25.10.2009
29- A la rescousse ?
« - Je suis rentrée en début d’après-midi » commença Vanessa. « Et il n’y avait personne. En ne te voyant nulle part j’étais un peu inquiète, mais comme Adèle avait mon numéro et que j’étais joignable, je me rassurai en me disant qu’elle m’aurait bien appelé s’il t’était arrivé quelque chose, et que tu devais être avec elle. »
Pour ça, j’étais plus qu’avec elle, pensais-je. Mais je me taisais en l’écoutant. Elle racontait cette histoire avec des yeux exaltés et rieurs. Une complicité nouvelle semblait s’installer entre nous. Elle continua.
« Quand elle est rentrée, elle semblait surprise et même gênée de me trouver là. Je compris bien vite pourquoi… En fait je lui demandai directement de tes nouvelles, parce que je t’avoue qu’en la voyant sans toi, je commençai à m’inquiéter pour de bon. Mais elle l’a vu et m’a tout de suite rassurée en me disant que tu allais bien. C’est quand je lui ai demandé où tu étais qu’elle s’est assise en silence et m’a dit : « assieds-toi, c’est une longue histoire ». Un peu surprise, je fis comme elle, mais elle se releva comme si elle pensait tout d’un coup à quelque chose, et après être allé dans sa chambre un instant, elle commença à me raconter vos derniers jours, comment tu l’avais convaincue de… enfin de te… de te laisser faire, quoi ! Et puis comment elle y avait elle-même pris goût, et tous vos jeux ... pervers de ces derniers jours. Elle m’a dit aussi qu’elle était gênée par rapport à moi mais qu’elle n’avait trouvé que cette solution pour te redonner un peu le moral après mon départ… »
Il y eut un moment de silence pendant lequel je ne parvins pas à émettre un son. Puis elle reprit :
« Au fait, je voudrais m’excuser d’avoir été dure comme ça avec toi, mais en fait je crois que je n’étais pas prête à ce genre de relations. Enfin avoues que c’est un peu bizarre, non ? »
Je hochais la tête. Et ça continuait :
« Et puis je crois qu’en fait j’ai aimé cette idée dès le début mais que ma conscience ou ma morale- comme tu veux- la rejetaient. Mais c’est logique, Adèle aussi, tu sais, même elle ! Elle a eu des scrupules ! Mais bon, on la connait, hein ? Elle n’a jamais reculé devant des expériences un peu extrêmes… » Et elle rit de bon cœur en me prenant sans prévenir dans sa main. Elle me pressa contre ses lèvres pour m’embrasser vigoureusement, puis, après ce moment d’authentique tendresse, constata : « mmm… tu sens le sexe… » Avec un regard lubrique que je lui découvrais. Je devais bien constater que je n’avais jamais mis les filles dans un tel état quand j’avais le bonheur d’avoir encore ma taille normale. Quelle ironie. Tout cela avait-il un sens ?
« Quand elle me racontait tout cela »
reprit Vanessa ;
« Je dois dire que j’étais un peu jalouse, sans vouloir vraiment me l’avouer. Je revenais avec l’idée de discuter de tout ça avec toi et j’étais décidée à te laisser agir, au moins pour essayer, quoi… Et puis voir ce qui se passait. Alors quand j’ai su que tu avais essayé avec elle en profitant d’un soir où elle était saoule et qu’elle t’avait laissé faire, puis qu’en fait elle avait pris son pied… J’étais folle, intérieurement j’enrageais... Et c’est là qu’elle m’annonce que tu lui avais avoué qu’en fait, c’était avec moi que t’avais envie de faire ça… soi-disant parce que tu serais amoureux de moi… J’étais contente, mais... bon, un peu dégouttée, quoi, d’avoir loupé l’occasion avec toi. Et là elle m’avoue enfin où tu avais passé la journée ! J’y croyais pas, je la maudissais et en même temps je l’enviais… Je lui aurais jamais demandé mais là, elle me l’a proposé elle-même ; elle m’a dit : « Tu le veux ? »
J’ai hésité, bien sûr. Tu penses bien. Mais je me sentais excitée de tout ce qu’elle venait de me raconter et je t’avoues que c’est grisant de savoir qu’on est adorée comme une Déesse. Adèle avait des scrupules parce qu’elle savait bien que c’était pas avec elle que tu avais envie d’être. Et c’est comme ça qu’elle a fini de me convaincre. C’est parce que je savais que c’était ce que tu voulais que je l’ai fait, mais maintenant, c’est aussi ce dont j’ai le plus envie... »
Elle s’allongea sur son lit en riant d’un rire franc et détendu ; épanouie, je ne l’avais jamais vue comme cela... Elle me tenait toujours délicatement dans sa main, et m’amenant au dessus de son visage, elle me dit : « si je m’écoutais je t’y remettrais tout de suite pour qu’on revive ça toute la nuit ! Mais en même temps, j’ai tellement envie de discuter avec toi : tu ne dis pas grand chose, au fait, raconte moi, aussi, ça fait quoi d’être... comme ça , enfin tu vois, de , de... »
Elle était encore gênée de prononcer certains mots. En effet, cette situation ne correspondait à aucun schéma moral de relations humaines connu. En tout cas, pas connu d’elle. Aussi, les mots ne pouvaient que lui manquer. Un être sans morale, comme Adèle, n’avait pas ce genre d’embarras... Vanessa ne se rendait pourtant pas compte que ce qui l’empêchait de s’exprimer normalement sur cette situation, c’était le fait qu’insensiblement, elle ne puisse parler de moi que comme on parle d’un objet. Je n’étais plus dans la catégorie des êtres humains, en tant que concept, et de ce fait, elle ne se rendait pas compte que sa jouissance ne provenait que du total contrôle qu’elle avait de moi, alors que contrairement à un gode « classique », j’étais un être vivant, doué de conscience, et en plus : connu d’elle et qu’elle connaissait. Comme avec Adèle, le changement de mode de relation induisait un plaisir pervers comparable à celui de l’enfant torturant un insecte. Etant adulte et femelle, la torture devenait sexuée... Je me demandais si, décidément, tous les humains que j’allais dorénavant rencontrer me considèreraient de la sorte. Et la réponse ne me plaisait pas. Si même Vanessa, la fille la plus droite et intègre que je connaissais, pouvait agir ainsi, inutile de se demander ce que pourraient faire les 99% de l’humanité restante que je considérais comme moins bonne que cette brave et bonne Vanessa. Brave et conne, aussi... Elle me dégoûtait un peu, maintenant, mais au moins elle était de bonne foi. Sans doute, dans quelques temps, elle aurait elle aussi envie de m’avaler, mais je pariais qu’elle, au moins, ne souhaiterait pas me digérer. Contrairement à Adèle. Je restais persuadé qu’il me fallait dorénavant l’éviter à tout prix. Ma seule protection était Vanessa, mais il y avait un prix à payer. Il fallait gagner du temps, essayer de comprendre pourquoi tout ceci m’arrivait. Vanessa. Il n’y avait que Vanessa. Alors j’ai joué le jeu.
« - c’est très bizarre, et très excitant... Un peu effrayant, aussi... » Lui répondis-je enfin.
« Vanessa, continuais-je, je reste convaincu que consciemment ou pas, Adèle est dangereuse pour moi. Je te supplie de me protéger d’elle... »
Elle changea un peu d’expression, et dit, perspicace : « Mais dis-moi, tu n’as pas peur, avec moi ? » Elle espérait bien évidemment que ce ne soit pas le cas. Je lui répondis ce qu’elle pouvait entendre. Elle ne pouvait pas entendre que ce qu’elle venait de prendre tant de plaisir à faire était un acte de barbarie dont elle ne se soupçonnerait jamais capable.
« - C’est moins effrayant, lui dis-je, parce que je sais que je peux avoir totalement confiance en toi. Je sais que tu ne me ferais pas de mal. Mais Adèle, je t’assures que si elle peut, elle m’avalera tout vivant ; elle ne pensait qu’à ça dernièrement ! Elle voulait le faire avant que tu reviennes et te faire croire que j’avais disparu ou je ne sais quoi ! » m’énervais-je. Vanessa semblait sceptique mais quand même prête à me faire confiance.
« Tu sais, dit-elle finalement, je ne pourrai pas toujours être là, avec toi, alors c’est inquiétant, ce que tu me dis »
« - C’est moi, moi, qui dois rester en permanence avec toi » Lui suggérai-je : elle me regarda profondément, l’air rêveur... l’idée semblait lui plaire. « Jusqu’à ce que je reprenne ma taille normale » ajoutais-je.
« - Oui ! dit-elle vivement en sortant brusquement de sa rêverie. Il faut trouver un moyen pour que tu retrouves ta taille ! » Ajouta t-elle avec un enthousiasme un peu artificiel. Pourtant, ça faisait du bien d’entendre ça : il y avait un moment que je n’avais pas eu une conversation sur mon avenir en tant qu’être humain à part entière. Peut-être avais-je réussi à reprendre l’avantage dans l’esprit de Vanessa, malgré les mensonges d’Adèle ? La suite me l’apprendrait, mais je devais maintenant organiser ma vie avec Vanessa, si possible mieux qu’avec Adèle. J’étais pour l’instant en sécurité avec Vanessa, mais j’avais déjà éprouvé le fait de me retrouver coincé sous elle, aussi je devais faire attention à ce que cela ne se reproduise pas, tout en restant suffisamment proche d’elle pour me protéger de mon principal prédateur.
« - Comment veux-tu faire ?» Demanda t-elle. Je ne savais comment répondre. Je décidais d’opter pour la franchise.
« - Quand Adèle n’est pas là, tu n’as pas à t’occuper de moi, mais quand elle sera là, tu devras me garder avec toi. » Commençais-je.
« - Où ça, dans ma poche ? » M’interrompit-elle.
« - Pas nécessairement, répondis-je, juste m’emmener avec toi quand tu changes d’endroit et surtout, me mettre en lieu sûr quand tu dors. Un truc solide qui ferme à clef et où je peux respirer, tu vois ? »
« -Ok. Et quand je pars ? » Demanda t-elle.
« - Je pars avec toi... C’est là que ça se corse : il ne faut pas que tu me perdes, ou qu’on prenne le risque que quelqu’un me trouve... » Elle acquiesça. Je continuais :
« - Là, si tu as une poche dans laquelle je ne peux pas être écrasé, ça conviendra, sinon... »
« - Adèle me disait que dans sa culotte tu ne craignais rien... » rappela t-elle délicatement. Après un silence et un regard noir de ma part qui n’eut aucun effet sur elle :
« - En effet, hormis la chaleur, l’odeur et l’humiliation, j’en suis ressorti vivant. » Je recommençais à être cassant avec une géante à la susceptibilité notoire. Je devais faire attention à ne pas retomber en disgrâce à vouloir être trop malin. Je me rattrapais :
« - Mais avec toi, c’est différent. Je pensais que tu ne voudrais pas... »
« - Si si, ça me dérange pas... si c’est plus sûr pour toi... Et puis ça me ne déplaît pas finalement ! » renchérit-elle, presque pas gênée.
C’est bon de savoir à quoi s’en tenir. Je n’avais sûrement pas fini d’être étonné...
19:47 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : géantes sexy, culotte, existence
25.01.2009
13- Organisation
Elle ne vint pas tout de suite vers nous et ne nous jeta pas un regard. Après être passé par sa chambre, puis les toilettes, puis la salle d’eau, elle vint enfin dans la cuisine et dit :
« - Quelqu’un a fait du thé ? »
« - Non, c’est Martin qui t’en fait d’habitude, moi, j’y ai pas pensé… »
Tout en commençant à préparer du thé, elle demanda à Adèle :
« - Comment va t-il ? »
la bouche d’Adèle grande ouverte s’apprêtait à répondre quand je hurlais rapidement
« - très bien , merci …» . Je recommençais à m’énerver, Vanessa me regarda et regarda Adèle aussitôt. Adèle dit :
« - Il dit qu’il va bien merci, et il est un peu sur les nerfs, (ça, c’est moi qui rajoute…) »
Je tentais de ravaler ma colère. Je n’avais techniquement pas droit au chapitre. J’étais proprement inaudible, la plupart du temps. C’était d’un frustrant…
Vanessa n’avait pas non plus envie de rire, ce matin. Elle vint s’asseoir avec son thé. Elle posa son mug près de moi en souriant d’un sourire un peu contraint. Malgré un reste de peur (bien compréhensible, pensais-je, et probablement pas sans rapport avec la méfiance qu’éprouve tout bon cornac devant son éléphant), j’allais lui toucher la main avec la mienne. Je caressais énergiquement le tronc d’arbre qu’était devenu pour moi son index. Elle me sourit alors plus franchement.
« - Tu as mal dormi ? » Lui demandais-je tout en connaissant la réponse.
« - Assez mal, oui. En fait, je ne suis pas sûre d’avoir fermé l’œil. J’ai pas arrêté de me lever, et de réfléchir… »
Un moment de silence passa, elle but une gorgée de thé. Je vis deux déglutitions bruyantes sur sa gorge, hautes et lointaines, elles n’en étaient pas moins impressionnantes.
« - Il faut qu’on s’organise, on ne sait pas combien de temps ça va durer. » Adèle soupira, avouant son impuissance. Je déglutis à mon tour, ravalant mon angoisse, puis je m’adresse à Vanessa :
« - T’as pensé à quoi ? Parce moi aussi, cette nuit, j’ai pu gamberger…»
« - déjà, est-ce tu veux qu’on appelle quelqu’un en particulier, ta famille… ? Ou quelqu’un d’autre »
J’avais déjà pensé à cela.
« - je souhaite qu’un minimum de personnes me voient ainsi. Ma mère est à l’étranger, et nos contacts sont assez espacés… J’ai pas envie qu’on la dérange pour ça. Pas tout de suite. Elle ne s’inquiètera pas si je ne l’appelle pas, elle refait sa vie et je ne suis plus son souci majeur. Elle a ma sœur avec elle, et ça lui suffit. Ça suffit aussi probablement à ma sœur, du reste… »
Je restai pensif quelques instants. Avec ma jeune sœur, l’incompréhension s’était rapidement installée dès qu’elle n’avait plus été enfant. Une adolescente insupportable qui ne me manquait pas vraiment. Elle s’entendait très bien avec ma mère qui elle-même était redevenue adolescente quelques mois après son veuvage. Je ne leur en voulais ni à l’une ni à l’autre, mais il est indéniable que je me sentais parfois abandonné de ma famille proche. Cela comportait des avantages, en temps normal, mais aujourd’hui, le soutien d’une famille n’aurait pas été inutile. Cependant, je préférais de loin rester avec mes deux colocs’… Je soupçonnais ma mère de n’être pas aussi dévouée qu’on devrait habituellement l’attendre d’une mère, quant à ma sœur, je n’arrive même pas à imaginer sa réaction en la présence de son « grand » frère rétréci.
« - j’ aimerais mieux rester ici. Chez moi… enfin, avec vous, mais bon. »
J’étais gêné d’avouer cela : je savais que je ne pouvais pas m’en sortir tout seul dans cette situation. J’avais besoin d’aide et je ne voulais pas que trop de gens me voient dans cet état. Et je pensais que je pouvais faire confiance aux filles , ce qui n’était pas sans importance dans la mesure où j’étais littéralement en leur pouvoir. Je ne voulais pas me voiler la face sur ce point. C’est sur ce point-là que j’ai le plus gambergé pendant la nuit : je ne peux pas me débrouiller tout seul ET j’ai besoin de quelqu’un pour survivre à mon nouvel état. Toute personne avec qui je me trouve peut volontairement ou involontairement mettre fin à mes jours le plus facilement du monde. Je suis tellement vulnérable et insignifiant que pratiquement tout peut m’être fatal dans la fréquentation de mes congénères. En expliquant ce point de vue aux filles, je savais que je négligeais volontairement une donnée du problème, mais je pouvais compter sur elles pour me le rappeler.
22:57 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : existence, minuscule, vie, fragilité, dépendance, confiance, géantes


