tenter de lui faire plaisir à nouveau ? Si je sortais, je n’irais jamais que là où elle voudrait que j'aille… Il ne me restait plus qu’à jouer le jeu, encore une fois.
Soudain, tout s’obscurcit alors que je fus pressé contre son sexe. Je pouvais à peine respirer et je n’entendais plus rien. Je compris qu’Adèle venait simplement de s’asseoir. Je paniquais en vain, ne pouvant en aucun cas m’extraire de sous elle. Cela me rappelait quand j’étais coincé sous le ventre de Vanessa. La différence étant qu’Adèle, ici, a connaissance de ma présence sous elle, et que je l’espère, elle me libérera de son poids avant que cela ne me soit fatal. Après avoir bougé inutilement en m’épuisant et en perdant mon souffle, je me dis que si j’arrêtais de bouger, Adèle se demanderait si je respirais encore. Je stoppais donc. Je respirais encore plus mal, du fait que je ne gigotais plus : si peu que ce soit, mes faibles mouvements généraient un flux d’air qui suffisait à mes besoins. Après avoir tenu un certain temps, qui me sembla extrêmement long, sans plus bouger, je manquais d’air au point de commencer à m’évanouir. Malgré la tournure que prenait ma nouvelle vie, je ne voulais pas mourir. Je bougeais donc à nouveau et pus davantage respirer. La conclusion de cet épisode, c’était qu’Adèle se moquait maintenant complètement de ce qui pouvait m’arriver. En conséquence, je ne pouvais plus compter que sur moi. Et en deuxième conséquence, elle allait probablement me tuer d’un jour à l’autre, volontairement ou non. Il fallait donc que je lui serve à quelque chose. Que je la persuade qu'il vaut mieux que je sois vivant que mort.
Quand enfin, elle changeait de position et se remit à marcher, je tendis la main vers son clitoris, et me mis à la caresser. Me hissant de mes mains jusqu’à lui, j’entrepris de le lécher en l’enveloppant de mes bras. Il ne fut pas long à réagir en grossissant tout en devenant à nouveau humide. Il semblait qu’Adèle gémissait tandis que je crus distinguer, en bas, à travers le tissu, le carrelage de la salle de bain. Je ne croyais pas ce que je voyais : au loin, en bas, ses pieds ; en remontant ses mollets, ses cuisses, qui, ne se touchant pas quand elle est debout, me permettent d’avoir cette vue. Je vis enfin un tissu clair descendre jusqu’à ses genoux : sa chemise de nuit. Elle s’apprêtait à se coucher. Après quelques temps dans la salle de bain, elle retourna dans sa chambre et se glissa dans son lit. Le noir total. Elle allait dormir ainsi, sans même se soucier de moi, qui séjournais sans doute maintenant depuis plusieurs heures dans sa culotte. Cette nuit, il faudrait que je sorte. J’en étais à ces pensées quand je sentis l’air s’engouffrer dans ma cage de chair et de tissus. Sa main venait me chercher. Ses doigts me saisirent, et m’emmenèrent jusqu’à son visage. L’abondance de l’air qui me fouettait maintenant le visage me fit tourner la tête et probablement un peu sourire, si bien qu’Adèle me sourit elle aussi et me dit :
« - elle a l’air de te plaire, ta nouvelle maison ? Ca tombe bien parce que je veux que tu finisses ce que tu viens de commencer et après, je veux que tu y passe la nuit. Dorénavant, tu sortiras de ma culotte que si je t’y autorise. Si demain quand je me lève, tu n’y es plus, je te jure que je te retrouve et que je te bouffes »
Comme je ne répondais rien, elle me demande :
« - tu vas obéir ou je te mange tout de suite ? »
Après coup, je fus sûr qu’elle bluffait, mais devant la pression je m’empressai de répondre :
« - oui, j’obéirais… »
« - bien.» Et elle me remit sans attendre dans sa culotte. Je me remis à l’ouvrage aussitôt et elle ne tarda pas à jouir peut-être encore davantage que la première fois. Elle s’endormit rapidement. Ayant jouit également, malgré, ou peut-être à cause de l’humiliation. Sans trop chercher à comprendre comment je pouvais être excité par ma position, je cherchais le sommeil. Mais libéré par cet orgasme, ma condition me revint en pleine face et je sanglotais longuement avant de sombrer dans un sommeil de plomb, en appelant de touts mes vœux le retour de Vanessa.
Le lendemain, après des heures passées dans sa culotte, Adèle se réveillait enfin. Je bougeais aussi pour manifester ma présence. Aussitôt, elle enfouit sa main entre ses cuisses et se (me)caressa légèrement. Quelques grognement d’aise et de plaisir plus tard, elle s’étira puis finit par s’asseoir au bord du lit. Elle prit bien le temps de me sentir sous elle, ouvrant et fermant les cuisses, contractant les muscles du périnée, des fesses, balançant d’avant en arrière… Bref, jouissant de son pouvoir sur moi et de son statut de Déesse. Elle finit par se lever pour aller à la cuisine, faire du café. Je l’entendais bailler et continuer à s’étirer. Enfin, elle finit par aller aux toilettes. Je désespérais que ce moment arrive…
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20.07.2009
24 – Ou l’animal de compagnie ?
Après cette courte explication, les choses reprirent un cours... non pas normal, mais proche de la normale, à quelques détails près. En termes astronomiques, on aurait pu dire qu’Adèle étant une planète, j’étais son satellite (plutôt artificiel). En d’autres termes, n’importe où qu’elle aille, j’allais aussi. Soit parce qu’elle m’emportait, soit parce que j’étais installé dans un de ses vêtements. Elle a eu l’occasion de tout essayer, durant quatre jours. Elle a aussi instauré un certain nombre de rituels immuables qui la faisaient beaucoup rire et qui semblaient également lui faire plaisir. Dès ce matin-là, il ne se passait pas un repas en commun sans qu’elle mime le fait qu’elle était sur le point de me manger. Parfois même entre les repas, elle me mettait dans sa bouche et me mâchonnait gentiment, me regardant d’un air triomphant, mêlé à une expression de regret qui me fait dire qu’au fond, elle avait très envie de m’avaler. Elle prenait donc un air triomphant pour masquer sa réelle défaite, qui était pourtant une victoire sur elle-même, sur ses instincts. Se trouver dans la bouche de cette fille sans que celle-ci tienne un peu à vous était très dangereux, et chaque fois, je craignais un peu plus qu’elle finisse par se décider. D’ailleurs, un soir, alors qu’elle m’avait emmené dans sa chambre pour dormir, elle se déshabilla presque complètement et commença ses jeux de bouche. J’avais remarqué qu’une lueur inhabituelle brillait dans ses yeux, et, après m’avoir abondamment léché, elle me faisait tourner dans sa bouche depuis un moment, après qu’elle se soit arrangée pour exciter mes zones érogènes au point de me faire jouir, calmant ainsi mes gigotements et mes résistances. Cette fois là elle s’aidait de ses doigts et m’ajustait avec sa langue pour me placer dans la position idoine : allongé sur sa langue, tête en avant, les bras le long du corps. Elle s’était arrangée pour que je ne puisse plus vraiment bouger, me trouvant dans une sorte de tunnel formé par sa langue, appliquée à son palais. Je sentis alors qu’elle commençait à incliner la tête en arrière en levant le menton, comme si elle s’apprêtait effectivement à m’avaler.
Quand je me mis à glisser vers sa gorge, je fus pris de panique mais ne pouvant pas bouger, dans la position où je l’avais laissé me mettre, en toute confiance ; je me débattais en pure perte, jusqu’à ce que j’atteigne le pharynx où in extremis, mes bras se dégagèrent pour tenter de freiner ma trajectoire. Mes mains touchèrent les parois glissantes de sa gorge, ce qui produisit immédiatement son réflexe de déglutition. L’effet produit était inquiétant : la partie antérieure de mon corps fut soulevée par l’arrière de sa langue (où il se trouvait encore) au point que malgré mes efforts, je me vis la tête en bas, face au trou béant mais étroit de son oesophage, idéalement positionné pour être avalé. En un éclair, je me rendis compte que je lui avais fait confiance et que maintenant, elle était en train de me trahir, volontairement ou non, de la pire des façons. Etais-je seulement encore en position de m’opposer au fait qu’Adèle soit en train de m’avaler ? Quoiqu’il en soit, et par pur réflexe de survie, je me raidis tout en pliant les genoux et le dos. Etait-ce suffisant pour l’empêcher de m’envoyer rejoindre les restes de son repas ? Ou est-ce qu’au dernier moment, elle s’empêcha de commettre l’irréparable ? Toujours est-il que je me suis rendu plus difficile à avaler, et que cela aura peut-être suffi, non pas à l’empêcher réellement de le faire, mais à lui rappeler que ce qu’elle s’apprêtait à engloutir n’était pas un simple morceau de steak qui ne peut émettre aucun avis ni volonté sur le fait d’être englouti. Par ma résistance, je manifestais que je ne désirais pas être expédié dans ses entrailles pour ne plus en ressortir, et pour y être consumé... Après coup, je pense que si je n’avais pas opposé de résistance, elle aurait considéré que c’était également ma volonté d’être avalé, et dès lors, elle l’aurait fait.
Mais mon heure n’était pas venue. Déjà pour partie dans sa gorge, je sentis son larynx se contracter pour me barrer le passage, dans d’odieux bruits de gorge. Bientôt, je sentis ses doigts sur mes jambes qui me tiraient vers l’arrière. L’instant d’après, j’étais à l’air libre, dégoulinant de salive, dans sa main. Ce soir là, elle me fit suivre de l’extérieur le trajet que j’avais failli suivre à l’intérieur. Laissant, telle une limace, ma trace de bave sur sa peau, elle me fit descendre sur son cou, puis, très lentement, j’arrivais entre ses seins, effleurant plus particulièrement le gauche, pour stationner en dessous de celui-ci, à l’endroit supposé de son estomac. Elle continuait à commenter ce qu’elle faisait :
« - si tu t’étais laissé faire, tu serais là, maintenant » Et elle se caressait le ventre en gémissant. « Hmmm... Tu sais, j’ai bien cru que j’allais t’avaler, cette fois... » dit-elle en me remontant vers son sein en le caressant par mon intermédiaire. Alors qu’elle me laissait un instant de répit, plaqué sur son ventre, afin sans doute que je profite des bruits assourdissant de sa digestion comme si j’étais à l’intérieur ; je lui demande :
« - Un jour, à force de faire tout ça, tu finiras par m’avaler, non ? » Elle me regarda profondément avant de me répondre.
« - hmmm... ouais... peut-être... » répondit-elle en recommençant à se caresser le ventre avec ma personne. Puis, s’arrêtant à nouveau :
« - Tu sais, j’adore te mettre tout entier dans ma bouche. J’aime le moment où tu commences à ne plus résister. Quand tu abandonnes. C’est le moment où je gagne, et où tu perds. A ce moment-là t’es plus tout à fait toi : tu deviens ce que j’ai fait de toi : une proie. Voire un repas. Quand tu rentres dans ma bouche, tu es Martin, puis, peu à peu tu m’appartiens, je te dresse à faire ce que je veux... Alors, quand j’y suis arrivée, tout est possible... »
Avant que je puisse dire quoique ce soit, elle me fit glisser plus bas, vers son pubis, encore recouvert de sa petite culotte. Toujours guidé par sa main, je frotte le tissu et sens l’odeur de son intimité déjà humide. Il est bien certain que c’est encore là que vais passer la nuit, ce soir. Puis elle reprend en me ramenant vers son visage alors qu’elle se redresse en s’asseyant en tailleur :
« - Peut-être que la prochaine fois, ou la fois d’après, je t’avalerai. » M’assure t-elle le plus sereinement du monde.
« - Et... Mais... Tu... Tu me feras ressortir ? » demandais-je timidement, apeuré par la réponse qu’elle n’allait pas manquer de me faire.
« - Ah ! Ça, je sais pas si je pourrais... Peut-être qu’une fois descendu, je ne pourrai plus te faire ressortir. » Je savais qu’elle allait répondre ça, parce que c’est logique : si je passais difficilement dans son oesophage, ce serait encore plus difficile dans l’autre sens.
« - Tu me laisserais mourir ? » demandais-je, définitif.
« - Pas si je peux faire autrement, bien sûr... Mais si je ne peux pas... je te regretterais, mais...»
L’interrompant :
« - Tu me digèrerais sans scrupule !? » me choquais-je (un peu artificiellement, parce que je m’y attendais)
« - Pas sans scrupule... t’exagères...Mais arrête de me parler de ça, tu me donne envie... » dit-elle en riant.
« - Ca te plairait, en fait ? » concluais-je à sa place.
« - Tu rigoles ? Bien sûr que ça me plairait ! Si c’était pas toi, ça ferait longtemps que je l’aurais fait ! Waah, avaler quelqu’un vivant, c’est un sacré fantasme... et je serai peut-être la première à le faire, tu te rend compte ? Et toi aussi, d’ailleurs, c’est super original comme fin : mourir avalé et digéré par sa petite amie, pour son seul plaisir... Ha ha ha !»
Finit-elle en riant et en rêvant. Je savais maintenant ce qui risquait fort de m’arriver, mais je la provoquai quand même en lui disant très froidement :
« - T’es pas ma petite amie, on n’est pas ensemble et t’es qu’une énorme pute qui arrive même pas à gérer son putain de feu au cul... »
Elle sourit en me regardant, et répond :
« - t’as tort de me parler comme ça, tu risque de m’enlever pas mal de scrupules, en fait... Je dis ça pour la prochaine fois que tu te trouveras dans ma bouche... Je pourrais très bien te bouffer maintenant, si je le voulais... Par contre, t’as raison : on n’est pas ensemble. Tu n’est pas avec moi, tu es A moi. Moi, je ne suis pas non plus avec toi : tu es ma propriété, mon esclave. Je fais ce que je veux avec toi et tu n’as aucun moyen de t’y opposer... »
« - Et toi, tu sais pas si demain je serai pas de nouveau à ma taille normale, tu ferais mieux de te méfier ! » la menaçais-je sans y croire. Mais après tout, il fallait bien entretenir cette éventualité. Si j’avais rétréci, contre toute attente, eh bien contre toute attente, je pouvais fort bien retrouver ma taille normale. Sa réponse fut terrible :
« T’as raison. Il vaut mieux que j’en finisse avec toi tant que c’est possible. Je serais trop dégouttée de ne pas l’avoir fait... » Et elle me prit par les jambes avec ses doigts et leva sa main au-dessus de sa tête, alors que sa bouche s’ouvrait, immense.
« - Non ! Arrête ! Je... Je t’en supplie » elle s’était arrêtée, mais je balançais toujours au-dessus de sa bouche. Je sentais son souffle chaud quand elle me dit :
« - Ah tu supplies, maintenant... C’est un peu tard, et puis c’est un peu léger : tu te crois encore quelqu’un, mais là tu n’es plus qu’un casse-croûte en devenir. Dans deux minutes, t’existes plus et plus personne n’entend plus parler de toi... »
« - Je ... Je... Excuses-moi... s’il te plait, Adèle. Je ne recommencerais plus. »
Elle attendait encore et me fit descendre jusqu’à ses lèvres.
« - JE T’OBEIRAI, JE FERAI TOUT CE QUE TU VOUDRAS !!! » criais-je, paniqué.
« - On verra », dit-elle simplement. « Tu sais ce que tu as à faire » rajouta t-elle, et elle me descendit vers son ventre, écarta l’élastique de sa culotte et me déposa à l’intérieur. Je me laisse descendre jusqu’au fond alors que j’entends le claquement de l’élastique qui se referme et sa voix, triomphante et impérative ; comme venant de partout :
« - Vas-y esclave, honore ta maîtresse et peut-être décidera t-elle que ta vie vaut la peine d’être conservée... » et elle s’allongea et profitant de son nouveau sex-toy sans piles.
Je m’exécutai sans attendre.
09:07 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : esclave sexuel, bouche, vore, géante
07.07.2009
23 - Le jouet
Je me réveillais dans un espace clos avec des murs ajourés. Derrière ces murs, la chambre d’Adèle. Je savais très bien où j’étais. J’étais dans une sorte de boîte en osier que j’avais vu tant de fois dans sa chambre. Comment aurais-je pu croire que cette insignifiante boite en osier deviendrait un jour ma prison ? Je croyais voir Adèle étendue sur son lit, semblant faire une sieste. Bien sûr, j’essayais de sortir, et bien sûr, je n’y arrivais pas. J’appelle, je secoue, rien n’y fait ; je n’ai qu’à attendre que l’on vienne me délivrer.
Pendant ce temps, Adèle somnolait doucement, cuvant encore de la veille. Tout à l’heure, alors que son téléphone sonnait et que Martin s’était mis à hurler, elle avait été obligée de le faire taire un peu brutalement. Elle a bien cru qu’elle l’avait tué, broyé entre ses doigts. Elle en était malade, mais quand elle s’aperçut qu’il respirait encore, elle se rendit compte qu’elle était non pas soulagée de ne pas l’avoir tué, mais elle était soulagée du fait qu’elle ait encore son jouet. Elle ne l’a pas formulé comme cela, mais outre le fait de ne pas savoir quoi faire du corps, même à cette taille, elle avait tellement apprécié les exploits de Martin vivant, que c’était rageant de devoir accepter qu’il soit mort alors qu’il était « enfin à elle »… Ces pensées la déculpabilisèrent complètement, si bien qu’elle s’endormit sur les projets de jeux avec Martin qui n’étaient pas sans l’exciter au plus haut point. Du reste, elle était presque décidée à le « garder » pour elle, même si Vanessa revenait ces jours-ci. Elle craignait un peu les réactions de celle ci, mais, Martin n’étant plus du tout en odeur de sainteté auprès d’elle, Adèle se disait qu’il y aurait toujours moyen de présenter les choses sous un jour avantageux pour elle. Elle avait donc pris sa décision et restait bien décidée à profiter de ce que lui offrait le destin. Alors qu’Adèle grognait dans son demi-sommeil, Martin pensait également et tentait de mettre au point une stratégie. C’était difficile et pourtant très simple. Il était à sa merci. En la contentant, il pourrait probablement obtenir d’elle quelques concessions qu’elle n’était pour l’instant pas décidée à céder. Il n’en avait pas envie, et pourtant, il ne pouvait ignorer ses propres réactions physiques : à plusieurs reprises il a été très excité pendant qu’Adèle l’utilisait pour son propre plaisir. Donc, ce que lui faisait Adèle lui plaisait assez, malgré la perte de contrôle que cela impliquait. Il n’aimait pas l’idée d’être inférieur et soumis, mais l’érotisme de l’amour avec Adèle, géante ou non, lui plaisait, même s’il y avait un côté écœurant dans l’énormité de ses formes et de ses sécrétions… La conclusion de tout cela, c’est qu’il devait lui obéir, au moins un temps, et même tenter de profiter des aspects agréables de sa condition, si peu qu’ils existaient. Après quoi, Vanessa reviendrait et il faudrait probablement qu’il se résolve à se faire examiner par le corps médical. C’est dans ces dispositions que les deux colocataires se trouvèrent.
« Après tout, c’est une amie, je peux bien la laisser en profiter un peu… Et une fois que j’aurais atterri dans un labo, ça risque d’être beaucoup moins bandant… » Me disais-je, tout surpris par tant de bon sens et de raison… J’avais décidé de me livrer. Ça tombait bien, Adèle émergeait de sa pseudo-sieste et regardait par ici. J’étais à sa merci et elle le savait : autant jouer son jeu puisque je ne peux plus jouer le mien. C’est la seule chance que j’ai de pouvoir obtenir des ménagements.
« - Salut » disais-je simplement alors qu’elle me regardait maintenant du dessus de sa boite en osier ouverte. Son visage bouchait tout l’horizon, au sens propre comme sens symbolique. Je ne pouvais l’éviter ni lui échapper.
« - Salut petit Martin » répondit-elle doucement. « ça va ? » ajoutât-elle sincèrement.
« -Ca va… écoutes, il faut que je te dise… » commençais-je
« - oui ? » répondit-elle comme si elle attendait que j’entame la conversation.
« - Eh bien… (j’avalais ma salive) je voulais te dire que j’étais… désolé. (je pris ma respiration et la regardais dans les yeux). J’étais en colère contre toi, tu m’avais abandonné, puis tu m’as forcé à faire tout ça… Mais je veux qu’on reste dans de bonnes relations, comme avant, ok ? » …Je n’étais pas sûr que ça suffirait… Sa réponse :
« - Mmmm… mais, on n’est plus comme avant, petit Martin… » me répondit-elle en me sortant de ma boîte. « maintenant tu es dépendant de ma bonne volonté, tu profite de moi. Si je m’occupe plus de toi, qui le fera ? Tu ne peux pas partir d’ici, et ici tu finirais tué par une araignée ou par un rat… Tu refuses mon aide en me rejetant ! Tout ça parce que je t’ai un peu taquiné. T’as pas détesté, d’ailleurs, à ce que j’ai vu. »
J’écoutais dans sa main alors qu’elle s’était assise sur son lit. Que pouvais faire ?
« - Oui, c’est vrai, mais j’aime pas qu’on me force. J’ai bien envie de te faire plaisir mais comprends qu’à ma taille j’ai en permanence peur pour ma vie ! T’es la seule personne, t’es une amie, que j’aime mais sans te rendre compte tu peux me tuer ! »
« - c’est vrai, bon, j’étais bourrée, j’ai un peu abusé, mais t’es pas cool aussi. Mais c’est vrai que je me rends pas compte de ce que ça fait d’être aussi petit. Combien tu mesures au fait ? » C’était bien mon Adèle, ça, à poser des questions idiotes au milieu d’une conversation ultra sérieuse…
« - comment veux tu que je le sache ? » répondis-je en levant les bras au ciel. Et sa bouche s’étira en un sourire amusé :
« - Attends ! » dit-elle en m’emportant sur son bureau et en commençant à le fouiller. « Je crois bien que j’ai un centimètre de couturière quelque part, par là… Oui ! Regardons… »
Et elle m’allongea à plat sur son bureau, le mètre à côté, sa main me recouvrant entièrement…
« - ah, quand même ! » dit-elle : « huit-et-demi. Tu mesures huit centimètres et cinquante millimètre. » Dit-elle le plus naturellement du monde. J’avais pourtant l’impression de peser une tonne.
« - Et de largeur ? bof… pas plus d’un centimètre quarante. T’es plus petit que ma clé USB, mais t’es plus souple… c’est pour ça que j’ai failli t’avaler… hé hé hé ! »
Je me forçais à rire avec elle en accord avec mes nouvelles résolutions ; mais le cœur n’y était pas. Je venais d’apprendre très précisément la rigueur de ma condition. Cela me confirmait que je n’étais désormais plus adapté à mon environnement et qu’il me fallait dès lors une puissante protection : Adèle. J’en paierai le prix s’il le fallait. Je regrettais Vanessa qui n’aurait jamais osé un tel chantage, mais je n’avais pas d’autre choix. J’aurais aussi pu tomber sur tellement pire…
« - Alors « Huit-cinquante » tu vas être gentil maintenant ? » me demanda-t-elle finalement d’un air de défi.
« - Oui. Je serais plus cool »
« - tu veux bien sortir avec moi, alors ? » dit-elle alors que son sourire s’élargit et qu’elle peine à ne pas rire
« - Bien sûr … c’est… c’est même un … honneur » tentais-je maladroitement.
Et elle eclata de rire en me disant :
« - Allez viens, on va se faire à manger, j’ai une de ces faims… Je te promets : je vais essayer de pas te bouffer sans faire gaffe… t’es mon nouveau petit ami, maintenant. Le plus petit ami du monde ! ! ! » Et elle riait de plus belle en m’emmenant vers la cuisine. Je riais timidement avec elle. Que faire d’autre ?
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