14.06.2009

Entracte ?

 

Je signale à mes fidèles lectrices et lecteurs que je leur propose une toute nouvelle histoire qui devrait les intéresser : sur le site dont le lien figure ci-dessous, vous pouvez lire et participer à une histoire INTERACTIVE en français sur le site writing .com. C'est très simple et très amusant. je participe à certaines histoires depuis un moment, mais c'est en anglais, alors c'est que même quand on se débrouille à peu près, ça gâche un peu le plaisir... Si le début de l'histoire vous plaît, j'espère que vous rajouterez des chapitres. N'hésitez pas: c'est fait pour ! Vous qui me lisez et qui aimez apparemment mes histoires, sachez que moi aussi, j'aimerais bien lire des histoires en français qui tournent autour du vore et des géantes... Alors voilà, c'est l'occasion pour vous de vous exprimer: j'ai hâte de voir vos contributions... 

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http://www.writing.com/main/interact/item_id/1570997

03.06.2009

22- Gueules de bois

 

 

 

 

                       Rien de tel qu’un pachyderme pour réveiller un moucheron. De mon coussin, j’entendais le monstre se réveiller. Courbatu et abattu, je ne bougeais qu’avec difficulté. J’envisageais de me cacher, d’attendre le retour de Vanessa et de lui demander sa protection contre Adèle. Tant pis si je crevais de faim et de dégoût (je puais encore atrocement).  Où ? Où pouvais-je bien tenter de disparaître pour échapper… Trop tard : elle est là, dans le salon qu’elle balaie du regard, comme cherchant d’un air inquiet un bien précieux. Elle me voit et immédiatement, se dirige vers moi en disant :

« - Oh ! Martin, tu es là… J’ai eu tellement peur ! Je… »

Et elle est déjà sur moi, sa tête s’approchant à quelques centimètres tout en me parlant. Son haleine est plus effroyable que jamais, ce qui contribue à me faire adopter une position de crainte. Je me lève à peine que je tombe en arrière.

« - Pouah ! Ce que tu pues ! Comment est-ce qu’on peut être aussi petit et puer autant ? » Et elle me prit entre ses doigts et m’emmena à la salle d’eau. Je ne répondis rien. Elle ne m’aurait sûrement pas entendu et ce que j’avais à lui dire était de toute façon assez peu agréable à entendre. Du genre,  « t’as pas senti ton haleine, ce matin » ou, en réponse à sa question : « on peut être aussi petit et puer autant en passant la nuit dans la culotte d’une truie lubrique comme toi ». Mais à quoi bon? J’étais à nouveau entre ses mains et je savais qu’elle avait déjà fait sauter les barrières que les restes de sa morale tentaient faiblement de lui imposer encore… Quoique.

 

                       Je me retrouvais rapidement sous un jet d’eau tiède et dans le bain moussant du lavabo qui aurait pu me servir de piscine. Très délicatement, Adèle me savonnait et me rinçait, pour finalement me sécher dans une serviette propre. Elle était concentrée sur sa besogne et on voyait bien que la soirée d’hier avait été rude. Je n’arrivais pas vraiment à la haïr : elle paraissait attentionnée et ressemblait à l’Adèle que j’avais bien connue.  Mais peut-être ne se rappelait-elle pas de notre soirée ? après m’avoir séché et ramené au salon, elle dit doucement d’un air gêné :

«  - Ecoute, Martin… je … j’ai été un peu loin, hier soir, non ? »

«  - Heu… » moi aussi j’étais brillant.

«  - Je suis désolée si j’ai été un peu trop… directive, je sais pas, en même temps on peut plus rigoler avec toi depuis que t’es comme ça, c’est vrai… ?!! »

«  - Ouais enfin t’as été un peu loin là, t’as failli me tuer, tu t’en est même pas rendue compte !!! » Dis-je du ton de celui qui ne veut pas s’énerver mais qui est quand même  très agacé et déçu.

« - Te tuer… » dit-elle songeuse. « C’est vrai, ça aurait pu arriver, sans que je le veuille, mais j’étais emportée et je… je ne contrôlais plus rien… Et puis j’ai adoré ça. Comment ça à fini, au fait ? » demanda-t-elle soudain . Elle était à nouveau un peu exaltée et inquiétante. Je venais de lui dire que j’avais failli mourir de son ardeur au plaisir, mais ce qu’elle voulait savoir, c’est comment ça avait fini. Autant ne pas trop s’illusionner : elle pouvait très bien « perdre le contrôle » à nouveau. Il fallait tenter de jouer le jeu. Cacher mes sentiments ou me servir des siens…

« - Tu ne te souviens de rien ? » me demandais-je en fait à moi-même parce que je ne pouvais pas imaginer qu’elle fut amnésique à ce point…

« - Je crois que si, mais pas jusqu’au bout… J’ai joui sur toi mais… » dit-elle en souriant du coin des lèvres. « - Je sais plus trop après, c’était tellement… j’étais complètement… »

« - Beurrée !!!... » L’interrompis-je bêtement pour faire le malin. « En fait, tu t’es endormie direct après… » ajoutais-je.

« - Et toi ? » s’inquiéta-t-elle enfin

« - Moi aussi… » répondis-je simplement. « J’en pouvais plus, en fait » ajoutais- pour me justifier.

« - Wouah, j’y crois pas : t’as passé la nuit dans ma culotte, alors ? » riait-elle, savourant sa prouesse.

« - J’étais prisonnier ! dès que j’ai pu sortir, je suis sorti et crois bien que ça n’a pas été facile ! » T’aurais pu me tuer quinze fois avant que j’arrive au salon.

« - T’as pas idée à quel point … » dit-elle, énigmatique, en s’allongeant le long du tapis… « Quand je me suis réveillée, j’ai passé quelques minutes à me demander comment ça s’était fini. Quand je t’ai pas trouvé j’ai cru que ce que j’avais rêvé s’était réellement passé. Jusqu’à ce que je te voie, j’en étais pas sûre, mais quand je me réveillais, j’étais encore dans mon rêve, que je croyais vrai. »

« - Et… C’était quoi ton rêve ? » lui demandais-je timidement. J’avais la gorge sèche.

« - J’ai rêvé qu’après avoir fait l’amour avec toi, je te sortais de ma culotte et que je recommençais à te sucer et à te mettre dans ma bouche. La différence, c’est  que je voulais plus m’en contenter. A un moment, dans mon rêve, je me souviens que je me disais « mmm… je peux pas résister… j’ai vraiment trop envie de l’avaler… »  Et finalement, je l’ai fait… Ca paraissait tellement vrai ! Je te sentais descendre dans mon ventre et bouger encore à l’intérieur. J’ai encore joui, je pense, et tu n’étais plus dans ma culotte, donc j’avais vraiment l’impression que ça s’était passé… Tout cela est tellement fou, tout ce qui m’arrive avec toi est invraisemblable, alors un peu plus, un peu moins… »

 

J’étais médusé. Adèle me racontait "ma mort" sous l’angle de son plaisir et de son rêve sans qu’elle pense un seul instant à mon sort…  Alors je lui rappelle :

« - Ca fait quand même une légère différence pour moi, mais ça à pas l’air de te gêner ! » En riant, et sur un ton qui se veut rassurant, elle répond :

« - Mmm… je te parlerais encore, mais toi, tu pourrais plus me répondre. Tu serais devenu un petit tas de bouillie avant que je puisse réaliser…  Je m’en voulais tu sais, quand je croyais encore l’avoir fait ! » se justifiait-elle (sans me convaincre). « En fait, la première chose que j’ai pensé, c’est « qu’est ce que je vais dire à Vanessa  ?», et puis je me suis dit que je lui dirais que t’as disparu, et c’est tout. Elle aurait jamais rien su, et personne n’aurait jamais su quoique ce soit. » continuait-elle.

« - Sauf moi » dis je, comme pour me faire encore exister.

« - c’est sûr, tu l’aurais su, mais t’en aurai parlé à personne ! » assura t-elle dans un de ses rires coquins qui ne me plaisaient plus du tout. De plus en plus froid, mais tout de même légèrement troublé par cette évocation, je conclu en disant :

« - Donc, tu as vraiment apprécié le fait de me manger entier et vivant ? »

« - Mmmm… désolée mais oui… » Répondit-elle sans aucune hésitation d’un air qui n’était pas le moins du monde désolé. Si je ne contre-attaquais pas très vite, ce qu’elle avait rêvé m’arriverait, tôt ou tard. Alors je l’ai défiée. Quitte ou double.

« - De toute façon, tu pourrais pas m’avaler, je suis pas assez petit. Tu t’étoufferais… » Elle pouvait très bien décider de me prouver que j’avais tort.

« - Mouais, peut-être… » Répond-elle comme si elle y avait déjà pensé. « T’es prêt à risquer ta vie là-dessus ? » reprit-elle. Elle y avait déjà pensé : que répondre ?

« - Tu me tuerais pas consciemment ?» demandais-je, car c’était finalement la seule question. Sa réponse allait décider de ma vie.

« - Non, en fait, si je résiste à l’envie de t’avaler, c’est pas que tu soit trop gros  pour cela, mais c’est pour te faire ressortir… si j’étais sûre d’y arriver, je le ferais. » Dit-elle tranquillement.

« - Même si je ne le veux pas ? » continuais-je

« - Tu peux toujours dire que tu veux pas , mais ton corps me dit autre chose » Conclut-elle. En effet, je bandais… Pas franchement, franchement, mais c’était évident que l’évocation de ma dévoration par Adèle m’excitait… Que pouvais-je dire ? que pouvais-je argumenter, surtout avec Adèle… Mon corps, et même mon esprit me trahissait. Je n’avais plus d’instinct de survie. Je me laissais tomber en pensant, résigné, que si Vanessa était là, Adèle ne la laisserait pas me torturer ainsi. Ou alors elle serait outrée et se désintéresserait de moi… Je ne le saurais sans doute jamais. Adèle savourait sa victoire et mon anéantissement, je n’osais plus relever la tête pour la regarder. Je ne savais plus quoi dire. J’étais prêt. Prêt pour devenir sa nourriture, pour devenir elle…  Elle me prit entre ses doigts et m’amena à son visage pour me regarder. Je criais comme un animal blessé, et lui hurlais : 

« -Si tu fais ça t’y penseras toute ta vie et tu le regretteras !!! tu pourras plus te regarder en face. »

« - Hou, et Dieu me punira ! Hahaha !!! » Rit-elle en me montrant sa gorge déployée.

« - Je vais pas te manger, petit idiot, je t’aime bien. Ce que je veux, c’est qu’on passe d’autres moments comme hier soir… » Dit-elle, essayant de me rassurer.

« - Quoi ? Mais c’est trop dangereux, tu te rends pas compte. On peut pas … » elle m’interrompit

« - Y’a que le premier pas qui coute… Maintenant qu’on l’a fait, on est ensemble. Je m’occupe de toi et  tu feras ce que je dis. »

« - Oh, non… » dis-je en gémissant.

« - Mais quelle vie tu vas avoir comme ça ? Et puis y’a plus que moi qui veuille te voir ! Vanessa, tu compte sur elle mais tu la dégoutte, elle me l’a dit. » Renchérit-elle

Puis le téléphone d’Adèle sonna, elle alla décrocher avec moi dans sa main, pris de frénésie et de peur je hurlais :

« - Au secours ! Aidez-moi ! »

Elle m’enserra dans sa main et tout fut noir, ma voix étouffée. Peu après je m’évanouis.

 

13.05.2009

21- La nuit

 

 

 

                       « - NON !!!!!! NON !!!!!!! ADELE !!!!!! NOOOOOOON ! » J’ai crié à me faire exploser la tête. Elle m’a entendu. Elle arrête.

« - Quoi ? Tu veux pas ? T’es dégueulasse, après ce que je viens de te faire ! Et puis ça t’as pas gêné avec Vanessa !!! »

« - Mais j’avais pas le choix, elle allait m’étouffer, et … » Me défendais-je, outré.

« - Tu parles, elle est plus maline que moi. Elle fait semblant de te rouler dessus en dormant… » Dénigra Adèle. Mi- incrédule, mi- choqué par l’hypothèse, je répondis :

« - Quoi ?!! » avec une grande pertinence.

« - Allez, c’est bon, fais moi plaisir, je suis sûre que ça va te plaire. J’ai trop envie !!! »  Reprend-elle.

« - Jamais !! Arrêtes-ça ! t’es complètement saoule… Tu me dégouttes !!! »

Et ça, rétrospectivement, je crois que c’était la parole de trop. D’un coup, je me suis retrouvé non pas à la merci d’une amie un peu bourrée et pleine d’envies pas nettes, mais dans le poing serré d’une géante en colère, au désir frustré, et qui était parfaitement consciente qu’elle pouvait se libérer de son désir et de sa colère dans un même mouvement, sans même avoir à passer par mon consentement. Son regard changea, elle se redressa dans son lit en me fixant, l’œil dur et déterminé. La bouche mi-ouverte, un léger rictus commençait à se redessiner sur ses lèvres. Puis son pouce vint sur ma tête, pour m’enfoncer dans le creux de sa main. Celle-ci bougea et m’emmena. Je criais à nouveau :

« - Adèle ! Non ! Excuses –moi ! Non… Hmmpf ! »

Quand son poing s’ouvrit, ma tête s’enfonça dans la chair  de ce que je reconnus assez vite pour être son sein. Elle m’y maintint et m’y frotta assez vigoureusement, essentiellement contre son téton. Elle commençait à sérieusemant s’échauffer, et je me rendais bien compte que toute résistance, tout cri était inutile. Elle irait maintenant jusqu’au bout de son désir. Je n’avais qu’à espérer qu’il ne me soit pas funeste, encore une fois. Une fois son sein bien agacé, elle me descendit le long de son ventre, tout doucement, en me remontant de quelques centimètres, me redescendant de quelques uns de plus, si bien que sous sa main, sous sa couette, sous son empire ; elle m’amenait vers mon ultime destination : son plaisir. Quel qu’en soit le prix pour moi.

 

                       Ma peau, fine et délicate, chauffait atrocement de l’effet du frottement contre la sienne, qui était bien plus rude et épaisse. La moindre irrégularité de celle-ci m’était douloureuse, mais cela, Adèle ne pouvait ‘en rendre compte. Je l’en informerais peut-être, si je n’étais pas démembré du fait de son action. Pour l’heure, il n’était plus question de résister tant que sa main me contrôlait ainsi. Je n’avais plus qu’à la laisser se satisfaire et éviter de résister, ce que je pensais être la meilleure solution pour ne pas être blessé. Soudain le duvet se transforma en poils, puis en toison. J’y étais. Sa main me plongea directement dans ses profondeurs, comme si elle avait hésité encore un peu avant d’aller jusqu’au bout de sa trahison. L’odeur était forte, envahissante, mais pas aussi insupportable que je commençais à me l’imaginer. Il faut dire que je sortais d’une bouche à l’haleine passablement chargée : la sienne. L’obscurité était totale. Je n’entendais plus rien, sauf le frottement de mon corps sur ses poils, qui se transforma  très vite en frottement humide. Je n’y gagnais pas en odeur et en auto-estime, mais je gagnais un certain confort de la peau. Je glissais comme si j’étais glycériné contre son sexe qui dégorgeait abondamment de désir ; ses poils eux-mêmes étaient mouillés, sa main également, ce qui fait que j’étais encore dans une atmosphère où j’avais tendance à faire des bulles en respirant. Quand je pouvais respirer. J’étais toujours proche de l’absorption, au moins partielle dans son vagin, mais son action visait grossièrement à me frotter autour de son clitoris, ce qui finit par avoir l’effet souhaité. Mais Adèle voulait prendre son temps, et, je pense, ménageait des temps d’arrêt pour vérifier que j’étais encore conscient. Sa main se fit moins lourde et finit par se retirer un peu de moi, tout en restant dans sa culotte. J’étais situé exactement sur sa fente, les deux pieds callés sur la naissance de ses fesses. Dès que la pression se relâchait, j’en profitais pour bouger et vérifier l’état de fonctionnement de mes membres. Où que je m’appuie, tout est gluant et humide. Un poil qui s’est détaché d’elle s’est enroulé autour de moi sans que je puisse m’en défaire. Puis une lumière me parvient de vers son ventre. Elle à soulevé la couette et me parle. Incroyable ! Je ne suis pas encore  qu’un objet  qu’on utilise…

 

« - Putain, qu’est-ce t’attends, Martin ? Vas-y rentre ! Merde !! »

« - Quoi ?!! » ne puis-je que dire , reprenant mon souffle.

Qu’elle ait entendu ou non n’a aucune importance :

« -Tu fais chier ! Pénètre-moi ou je t’y fous la tête première ! »

Les deux solutions sont techniquement possibles, et je préfère de loin la première, même si je me demande ce qu’elle attend exactement de mes performances… Quoiqu’il en soit je n’ai plus qu’à m’exécuter. Avec la meilleure volonté, j’introduis sans peine mon tout petit sexe bien dur dans son immense chatte molle et goulue. J’essaie d’amplifier au maximum les mouvements de mon bassin afin qu’ils ne passent pas inaperçus, et de fait, il me semble que je sens tout son sexe frémir. Ses lèvres se contractent et semblent rendre plus de liquide encore. Je l’entends dire quelque chose  d’inaudible mais qui trahit la satisfaction des ordres exécutés. En gémissant, elle laisse sa culotte se refermer sur mon corps et sa besogne, cependant que sa main se glisse par-dessus le tissus entre ses jambes qui se referment. La pression devient intense tout autour de moi. Je sens à nouveau sa main sur moi, à travers le tissu. Elle bouge à nouveau et me presse, me frotte et m’enfonce entre ses lèvres et contre son clitoris. Son sexe vibre autour de moi, je le sens prêt à m’engloutir, tandis que mon sexe est toujours vaguement à l’intérieur. Cependant, je ne bouge plus par moi même, Adèle ayant repris l’initiative de son plaisir. De plus en plus intensément, je suis complètement livré à ses appétits, alors qu’elle ne prend plus la peine de s’arrêter pour vérifier si elle ne m’a pas broyé. Rien ne peut plus s’interposer entre elle et son orgasme à venir. Quelques minutes plus tard, elle vibre au paroxysme de son plaisir alors qu’autour de moi, la pression est à son comble. Plus mort que vif, je sens peu après sa main se retirer. Je ne peux plus bouger. Je suis collé, et courbatu, sans force… 

 

                       Dans un silence seulement troublé par de vagues et lointains bruits corporels, je tente de reprendre mon souffle. L’air que je respire est moite, brulant et rare. Je ne sens plus vraiment l’odeur, qui m’imprègne et m’habite. Je ne sais plus dans quel sens je me trouve, encore moins quelle est sa position à elle. Je ne peux que penser, et encore. Je m’en passerai bien. J’envie l’existence d’un simple gode, qui lui, au moins, n’a pas la conscience de ce qu’il est. Il n’a probablement pas le sentiment de se faire violer et trahir, comme moi. J’ai comme un pressentiment, dans l’état et dans l’endroit où je me trouve, que  je vais devoir un peu m’habituer au mode d’existence d’un gode, et donc à son niveau de conscience. Cependant, quelques minutes ayant passé, je bouge mes membres les uns après les autres, alors qu’autour de moi, Adèle ne semble pas bouger. Je suis entre ses lèvres, contre lesquelles le haut de ses cuisses me presse à travers le tissu souillé de sa petite culotte. Je suis enfermé, coincé en elle. Elle m’a possédé, humilié… et oublié. Je suis las et j’ai comme le vertige, j’ai l’impression que je vais m’évanouir.

 

                       En fait, Adèle s’est endormie d’un coup, terrassée par les effets conjugués de sa cuite, de son orgasme  et de l’heure avancée… Mêmes causes, mêmes effets, j’ai dormi aussi, avec ce réveil inouï : d’ habitude on rêve de choses invraisemblables pour retrouver la normalité à son réveil ; cette fois au contraire j’avais rêvé d’une vie normale, de ma vie d’avant… mais en me réveillant, je dus me refaire à l’idée que je venais de passer la nuit entre les cuisses de ma colocataire, poisseuses encore de son désir et de son plaisir ; prisonnier de sa culotte, souillé comme elle des flots odorants de son sexe. Devenu son jouet sexuel, elle m’avait oublié à ce qui semblait être devenu ma place aussitôt son désir assouvi. Dessaoulé et honteux, furieux contre elle et contre moi-même, je développais une haine sauvage. Mais je ne pouvais rien faire pour me venger qui ne mit directement ma vie en péril. Elle me détenait sans même s’en rendre compte, mais en l’ayant voulu. Elle avait exercé sa toute puissance sur moi pour assouvir son désir malsain. Mais je pouvais peut-être fuir. Adèle avait bougé et c’est probablement cela qui m’avait réveillé. En me retournant, dans le noir le plus complet, je commençais à chercher en vain une issue. En tentant de ressortir par l’endroit où j’étais entré : élastique supérieur avant de sa culotte, impossible. J’ai alors compris qu’elle s’était retournée à plat ventre. Je rencontrais donc le lit que pressait tout le poids de son corps. De chaque coté, ses cuisses. Impossible de trouver les limites de sa culotte, alors passer dessous… Il ne me restait plus qu’à grimper « côté fesses » pour tenter de trouver une issue. J’ai hésité. Je pouvais peut-être sortir de sa culotte, mais n’étais-ce que pour me retrouver dans  son lit immense avec cette géante qui pouvait m’écraser du plus infime de ses mouvements nocturne. Du moins ici, dans sa culotte j’étais prisonnier, mais j’étais en sécurité. J’avais encore de cette fierté imbécile qui me provenait de l’époque où j’avais une taille normale ; c’est pourquoi j’entrepris de sortir, me disant qu’ayant le choix de sortir ou de rester, je ne POUVAIS choisir volontairement de rester dans la culotte de quelqu’un d’autre. C’était lui donner raison de m’y avoir mis, en quelque sorte… Je n’étais pas encore prêt à l’accepter. J’entrepris donc de sortir, quelqu’ en soit le prix, si je le pouvais.

 

                       Après quelques difficultés, je grimpais donc en m’accrochant au tissu de la culotte, côté fesses. Je réussis à me frayer un passage jusqu’à la moitié de l’arrondi de ses fesses, suivant le seul espace : sa raie… Tout en évitant de regarder, j’avais bien conscience de l’endroit où je me trouvais. L’odeur, du reste ne pouvait que me le rappeler. Rien d’insupportable, juste une odeur de circonstance, mélangée aux effluves de la nuit et du sexe…  un peu plus haut, le tissu devint mon plafond, et si je pouvais désormais m’aider de mes pieds, ceux-ci s’enfonçaient parfois d’un coup, glissant dans les profondeur de l’entre fesse d’Adèle, ce qui rendait ma progression chaotique. Je tombais plusieurs fois pour me retrouver à mon point de départ. Après une heure, me semblait-il, j’en étais toujours au même point et plus épuisé qu’avant… En désespoir de cause, je tentais donc une reptation par l’entre fesse, ce qui me donnerait plus d’appuis et me ferait aboutir au bas de ses reins où l’élastique de sa culotte ne pouvait que se trouver un peu décollé de son corps en raison de son anatomie. Enfin il me semblait avoir observé qu’il en était ainsi sur les autres…  Au milieu de son cul, presque tout entier entre ses fesses, j’arrivais à ramper, jusqu’au moment où mon pied gauche perdit son appui pour en retrouver un plus bas, dans un espace. Je sentis que ce qu’il avait touché réagissait en se contractant. Le problème, c’est qu’à la suite de mon pied, tout mon corps semblait entraîné, comme dans des sables mouvants. Je m’enfonçais dans son cul et maintenant tout autour de moi, ses deux immenses fessiers réagissaient aussi. Mon affaire était mal engagée, et mon pied aussi. Je le sentais prisonnier. Je n’avais que peu de prise, sauf le tissu de cette maudite culotte, qui venait avec moi et contribuait à m’enfermer un peu plus entre ses fesses. Voulant reprendre un point d’appui qu’il ne trouva jamais, mon pied droit alla rejoindre l’autre où tout, en cet endroit, aboutissait : l’anus d’Adèle. Je m’enfonçais de plus belle maintenant que je n’avais plus aucun appui, mes mains tétanisées , crispées sur le tissu qui lui aussi d’entortillait pour former sur ma sollicitation une sorte de string improvisé qui rentrait avec moi toujours plus profond dans son cul. Je commençais à fatiguer. Je n’arrivais plus à bouger. Je me demandais : si je lâche le tissu, m’enfoncerais-je plus ? Mes jambes étaient entièrement enfoncées et le reste de mon corps était enserré entre ses fesses. Pouvais-je tomber plus ? Au contraire, ne pouvais-je pas mieux m’en sortir en … ?

 

                       Sans pouvoir finir mon questionnement tout bougeait à nouveau autour de moi. Je me sentis basculer avec mon hôte… « Oh, non… ! » , me lamentais-je, la voix déchirée et désespérée. « Non, elle ne va pas se retourner sur le dos… ! » Je redoutais la réponse, sur laquelle je ne pouvais absolument pas influer. Le sang ne me monta pas à la tête, ce qui aurait été le cas si elle s’était remise sur le dos, par contre le tissu de la culotte qui m’avait suivi entre les fesses commença à se rapprocher pour toucher ma tête. Il fit rapidement pression sur mon crâne. N’ayant que le vide sous mes pieds, je ne pus que m’enfoncer dans ce vide. Mes hanches et mon bas ventre s’y enfoncèrent, tandis que l’odeur, à ce stade, devenait beaucoup plus nauséabonde. Encore quelques millimètres, puis tout s’arrêta. Je n’osais faire un geste. Je n’avais jamais entendu Adèle péter, les filles font cela discrètement, quand cela arrive. Mais là, dans le sommeil, endormie comme une masse, le trou du cul sollicité de façon inhabituelle… tout pouvait arriver, et un élargissement soudain de cet orifice pouvait signifier ma fin.  En tâtant mon environnement direct, je me rendis compte que j’arrivais à saisir ce qui semblait être une couture extérieure de sa culotte. Je tentais aussitôt de tirer. Non-seulement ça résistait, mais aussi cela me tirait de l’anus d’Adèle. Je me tractais de plus belle, rassemblant toutes mes forces. Bientôt,  je me sortais tout entier de son cul, mais également de sa culotte. Je tombais sur le matelas d’une petite hauteur. Dans la pénombre, je compris ce qui s’était passé. Adèle ne s’était pas retournée, mais s’était recroquevillée sur le côté, les genoux contre le menton, ce qui explique le comportement de sa culotte, et son influence sur le mien… Je ne m’attardais pas à considérer la situation et je courus  vers le haut du lit, vers l’air libre… sorti de la couette sans encombre, j’aperçus les épaules et les cheveux d’Adèle. Dans un gémissement elle se mit à bouger. Je n’eus que le temps de me jeter sur le côté. Son bras gauche venait de s’abattre à côté de moi. Elle s’était remise sur le dos. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qui me serait arrivé si j’étais resté là-bas à attendre qu’elle se réveille… J’avais survécu, pour cette fois, mais j’allais devoir en tirer les conséquences. Arrivé je ne sais comment dans le salon, je titubais à l’air libre, grimpais sur « mon » coussin, et, puant comme un mort, je m’affalais pour finir ma nuit sans rêve.