08.11.2009

30 – Garde alternée ?

 

Ce soir là, je rentrais dans une nouvelle étape de ma condition d’homme objet. Après que Vanessa m’ait avoué que ma présence dans sa culotte lui était agréable, ce qui était un euphémisme pour dire qu’en réalité, ça l’excitait au moins autant que sa chienne de colocataire ; j’y retournais promptement sur sa proposition et avec mon accord. Que faire d’autre ? Jouer le jeu éviterait peut-être qu’elle songea, comme Adèle, à me dévorer. Mais je n’y croyais pas trop : j’avais déjà été témoin (et victime) de deux évolutions inattendues et néfastes de leurs valeurs morales ; aussi, un cannibalisme latent chez Vanessa ne m’aurait pas étonné outre mesure.

Elle se donna un nouvel orgasme en se masturbant simplement avec mon corps à travers le tissu de sa culotte. C’était intense et rapide. Je n’eus qu’à attendre son climax en subissant une pression supportable mais réelle. Contrairement à Adèle, elle ne me laissa pas croupir dans la moiteur de ses jus, et m’extirpa tout dégoulinant de son sexe, pour me placer juste en dessous de son nombril, là où quelques poils commençaient à trahir la proximité du pubis. Un endroit charmant et délicat où j’appréciais de me trouver, ne serait-ce que pour pouvoir respirer à pleins poumons. J’avais un peu le mal de mer, car son ventre se soulevait et s’abaissait vite et fort, du fait de sa propre respiration, qui trahissait encore son tout récent orgasme… Nous récupérions tous deux, comme un couple après l’amour ; puis quand ce fut fini, elle m’amena à son visage, qui était rayonnant de plaisir et de bonheur. Elle me dit très sensuellement qu’elle avait adoré, et qu’elle m’aimait, qu’elle aimerait me serrer dans ses bras mais qu’il ne valait mieux pas… Ce qui la fit rire de bon cœur, et ce à quoi je ne pus résister : Je ris également, surtout de la voir dans cet état d’épanouissement dans lequel je ne l’avais jamais vue. Après tout, me disais-je intérieurement, je pouvais me satisfaire d’être à l’origine de cela. Elle le méritait. Du moins, la Vanessa que je connaissais avant d’être son gode humain le méritait. Après tout, était-elle si différente ? Sûrement pas. C’est la même personne, mais confrontée à une situation inédite. Comment aurais-je réagi si la situation avait été l’inverse ? Puis-je garantir que j’aurais été un gentil géant ? Vanessa n’était pas méchante, en tout cas. Elle s’adaptait à une situation et en tirait les avantages. Démarche on ne peut plus humaine.

Elle me prit tout entier dans sa main et me pressa légèrement contre son cœur, à travers sa poitrine chaude, en se redressant sur son lit pour s’y asseoir. Elle enleva ce qui lui restait de vêtements et très vite, se retrouva nue. Son immense nudité devant ma minuscule nudité. Un couple, vraiment étrange, mais un couple, oui : elle arrivait à m’en persuader. Elle me remit contre son cœur, qui battait moins vite et moins fort, mais qui produisait toujours ces pulsations, impressionnantes à mon échelle, qui présidaient à l’irrigation de ce corps infiniment vaste. Puis elle m’enfonça légèrement dans son sein gauche, le soupesa de sa main avec mon corps entre les deux, fit rentrer ma tête dans son téton et s’en amusa. Je la vis rire et je rit aussi. J’aimais assez ce qu’elle me faisait. Bientôt, elle me fit explorer tout son buste, y compris ses aisselles. Elle m’enferma quelques secondes dans son aisselle droite en refermant sur moi son bras. Je m’empressais de gigoter pour la chatouiller, ce qui eut pour effet de lui faire rapidement rouvrir son bras dans un rire cristallin. Je tombais d’un coup sur son oreiller d’où je rebondissais sans mal. Je glissais quelques secondes pour finir ma course contre ses reins. Elle me surplombait de toute sa hauteur et je pouvais admirer la courbe de son dos qui rejoignait son bras et son épaule, d’où je venais de m’échapper en riant. J’étais contre le haut de sa fesse droite et elle me regardait en souriant encore et en se frottant l’aisselle de son autre main.

« - Ah ? tu veux me chatouiller, alors ? Mais tu sais il n’y a pas que les aisselles qui me chatouillent… »

Je m’étais déjà retrouvé dans cette situation, il y a maintenant bien longtemps... C’était au tout début quand elle avait failli s’asseoir sur moi alors qu’elle me cherchait dans ma chambre et qu’elle ne savait pas encore ce qui m’était arrivé. Je m’étais retrouvé in extremis contre la poche arrière de son short, et j’en avais été fasciné, déjà. Aujourd’hui, elle savait que j’y étais, et elle était nue, excitée et complètement désinhibée. Qu’allait-elle faire ? Je ne me posais pas vraiment la question, ça coulait de source.

Je vis son immense cul se soulever un peu, ce qui fit descendre la chair jusqu’à présent compressée de ses fesses. Je n’en voyais pas la fin, et presque , son bel arrondi m’échappait. Elle glissa au dessus de moi, et appuyé, j’imagine, sur ses bras (que je ne voyais pas) elle frottait ses fesses sur moi. Elle me pressait légèrement, de façon à ce qu’elle me sente sous elle tout en ne m’écrasant pas. C’était effrayant, mais je l’avoue, assez érotique. J’entendais ses rires, presque enfantins. Elle était vraiment sensible et chatouilleuse. Cela promettait une exploration de son corps qui ne serait pas monotone. Je voyais, ou plutôt, je sentais évoluer l’aspect de sa peau, dont les innombrables duvets, presque invisibles pour un oeil de taille normale, se hérissaient sous l’excitation de Vanessa. Cela dura un moment, le temps de l’exploration, au cours de laquelle Vanessa venait et revenait de plus en plus fréquemment sur la zone médiane de ses fesses. Plusieurs fois, je me retrouvais coincé entre elles, alors qu’elle s’appesantissait davantage, me laissant éprouver toute sa puissance et sa maîtrise de la situation. Quand j’y étais je jouais le jeu. Je me débattais d’autant plus que je pouvais moins bouger et cela contribuait bien sûr à l’exciter davantage. Elle en était passé des petits rires aux gémissements, refermant parfois totalement ses fesses sur moi et me m’enlevant en elle, je devinais qu’elle se cambrait pour mieux me sentir. Vanessa s’était installée pour durer : à genoux sur son lit, très souplement, les pieds et les mollets de chaque côté de ses fesses, elle n’avait plus à se soutenir par la seule force de ses bras. J’étais sous des tonnes et des tonnes de féminité en rut, minuscule pour un plaisir majuscule, enfoui dans les chairs pourtant innocentes de ma nouvelle propriétaire et amante, je l’honorais de ma présence autant qu’elle m’honorait de son attention. De ses fesses, elle me dirigeait bientôt vers son sexe humide et impatient pour finir son oeuvre, profondément, intensément et fiévreusement. Elle avait repris une position allongée, puis en chien de fusil, pour jouir de moi et sur moi, en me maintenant enfoncé entre les lèvres de son sexe. Il s’en fallait de peu pour que j’y pénètre, et je crus bien que ç’allait advenir. Finalement , elle n’en eut pas le temps, si telle était son intention, préférant sans doute garder une position qui lui garantissait un orgasme puissant et rare.

Quand Vanessa eut joui, elle récupéra quelques temps son souffle et me laissa entre ses cuisses pour quelques minutes. Puis elle me prit de sa main, m’amena à son visage et me dit doucement :

«  - N’aie pas peur. »

Sans que je puisse répondre ou seulement demander pourquoi je pourrais avoir peur, je compris : elle ouvrait grand sa bouche et m’y poussait sans aucune hésitation. Je n’eus que le temps de dire, sans même le crier, justement à cause de ce qu’elle venait de me dire :

« - Vaness... Non ! Pas toi... » mais je disais ces deux derniers mots alors que j’étais déjà tout entier dans sa bouche et qu’elle s’était complètement refermée sur moi. Sa langue bougea sous mon corps et je me sentis glisser, dans la sensation d’un vide qui s’ouvrait sous moi.

08.02.2009

14- Clandestin ?

 

 

 

« - Mais qu’est-ce qu’on dit aux gens qui te cherchent ou qui viennent te voir ? » demanda Adèle ?

« - que je suis parti en vacances. » Suggérais-je.  « C’est plutôt de saison…Et de toutes façons, peu de gens vont me chercher puisque la plupart de mes amis sont eux-mêmes rentrés dans leur famille ou partis en vacances ou allés faire des saisons. Ils m’appelleront sur mon portable, auquel je ne répondrais pas, ils penseront que je les snobe parce que je ne rappellerais pas et ça leur ira comme ça.»

« - et Karen ? » dit enfin Vanessa.

 

Voilà bien le problème. Karen, ma petite amie du moment, ne se contenterait pas d’une absence au téléphone. Elle chercherait à me trouver, ou tout au moins à en savoir plus. C’était sûr. Cela ne faisait pas plus de quatre mois que nous sortions ensemble, même si nous nous connaissions depuis plus longtemps. Je l’aimais bien mais sans plus. Je n’étais pas amoureux d’elle et je restais avec elle pour d’obscures raisons sexuelles, ainsi que, moins avouable encore, pour des raisons de représentation. En effet Karen était une fille « fashion », tendance, plutôt mignonne et plutôt bien roulée. S’afficher avec elle provoquait la plupart du temps l’envie et la jalousie des autres mecs. Cela flattait mon égo de mâle, et mon corps aussi trouvait sa satisfaction dans l’usage du sien. Elle aimait apparemment le sexe, car l’intensité de nos relations sexuelles n’avait pas encore faibli, même si nous ne nous étions pas installés dans la routine de couple si souvent fatale à cette activité.

 

                       Or, il était question que nous partions ensemble en vacances, vacances durant lesquelles il était convenu que nous fassions une étape par la villégiature de son père, à qui j’en déduis qu’elle avait prévu de me présenter. Tout cela sentait le sapin. Quelques allusions et questions sur l’oreiller me faisaient dire que Karen aimerait bien que je lui propose d’emménager ensemble dès la prochaine rentrée universitaire. Mais c’était trop tôt pour moi. Bien trop tôt. A vrai dire, je ne me voyais pas vivre avec elle. Nous n’étions pas assez complices et je pensais que nous ne serions jamais sur la même longueur d’ondes tous les deux. Je m’apprêtais donc à tergiverser  quelque temps encore avant que l’inévitable rupture n’advienne.

 

                       Je l’ai déjà dit, je suis un salaud. Bien fait pour moi, commençais-je… Du reste, elle aussi avait ce mode de fonctionnement : « je-te-prends-tu-m’amuse-plus-je-te-laisse ». Pourtant, ses meilleures copines, (dont l’une ou deux me draguaient sans vergogne), me disaient qu’elle était accrochée, qu’elles ne l’avaient jamais vu comme cela, ce qui n’était pas pour me rassurer. Oui. Ça aussi : avec l’une de ses meilleures copines, Julia, il s’était passé un truc que je voulais approfondir. Cette Julia, qui n’avait pas froid aux yeux, et encore moins ailleurs, était venue nous « chatouiller » d’un peu près, un jour, alors que Karen et moi étions en train d’avoir, dans un coin reculé d’un fête, un petit moment d’intimité. Cela ne semblait pas avoir déplu à Karen, bien au contraire. Nous avions été interrompu avant que cela ne puisse aller plus loin, mais je m’étais bien promis de tout faire pour pousser plus loin l’expérience… 

 

                       Tout ceci n’arriverait peut être jamais, maintenant.  Dommage.

Que dirait Karen en me voyant ? À vrai dire, je n’avais pas vraiment envie de le savoir, parce que je n’avais pas envie qu’elle me voie dans cet état. Je n’avais aucune idée de sa réaction, mais je n’étais pas prêt à l’affronter, quelle qu’elle soit. Et je ne voulais plus être en couple dans ces conditions. La seule solution qui s’offrait à moi était de rester chez moi avec mes deux colocataires. L’une et l’autre veilleraient sur moi, si elles en étaient d’accord..

 

                       « - Karen, c’est fini. De toutes façons, ça ne pouvait pas durer. »

« - et tu crois qu’elle va l’accepter ? » renchérit Adèle.

« - Elle n’aura pas le choix, tu crois pas ? » lui fis-je remarquer. « Mais la question n’est pas là » concluais-je.

« - A quoi tu penses ? » demanda Vanessa, pour la forme, parce qu’elle le savait.

« - Est-ce que vous acceptez que je reste ici avec vous, avec toutes les conséquences prévisibles et imprévisibles que cela comporte ? » , leur demandais-je enfin avec tout le sérieux et tout le poids possible.

« - Ben… » commença Adèle un peu prise au dépourvu par le sous-entendu de ma question.

« - aucun problème, tu peux compter sur moi » dit Vanessa sans aucune hésitation. Sa promptitude à me répondre, ses yeux brillants m’effrayèrent, d’un coup. Je me sentis mal à l’aise. Et ça n’était que le début.

« - Euh, si je peux donner mon avis ? » renchérit Adèle, un peu agacée : «  il faut réfléchir un peu à la situation, tu vis pas toute seule ici ! » s’emporta t-elle.

« - OK, mais je dis simplement que si toi tu te veux te défiler, moi je ferais face et je m’occuperais de Martin de mon mieux… »

« - Mais c’est incroyable ! Je me défile pas : je prends un peu le temps de réfléchir à ce que ça implique ! » l’interrompit Adèle.

« - Réfléchis tant que tu veux, moi j’y ai pensé toute la nuit, alors j’ai pris ma décision.» conclut Vanessa, sûre d’elle.

« - T’aurais pu en parler, avant, qu’on décide »  grogna t-elle, vexée.

« - Mais ça ne t’oblige à rien : je dis juste que pour moi, c’est d’accord. Si tu sais pas, tu réfléchis. Arrêtes de te mettre la pression… »

Adèle bouillait littéralement. Elle  se sentait mise en demeure d’approuver.  Je profitais de l’arrêt momentanée de la cacophonie pour préciser ma question.

« - T’inquiètes pas, Adèle, il s’agit juste pour moi de rester ici avec vous. Ça ne t’oblige à rien. Mais je vous pose la question pour ne pas que cela vous gêne, ou vous empêche de faire ce que vous avez à faire, tu comprends ? »

« - Ouais, ouais, OK, dans ces conditions j’ai pas à accepter ou à refuser, t’es chez toi quand même. »

Comme toujours, elle allait se reprendre avec humour et j’attendais la boutade.

« - on va juste faire un dressing dans ta chambre, hein Vaness ? Tu prends moins de place, du coup » Dit-elle en exagérant volontairement pour qu’elle soit sûre que je ne le prenne pas au sérieux. Pendant que Vanessa renchérissait, je me forçais à rire en pensant que je n’avais aucune idée du temps que mon état durerait. Mais au moins, j’étais à peu près en sécurité.