07.09.2008
12 - Déception
Longtemps, je me suis couché de bonne taille. Parfois, à peine mon corps allongé, je n’avais pas le temps de me dire « je m’endors » que déjà… Mais je n’avais plus la bonne taille et mon corps avait fait le contraire de s’allonger. Cela m’angoissait au point que j’essayais de penser à n’importe quoi plutôt qu’à mon état pitoyable. Retrouver cette première phrase de La recherche du temps perdu fut une de mes occupations cette nuit là. Pas question d’aller vérifier. Livre trop loin, trop haut, trop lourd… Il pouvait, littéralement cette fois-ci, m’assommer.
Pourtant je voulais vite m’endormir, ne serait-ce que pour me réveiller. Si possible à la bonne taille. Je passais une nuit affreuse, peuplée de rêves dérangeants et étranges… J’ai du dormir, malgré tout, mais d’un sommeil léger durant lequel le cerveau reste en activité, et pense ressasse, compile, ratiocine et conjecture… un sommeil épuisant, et enfin, un réveil décevant. La télévision était éteinte. L’une des filles avait du venir plusieurs fois voir ce que je devenais, au cas où… L’une d’elles avait du l’éteindre.
En fait, il était plus de 10 heures et elles étaient déjà levées. Vanessa avait été prendre l’air et Adèle était là, les traits un peu tirés ; elle avait l’air de ne pas avoir très bien dormi, elle non plus. On devait être dimanche, puisqu’elle était là. Elle qui sortait toujours le samedi, et moi qui l’accompagnait parfois, nous étions restés, cette fois, tenir compagnie à Vanessa qui n’aimait pas l’ambiance des samedi soir en ville. C’était inhabituel mais justifié. Adèle vint vers moi et nous eûmes ces réflexions en commun. Elle me saisit doucement, m’enserrant dans sa main pour la première fois. Seule ma tête dépassait de son poing fermé et sa main gauche, qu’elle mit en dessous de la droite, dans laquelle je me trouvais, était superflue, étant donné que mes pieds s’appuyaient fermement sur les plis de sa main refermée, du côté du tranchant. Puis elle me posa délicatement sur la table de la cuisine où elle était en train de boire son bol de café. J’étais moins haut que son bol. C’est précisément quand je faisais ce constat qu’elle dit :
« - Tu serais pas un peu plus grand qu’hier ? »
Un coup au cœur. J’ai du devenir blanc. Je la regardais avec hostilité sans rien répondre. Elle s’aperçut toute seule que son impression était fausse et qu’elle aurait du se garder s’en faire état devant moi. J’avais mal au ventre.
« - T’as pas faim ? » demanda-t-elle pour passer à autre chose.
En fait, oui. Je n’avais pas mangé depuis avant-hier. Je n’en avais eu ni l’envie ni le loisir.
« - Si, j’ai tellement faim que je pourrais engloutir un petit pois entier ! » ironisais-je pour tenter de la remettre à l’aise.
En souriant, elle dit :
« - Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? »
Nous résolûmes qu’elle m’étalât un peu de beurre et de miel sur une petite croute de pain. Ce n’était pas très facile à manger. Trop dur et trop sec. Elle mangeait un pain au lait avec du Nutella, ce qui me semblait mieux convenir, du moins pour la consistance. Elle me dit :
« - Tape dedans, prends ce que tu veux, je mangerais après.
- tu peux l’entamer un peu ?
- Bien-sûr.
Le pain au lait (qui était plus long, plus lourd, plus large que ne l’était maintenant mon corps) fut soulevé sans effort par Adèle et introduit sans plus d’efforts dans sa bouche soudain immense. Suivant des yeux toute la scène, je devais avoir l’air effaré, si bien qu’en mâchant le quart de pain au lait qu’elle venait de soustraire, elle dit en me taquinant et en montrant le pain rouvert en son milieu et tartiné de Nutella:
« - Tu veux pas rentrer dedans ? C’est juste ta…
- va te faire foutre, t’es trop conne ! », Hurlais-je en reculant et tombant à la renverse sur l’opercule d’un yaourt qui traînait là.
Le dos plein de yaourt je me redressais alors qu’Adèle pris sa serviette pour m’essuyer. Comble de l’humiliation, je m’aperçus que j’étais entré en érection, ce qui ne pouvait pas avoir échappé à celle de mes deux colocataires qui passait pour regarder les hommes plus souvent droit dans les couilles que droit dans les yeux.
Je perçus plus de brusquerie de sa part que tout à l’heure, même si elle faisait très attention. Puis elle prit l’opercule du yaourt incriminé pour le lécher goulûment.
« - Merci… » Li dis-je tout en regardant, fasciné, sa langue et imaginant un quart de seconde qu’au lieu de prendre sa serviette, elle aurait pu faire de même avec mon dos. La persistance gênante de mon érection me confirma que j’aurais probablement aimé cela.
Chasser tout cela de mon esprit. Alors qu’elle enlevait tout ce qui pouvait me gêner sur la table, je lui dis :
« - Excuses-moi, tu voulais juste plaisanter, je suppose…
-Non, c’est moi. » Dit-elle. « Il faudra juste que je m’habitue à ne plus plaisanter avec toi. Ce ne sera pas facile » Conclue-t-elle d’un ton victimaire.
Puis elle rajouta, comme si elle se rendait compte qu’elle en faisait un peu trop :
« - j’aurais pas du plaisanter là-dessus, en tous cas. Excuses-moi.
-Et moi, il faut que je sois moins irascible avec les gens qui m’aident.
- Mais oui je t’aime ! » Dit-elle, rassurante. Elle avait mal entendu. Je ne la détrompais pas, elle était tout sourire pendant que je mangeais enfin mon repas. Je crus devoir dire :
« - Moi aussi je t’aime, tu sais ? »
Pour toute réponse elle approcha sa tête à deux centimètres de moi en souriant de ce sourire sexy et me dit :
« -Embrasses-moi ! »
Avant que je pus même exprimer mon accord, sa main me pressait contre sa joue, dans laquelle je m’enfonçais légèrement. Elle était finalement douce et parfumée. D’innombrables petits poils formaient un duvet que je n’avais jamais remarqué auparavant. Je l’embrassais de bon cœur. L’ayant senti, elle me fit un baiser léger sur le visage. En même temps que ses lèvres, son souffle chaud m’atteint, sortant de ses narines, comme une douche bienfaisante…
Bandant de plus belle, je lui dis :
« - Il faudrait que je puisse m’habiller…
- C’est ce que je me disais aussi… Notes bien que moi, ça me dérange plus, que…
- O.K., O.K. ! C’est bon, j’ai compris, ça va ! N’en rajoute pas » … L’interrompis-je en riant de bon cœur avec elle.
C’était bon de pouvoir rire, de façon insouciante, comme avant. Cela nous fit du bien à tous les deux. J’avais vu que le Mac de Vanessa était sur la table également. Je demandais alors à Adèle :
« - T’es retournée voir sur le net ? »
« - Ah ! Non, pas moi ; C’est Vanessa qui s’en servait ce matin quand je me suis levé. Elle l’a fermé quand j’ai été là, alors j’ai pas vu ce qu’elle avait trouvé, ni même si c’était ça qu’elle faisait…»
« - Elle était comment ce matin ? »
« - Je crois qu’elle avait envie de voir personne, et … »
La clef jouant dans la serrure nous interrompit. Vanessa rentrait.
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16.08.2008
11- Projets
« - C’est vraiment hallucinant ! » reprit Adèle. On voyait qu’elle le pensait et qu’elle allait le répéter souvent. Je le savais parce que c’est ce qui passait en boucle dans ma tête depuis ce matin, au point que je n’arrivais plus à penser autre chose.
« - Vous croyez qu’un médecin à déjà pu voir ça ? » demandais-je. Je me doutais de la réponse parce que c’est celle que je me faisais. Après un silence (comme prévu), Vanessa dit simplement :
« - Si cela t’arrives, c’est que cela à pu arriver à d’autres. » Logique implacable, comme toujours.
« - Des fois tu vas voir un médecin pour un rhume et il se plante, alors là… » Contredit Adèle. Pas forcément logique, mais peut-être plus pertinent.
« - je suppose que tu n’as pas de médecin attitré ? » me demanda Vanessa.
« - Je ne suis jamais malade » lui répondais-je. Puis j’ajoutais : « en principe… »
« - Il faudrait pourtant aller voir quelqu’un de confiance, assez compétent pour connaître le problème, et qui ne puisse pas … »
« - C’est n’importe quoi ! » Coupa Adèle : « si on va voir un docteur, il peut très bien ne pas connaître le problème, et là il sera obligé de consulter ses confrères qui vont le prendre pour un dingue, ou alors il devra faire examiner Martin par tous les spécialistes, ce qui fait que son état va finir par être connu de tout le monde ! Ca craint. » Ponctua-t-elle.
« - Attends, le secret professionnel, ça existe ! » repris Vanessa, « et puis si on ne voit personne, on ne pourra pas savoir…
-Il faut qu’on regarde sur internet. Même si c’est pas fiable, ça peut quand même nous donner une indication. » Conclut Adèle.
Encore une fois, elles s’étaient mise à discuter de moi en ma présence sans plus s’occuper de ce que je pouvais dire ou penser. J’essayais en vain de les interrompre, et je dus attendre un moment de calme :
« - si ceux à qui c’est arrivé ont suivi le même raisonnement, qui peut savoir que ça existe ? Enfin c’est vrai : j’ai même hésité avant d’essayer de me faire voir de vous alors que je vous connais, et j’ai pas spécialement envie de connaître des nouveaux gens dans cet état. Pour vous, je vois bien que je suis limite humain, alors pour eux, vous imaginez ? Comment réagiriez-vous si vous ne me connaissiez pas et que vous me croisiez dans la rue en ne sachant pas qu’une telle chose est possible : un humain rétréci, minuscule ? Vous feriez quoi ? Vous ne savez déjà pas quoi faire avec moi alors que vous savez à qui vous avez à faire !»
Elles étaient un peu gênées. Je ne pouvais plus me permettre de m’embarrasser de périphrases ou de politesses. Je devais être toujours bien compris, dorénavant, parce que je savais maintenant que mon corps étant tellement plus léger, ma parole n’avait réellement plus le même poids. Vanessa admit que j’avais raison de mon point de vue, mais que si aucune autorité médicale ne pouvait m’étudier, je n’avais aucune chance de guérir, excepté si ma maladie se guérissait spontanément, et d’elle-même. Après qu’Adèle eut évoqué la possibilité que ce ne soit pas une maladie, mais… autre chose, nous en tirâmes la conclusion que c’était une raison supplémentaire pour aller faire des recherches sur internet.
Une partie de la nuit se passait donc devant l’écran de l’ordinateur. Les recherches en français ne donnèrent strictement rien de concluant. Le corps humain peut apparemment rétrécir par endroits, s’atrophier, mais le corps entier, c’était inédit. A priori, tout peut rétrécir, dans le corps humain, mais pas en même temps. Les dizaines et les dizaines de pages défilèrent avec leurs flots d’informations médicales plus austères les unes que les autres : rien qui relate, ni même qui envisage la possibilité d’une telle maladie. N’étant pas aux commandes de l’ordinateur, je trépignais, je voulais tout lire, puis je m’écœurais du flot d’informations sans rapport aucun avec mon problème. Finalement, assis en tailleur sur un coin du portable de Vanessa, je me morfondais dans l’idée que l’on ne savait rien des gens comme moi, ce qui avait deux causes possible : soit j’étais le premier, et alors j’étais dans la merde ; soit je n’étais pas le premier, mais ceux à qui c’était déjà arrivé n’avaient laissé aucune trace, et là, j’étais dans la merde… Inutile de résumer.
Ma déprime n’avait toutefois pas attient son apogée, avant que nous décidions d’aller consulter les pages en anglais. Malgré la difficulté à lire et à comprendre la langue, souvent technique et médicale, à cette heure avancée de la nuit, nous trouvâmes en partie le même genre d’articles que ceux que nous avions trouvé en français, ce qui nous confirma la toujours sinistre, mais bien inconnue réalité de mon état. Mais une autre information apparut : un certain nombre de gens sont fascinés par ce qu’ils considèrent tous comme une fantaisie : devenir minuscule. « Bug size », « Tiny » , et bien d’autres termes pour désigner des humain normaux qui se trouvent réduits et qui finissent mal. Le destin de ces êtres de fiction consistait souvent à se trouver à la merci de géantes sexys aux imaginations fertiles. Il se trouvait donc que ce que je vivais constituait un fantasme pour bon nombre de gens. J’avais l’habitude : la colocation avec deux filles, pour naturelle qu’elle m’ait toujours paru, avait parfois le don de rendre mes congénères mâles un peu envieux. Mais là…
Après deux ou trois sites, j’ai supplié Vanessa, qui lisait mieux qu’Adèle et au moins aussi bien que moi l’anglais :
« Éteins tout ça, par pitié… »
Il était 4 heures du matin et je n’avais pas sommeil. Les filles allèrent se coucher après m’avoir installé sur le canapé avec la télévision allumée. Je souhaitais dormir parce que j’avais hâte de me réveiller. Je croyais encore que le processus pouvait s’inverser pendant mon sommeil.
18:05 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géantes sexy, shrink, fantasme, bug
28.07.2008
10 - Dépression
Adèle ne riait plus. Elles venaient de comprendre ma détresse, et mes pleurs le leur confirmaient. Elles ne m’avaient jamais vu pleurer, ni même céder à la déprime ou la morosité. J’étais d’un tempérament plutôt joyeux et j’avais l’habitude de prendre la vie du bon côté. Du reste, ma vie, jusqu’à présent, s’était passée sans heurts. Nous n’avions pas bougé. Je sanglotais et je m’en voulais de paraître aussi faible moralement que je l’étais, désormais, physiquement.
Je décompensais salement du stress qui m’étreignait maintenant depuis de longues heures. J’étais finalement assez soulagé de ne plus être seul à « rêver ».
« - Qu’est-ce qui m’arrive ? » disais-je enfin quand je pus reprendre mon souffle.
Aucune réponse.
« - Dites-moi quelque chose ! Merde ! » M’énervais-je, à nouveau au bord des larmes. Je me faisais horreur, à perdre sans arrêt le contrôle de moi-même. Je me sentais à la fois comme un animal et comme un grand malade. Le regard des autres quand ils vous considèrent comme quelque chose d’étranger à eux. C’était celui de mes deux copines, de mes deux coloc’s ; j’avais besoin d’elles, et elles ne savaient que faire, que dire…
Finalement, Adèle dit plus à Vanessa qu’à moi, puis, se reprenant aussitôt en m’associant à la conversation :
« - C’est peut-être pas définitif… il y a sûrement quelque chose à faire… »
Je n’avais pas un instant envisagé que cela puisse l’être, définitif. C’était pourtant une éventualité. Mais pourquoi ? par quel maléfice ?
« - Il faut essayer d’examiner la situation calmement et réfléchir à ce que l’on peut faire. » Décréta Vanessa.
« - Oui ! » Dis-je dans un élan d’espoir tandis qu’Adèle hochait la tête.
« -Enfin un peu de rationalité, c’est rassurant. On va trouver, hein ? Vous m’aiderez ? » Ajoutais-je en renchérissant.
«- Mais oui bien-sûr ; ne t’inquiètes-pas ; il y a certainement une explication / un remède / une solution / etc, etc… Dirent-elles toutes les deux en même temps en y mettant beaucoup de cœur et d’invention. Ça sonnait faux, mais ça m’arrangeait d’y croire. J’étais un peu rasséréné, et presqu’enthousiaste de me voir si soutenu dans l’épreuve. Confortée par notre agrément, Vanessa nous proposa d’aller dans une autre pièce où l’on y verrait mieux, de toute évidence. C’était déjà le soir, et je fis mon premier voyage dans les mains de quelqu’un d’autre. C’étaient celles de Vanessa, Adèle n’ayant pas insisté du tout pour me porter ou pour me toucher.
Pendant ce court voyage, je l’entendis demander à Vanessa si elle me sentait, et si je pesais lourd. Vanessa ne répondit pas. Je la sentais concentrée sur sa tâche. Il me semblait qu’elle marchait lentement et précautionneusement, mais il m’était malgré cela impossible de rester debout dans la paume de sa main, qui du reste ne me paraissait pas assez large pour m’éviter de tomber d’un côté ou de l’autre. Elle en était consciente et c’est ainsi qu’elle me recouvrit de son autre main. J’étais, pour mon bien, prisonnier de ses mains. Elles étaient rêches et striées de crevasses. Sa peau me faisait l’effet d’un sac en croco, mais brut. (Les seuls crocodiles que j’aie jamais vu de ma vie s’étaient toujours présentés sous forme de sac. Et je n’avais pas du tout envie qu’on m’en présente un vrai maintenant pour que je puisse comparer…).
Voyager ainsi n’avait rien de désagréable, et je dois dire que je me sentais assez étrangement en sécurité entre les mains de Vanessa. Elle pouvait réellement me faire très mal et même me tuer : elle en avait la capacité physique, mais je savais qu’elle ne le ferait jamais volontairement, et qu’elle mettrait tout en œuvre pour que ma sécurité soit garantie. Mon sentiment et mon état intérieur étaient extrêmement confus : je me voyais dans la position du nourrisson qui ne peut presque rien faire par lui-même et qui est obligé de compter sur les autres pour survivre. Peut-être, pensais-je à ce moment-là, n’aurais-je pas du me manifester, et rester _ou tenter de rester_ libre pour une nouvelle aventure à taille réduite. L’avenir m’apprendrait bientôt les conséquences de mes choix.
Ce qui était certain, c’est que j’étais toujours un être humain, mais que ma taille était devenue inadaptée à mon environnement habituel d’être humain. Je devais et pouvais donc compter sur la solidarité de mes semblables. Avec le sentiment de celui qui revient de la messe, ou du téléthon, plein d’optimisme sur l’humanité de façon à ne plus laisser la moindre place aux images de sang, de meurtres et de trahison ; et tout en sachant qu’il faut s’en souvenir pour ne pas risquer de tomber de haut (je haïssais soudainement cette expression…), j’arrivais sur la table de la cuisine, prudemment déposé par Vanessa, sous le regard fasciné d’Adèle. Nous n’y croyions toujours pas, et n’en revenions pas de nous regarder comme des bêtes curieuses. Mais j’avais bien conscience que la curiosité, maintenant, c’était moi. Elles s’étaient assises du même coté de la table et focalisaient leur attention sur moi. Que pouvaient-elles bien penser ? Leur demander : voilà comment briser ce silence si pesant.
16:41 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géantes, prisonnier, lilliputien, rétréci


