31.05.2008
6- Complications
Vanessa s’était laissée submerger par un désir qui semblait la dépasser. Pourtant, il était fort possible que ce ne soit pas la première fois qu’elle se livre à ce genre d’exercice dans mon lit, parce qu’en y repensant, il m’était arrivé d’y trouver des cheveux longs, de la couleur de ceux de Vanessa, à des époques où aucune fille ne fréquentait ce lit. Cela ne m’avait pas étonné outre mesure, puisqu’avec elle, il nous arrivait aussi de discuter, moi à mon bureau, elle sur le lit, ou le contraire, ou même, tous les deux sur le lit…
C’est en me souvenant de ces moments que je pris conscience que je n’étais peut-être pas indifférent à Vanessa. Plusieurs fois, nous nous étions trouvés très proches, sur mon lit ou sur le sien, mais elle savait être si froide et distante, quand elle estimait qu’il le fallait, que l’idée de me livrer avec elle sur ce lit à une autre activité que la conversation, ne m’avait que très rarement traversé l’esprit. Mais elle m’avait traversé l’esprit quand même, on ne se refait pas. Je crois, du reste, que tous les hommes voient leur esprit traversé de pensées de ce genre, avec presque toutes les femmes, en toutes occasions. C’est une fatalité. La noblesse de l’homme consiste, je crois, a faire en sorte que cela ne tourne pas à l’obsession. Quand cela n’est pas possible, l’homme se rapproche de la bête, dirigé qu’il est par ses instincts les plus primaires.
De ce point de vue, j’estimais que je ne m’en sortais pas trop mal, tout en étant conscient que d’aucuns, ou plutôt devrais-je dire : d’aucunes auraient pu avoir à ce sujet une opinion toute différente. J’aimais les rencontres, et j’aimais la compagnie des femmes, tout en n’ayant aucune envie de m’installer dans une vie de couple. Je pouvais donc, sans m’en étonner, entendre à mon propos des jugements qui faisaient de moi au moins un célibataire intermittent qui ne parvenait pas ou ne voulait pas s’attacher ; au pire je passais pour un salaud de collectionneur, avec tout les risques et les avantages que cela comporte.
En fait, Vanessa n’aurait figuré pas dans ma liste de priorités, si j’en avais eu. Elle ne me plaisait pas spécialement, même si elle ne me déplaisait pas non plus. J’avais eu quelques fois l’occasion (colocation oblige…) d’apprécier en partie son anatomie, qu’elle mettait habituellement en valeur par des tee-shirts trop larges, des jeans toujours mal coupés parce qu’issu d’un hard discount ou de la Camif ; ou en été, ces affreux bermudas, comme aujourd’hui ; et bien-sûr, ces fameux chemisiers bien sages qui auraient pu faire gagner vingt ans à sa grand-mère. Avec Adèle, nous avions quelques fois tenté d’ironiser à ce sujet en présence de Vanessa, mais celle-ci nous avait toujours fait comprendre tout aussi ironiquement qu’elle nous trouvait bien futiles. Ce qu’il aurait fallu lui dire, finalement, c’est que son corps comme son visage pouvaient être bien plus beaux si elle faisait un petit effort. Bien entendu, je n’ai jamais osé le lui dire.
« Vas-y, c’est le moment ! Dis-lui !» ricanais-je intérieurement… Il fallait en effet agir. Mais maintenant ? La découverte de mon état par Vanessa se doublerait du soupçon de ma présence pendant le moment de plaisir pourtant bien légitime qu’elle venait de se donner. Le choc pourrait nuire … En fait, j’étais complètement incapable de m’imaginer la réaction de qui que ce soit devant le phénomène de foire que j’étais devenu. C’était bien là le problème. Qu’importe, ce ne serait encore pas pour cette fois.
Vanessa venait de se lever en sursaut, et la porte d’entrée de l’appartement venait de claquer. Adèle rentrait, ce devait être midi et demi. Je reçus à nouveau un paquet de draps, tout en étant renversé par la puissante onde provoquée par le corps de Vanessa quand elle se redressa et se leva avec précipitation. Je ne la voyais plus, mais je l’entendais sortir de ma chambre en arrangeant ses vêtements. Quand je réussis à m’en extirper, Vanessa était partie en laissant la porte de ma chambre ouverte. J’entendais leurs voix, sans entendre ce qu’elles disaient. J’avais envie d’aller les rejoindre. Au loin je distinguais la voix plus grave d’Adèle, dont le son me plaisait tant. Mais d’elle aussi, j’avais peur.
Je la savais capable de hurler en me prenant pour une souris ou quoique ce soit d’autre (mais cela ne l’intéressait pas, cela la dégoûtait) ; m’assommer à coup de balais tout en disant « Ce con de Martin ! Jamais là quand on a besoin de lui ! » Avec elle, c’était direction le vide-ordures en buvant mon sang. Elle n’aurait aucune chance de savoir ce que je serais devenu, tout en étant ma perte. Il fallait que je joue mon va-tout sur Vanessa, je le savais. Leurs voix étaient en train de se rapprocher. Allaient-elles venir dans la chambre ?
09:31 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2008
5- Un moment
Si elle se reculait davantage sur le lit, j’étais mort. C’est pourquoi, malgré l’occasion que j’avais de la toucher pour tenter d’attirer son attention, je préférais m’écarter de ces lieux au plus vite. Je devais être vu, et si possible d’assez loin, afin de pouvoir prévenir toute réaction de sa part qui m’aurait mis en danger. Je ne devais pas non plus me trouver trop loin, car il fallait impérativement qu’elle me reconnaisse. En réfléchissant à toutes ces données contradictoires je m’éloignais en courant vers le milieu du lit.
J’étais un peu gêné dans ma progression par les plis anarchiques que formaient les draps et les couettes, aussi, quand j’étais contraint de ralentir, je me retournais presque malgré moi pour voir ce qu’elle faisait. Elle semblait réfléchir et en même temps, chercher dans la chambre des réponses à ses interrogations. J’étais à une distance raisonnable quand elle fit mine de s’allonger sur mon lit. En fait, elle s’appuya sur son coude et regardait vers moi. Elle s’était beaucoup rapprochée, de par ce déplacement. La fixant, je criais pour qu’elle m’entende, mais déjà, elle regardait ailleurs, plus haut vers les oreillers, elle avait vu mon tee-shirt, resté dans le lit, vestige et témoin de mon ancienne taille. En allongeant le bras, elle put s’en saisir, ce qui eut pour effet de me faire tomber, puisque sous les draps, une partie de mon vêtement se trouvait encore coincé. Déstabilisé, j’étais nez contre terre, et je sentais le lit bouger de façon inquiétante.
En me redressant, je vis que Vanessa était maintenant sur les genoux, une main appuyée sur le lit, l’autre finissant d’attirer le tee-shirt vers elle. Je décidais d’aller vers elle, profitant de ce qu’elle était tournée vers le lit, et en position de voir ce qui pouvait éventuellement s’y passer. Quand elle se fut redressée avec le vêtement, je m’arrêtais pour l’apercevoir le sentir. Elle sentait mon tee-shirt à plein nez, et semblait même s’en caresser les joues. Immobilisé, j’étais un peu gêné, hésitant pour le coup à faire connaître ma présence. Elle se croyait seule, et n’aurait jamais fait ce qu’elle faisait devant une autre personne, et certainement pas devant moi… Mais je n’avais encore rien vu.
Les éléments déchaînés de mon nouvel environnement allaient encore décider pour moi. Je sentais qu’il allait me falloir devenir réactif, et adaptable, tel une micro-entreprise entourée exclusivement de multi-nationales, et il en allait de ma survie. Vanessa s’était maintenant toute entière allongée sur mon lit, et s’apprêtait à se glisser sous les draps. J’en restais stupide et médusé. Vite ! … Trop tard ! elle m’avait, en soulevant les draps, encore culbuté, et je n’eus que le temps de voir ces mêmes draps qui venaient une fois de plus de se dérober brutalement sous mes pieds me recouvrir lentement. Mais ils ne retombèrent pas sur moi. En effet, je n’étais plus seul sous les draps. Vanessa était maintenant en train de s’installer, tenant toujours mon tee-shirt, et découvrant mon caleçon. Elle le prit également, et sembla aussitôt le préférer, après une courte hésitation, à sa première trouvaille. Je ne croyais pas ce que je voyais. Je m’étais insensiblement rapproché d’elle, et me trouvais à peu près au niveau de son buste. Son corps gigantesque était tourné vers moi, couché sur le côté gauche ; elle bougeait très lentement, dans un mouvement de recroquevillement qui ressemble aux positions que l’on prend pour s’endormir. Je n’avançais que prudemment, une fois que ses genoux semblaient s’être arrêtés de remonter vers son ventre. Sa main droite était posée sur son ventre, justement, et ne semblait pas du tout vouloir dormir. Quand à la gauche, elle tenait mon caleçon contre le visage de sa nouvelle utilisatrice.
Malgré mon incrédulité, je ne fus pas vraiment surpris, à ce stade, de voir sa main droite se diriger vers le bas de son ventre et le caresser. J’étais littéralement fasciné. J’avais la bouche sèche, j’avais du la laisser trop longtemps ouverte… D’abord sur son short, comme un test, ma colocataire géante venait de plonger sa non-moins géante main dans les profondeurs insondables de son intimité. J’ai eu du mal à avaler ma salive, et j’en avais fort peu. Je crois, non ; je suis sûr que mon sexe était déjà en érection depuis un moment quand je pris conscience de sa dureté et de sa grosseur (toute relative, vu ma situation, j’en conviens).
Il ballotait maintenant dans le vide, pointant vaguement vers ce que je devais bien reconnaître comme étant l’origine de mon excitation : la géante Vanessa, Vanessa-la-coincée, disais-je plus haut, en train de s’exciter elle-même de mes odeurs intimes dans mon propre lit… Même minuscule, la vie ne manquait pas d’attraits et de surprises. Maintenant, je me posais une question : était-ce bien le moment opportun pour faire connaître mon infime (et peut-être infâme) présence à Vanessa ?
19:03 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géante, sexy, lilliputien
18.05.2008
4- Le choc
De longues minutes passèrent, durant lesquelles j’entendais des échos de la conversation téléphonique que Vanessa entretenait avec un interlocuteur inconnu. J’avais décidé de tenter de communiquer avec Vanessa, et avec le regain de courage et de sérénité qui suit généralement les décisions difficiles, je m’appliquais à étudier la façon dont j’allais pouvoir attirer son attention.
J’évitais de trop penser à l’éventualité qu’elle me prit pour un animal, insecte ou souris, vu ma taille, et qu’elle ne me tue tout bonnement avant de m’avoir jamais identifié. C’était un risque à prendre. Un risque calculable, à défaut d’être vraiment calculé. C’était le moindre des risques : si elle me reconnaissait, elle ne me ferait pas de mal. Je ne pouvais pas en dire autant de tout animal qui serait éventuellement à l’affût dans ma chambre. L’effroi permanent qui m’étreignait depuis ce matin n’était pas sans rapport avec le souvenir de ce vieux film américain des années cinquante ou soixante et qui m’avait marqué durablement, jusqu’à ce que je puisse lire le roman qui en constituait l’origine.
Dans « L’homme qui rétrécit », titre français du film et surtout du livre de Richard Matheson « The incrédible shrinking man » (que je n’apercevais pas, mais que je situais dans ma bibliothèque personnelle) ; le souvenir du combat quasi quotidien du héros, dans sa cave, avec une ignoble araignée, me faisait déjà horreur en tant que spectateur de taille rassurante. Cette fin horrible : servir de proie à un tel animal, était ce que je pouvais imaginer de plus effroyable. Tout valait mieux que cela, et si ma chambre n’était pas une cave, je n’insisterais pas à nouveau sur ma conception du ménage et de l’ordre, qui pouvait fort bien favoriser un habitat douillet à des monstres suffisamment intrépides. Je devais donc demander de l’aide à Vanessa, qui était de loin la personne la plus serviable que je connaissais dans les environs.
Je ne l’entendais plus parler au téléphone depuis un moment. Aucun bruit ne me parvenait plus du salon, mais avant que je puisse m’inquiéter de savoir si elle allait revenir, une autre bruit familier me fit sursauter : l’origine se trouvait dans ma chambre. Mon vibreur puis la sonnerie de mon téléphone portable s’était activée. Quelqu’un essayait de m’appeler.
Bien-sûr, l’appareil se trouvait bien trop loin pour que j’ai le temps de répondre, à supposer que j’en ai eu la capacité physique. Je courus pourtant, par pure habitude, vers l’endroit d’où il semblait sonner. Ce fut en pure perte : il était resté avec tout le reste, par terre, bien évidemment. Aucun regret à avoir, quoiqu’il en soit, car à peine je m’étais aperçu de sa situation qu’il cessait de sonner. Mais quelqu’un avait été plus rapide que moi. Vanessa arrivait dans le couloir qui menait à ma chambre.
Elle venait d’essayer de m’appeler. Pour en avoir le cœur net, elle fit sonner à nouveau mon téléphone et vint le prendre, près du lit. Je la voyais maintenant dans toute sa hauteur, presque au dessus de moi, tenant son téléphone dans une main, le mien dans l’autre je réalisai qu’elle était sur le point de s’asseoir sur le lit. J’étais près d’elle, beaucoup trop près. Si je ne bougeais pas très vite, j’allais être écrasé. Reculant bêtement d’abord, je recouvrai très vite mes esprits et commençai à courir. Mais pas assez vite. J’avais trop tardé, j’étais précisément où je ne devais pas être : du coup, j’étais peut-être à l’endroit où j’allais cesser d’être…
Il s’en fallu de peu. Il faudrait toujours regarder où l’on s’assied. Vanessa se laissa littéralement tomber sur le lit, et bien que ce fut un lit assez ferme, je ne fus pas sans ressentir les effets de ce choc. Encore très proche d’elle, je me sentis projeté dans les airs sous l’effet du poids de son corps s’asseyant brusquement sur le lit. C’eut été un bon moyen d’attirer son attention, mais j’étais dans son dos. Après cette cascade durant laquelle j’eus l’impression d’être un personnage de dessin animé, genre Tex Avery, je retombais sur un lit devenu pentu, et dont la pente aboutissait précisément à l’endroit où Vanessa était assise. Je roulais donc sans pouvoir reprendre l’équilibre jusqu’à ce que je m’arrête contre elle.
J’étais contre sa fesse droite. Au niveau de la poche arrière de son short. En me relevant, je réalisais cette présence étonnante, et je ne pus m’empêcher de regarder mes pieds, à l’endroit où mon lit accueillait on corps, en me disant qu’à une seconde près, je me serais trouvé entre elle et le lit. Il s’agissait de reprendre très vite mes esprits.
09:58 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géante, écrasement, crush


