10.12.2009
31- Sécurité ...
Incertain de l’issue de cette nouvelle aventure buccale, je laissais les choses se passer sans résister, et l’immense langue de Vanessa m’engloba et me suça dans tous les sens et sous toutes les coutures. Après un moment de légitime frayeur, je sentais que Vanessa ne m’avalerait pas. En tout cas pas ainsi. Je savais que si elle devait le faire un jour, elle m’en informerait auparavant, et presque, qu’elle essaierait de me convaincre que c’est une bonne idée. C’était tout elle, ça. Rationnelle jusqu’au bout.
Je l’entendis gémir de l’intérieur de sa bouche. C’était assourdissant, alors que ce devait être un petit gémissement. De celui que les femmes font souvent quand elles apprécient un mets, une saveur... J’étais ce mets, cette saveur. Ce qui suivait ou précédait habituellement ce doux gémissement, si sensuel à mes oreilles dans des circonstances normales ; c’était l’engloutissement du mets par celle qui l’apprécie tant... J’avais le net sentiment que tôt ou tard, je finirai du mauvais côté d’une bouche. Celle de Vanessa ? Peut-être. Celle d’Adèle ? Si jamais elle parvenait à m’y réintroduire, sûrement. Je repensais que si Vanessa n’était pas rentrée, je serais sûrement quelque part dans son système digestif. Je serais devenu Adèle, elle m’aurait en partie assimilé à son corps et il ne resterait sans doute plus grand chose du mien.
A ce moment-là, Vanessa me sortit de sa bouche dans un énorme bruit de succion et me regarda dans la pomme de sa main. J’avais une trique phénoménale, qu’elle remarqua aussitôt.
« - Mmm... T’as aimé, on dirait. Moi aussi, ça tombe bien ! On le refera, T’as pas eu peur, au moins ? »
Je secouais la tête en souriant pour la rassurer.
« - J’ai sommeil, on dort ? »
j’acquiesçais, encore du chef, tout m’était égal, par ailleurs.
« -Tu restes avec moi ? » Demanda t-elle, charmante. Mais en fait ce n’était pas une question. Sans me laisser le temps de répondre elle m’appliqua ses lèvres sur le corps et me fit un long baiser, puis elle me regarda en souriant et me souhaita bonne nuit. Après quoi elle me glissa dans son pyjama, à l’intérieur duquel elle était vêtue d’une propre et confortable culotte de coton, dans l’entrejambe de laquelle elle me glissa sans aucune hésitation. Je pensais pouvoir dire que c’était là ma nouvelle chambre à coucher. Je m’endormis presque instantanément, bien qu’ayant très chaud, et peu de place pour respirer. Le noir était total, bien sûr. Dans un demi-sommeil, je sentis la géante bouger et changer de position, et à plusieurs reprises sa main m’effleurer à travers ses vêtements. Sans doute craignait-elle que je périsse étouffé dans la chaleur et dans l’exiguïté de sa petite culotte. Je bougeais faiblement afin qu’elle sente que tout allait bien pour moi. C’est peut-être affreux, mais j’avais envie d’être tranquille, enfin, et en cet endroit improbable, je l’étais. Régression totale. Sous-être. Esclave de culotte. Voilà ce qu’elles avaient fait de moi. Mais dans Vanessa, je savais qu’Adèle ne viendrait pas me chercher. Je me sentais en sécurité, et c’est pour cela que je dormis si bien cette nuit là, dans les poils pubiens de Vanessa, compressés par sa culotte, elle-même protégée par un pantalon de pyjama en toile, entre deux puissantes jambes glissées sous une énorme couette. Comment ne pas se sentir en sécurité ? Que pouvait-il m’arriver ?
quand je me suis réveillé, je respirais parfaitement le peu d’air qui stagnait autour de moi, chargé des effluves nocturnes de Vanessa . Cela me surprit un peu, mais me rassura. C’était vivable, du moins la nuit. A force de bouger, je finis par réveiller ma propriétaire, et, à en juger par les émanations humides qui commencèrent à provenir de ses profondeurs, elle semblait beaucoup apprécier d’être ainsi réveillée. La confirmation ne se fit pas attendre, et de ses mains, m’indiqua le chemin. Vanessa, décidément, tenait bien plus qu’Adèle à la pénétration. Je ne l’aurais pas juré, avant... En fait, le vagin de Vanessa voulait son petit-déjeuner : moi. Bientôt, il le voudrait tous les jours.... Après avoir abouti dans son affaire, elle se leva et me sortit d’elle une fois dans la salle de bain, pour me laver soigneusement. M’embrassant, tendrement, elle me remercia et me dit :
« - Tu dois avoir faim ! » en souriant bêtement. Elle ne pouvait pas se rendre compte que je m’avalais des tonnes de liquide vaginal quand j’étais en elle. Pas bon, mais sûrement très énergétique, parce que ça coupait carrément la faim... Je ne voulais pas la décevoir en le lui disant, alors je lui dis :
« - un peu... » et nous allâmes nous restaurer. Elle, en tous cas, avait très faim, et à ce titre engloutit des tonnes et des tonnes de denrées diverses sous des hectolitres de thé au lait... c’était parfaitement écoeurant, mais le comble fut atteint quand Adèle vint se joindre à nous. Elle aussi dévora en me regardant. Détournant mon regard, autant que possible tout en la surveillant, je me sentais très mal à l’aise et j’eus vraiment un coup au coeur en la voyant arriver. Furtivement, j’aperçu son ventre qui pointait entre son short et son débardeur. Elle passait et repassait en me regardant du coin de l’oeil, un léger sourire sur les lèvres. Voyant son corps, je m’imaginais à nouveau ce qui avait failli m’arriver. Elle aussi y pensait, je le sentais, ses yeux me disaient : « Toi mon petit, à cette heure, tu aurais pu être un tout petit tas de merde, quelque part dans mon gros intestin... »
Un moment, Vanessa s’absenta, et je me retournais pour faire face, effrayé, à Adèle. Elle mangeait encore. Une banane. Elle en rompit un bout et l’approcha de moi pour le comparer. Sans rien dire, elle prit un morceau de banane comparable en taille à moi, m’y compara à nouveau, puis l’enfila dans sa bouche, en inclinant la tête en arrière, l’aspira entièrement, pour enfin, après deux ou trois déglutitions un peu difficiles, suivies d’autres plus faciles ; le faire disparaître dans son oesophage. J’ai bien vu le mouvement de sa gorge, quand elle avalait, et j’en avais la chair de poule. Une fois son morceau avalé, elle se frotta le ventre et lui dit « Bye-bye, Martin » et me regarda en riant : « Ben quoi, je m’entraîne ! » Elle a réussi à me faire rire, cette saloperie... Pourtant, je savais très bien qu’elle ne plaisantait pas . Elle rit aussi à gorge déployée, et quand Vanessa revint, elle rit aussi et nous dit :
« - Ah ! ben vous voilà réconciliés ? Tu vois, Martin ! »
je répondis :
« - On peut même dire qu’on fait plus qu’un ! »
« - plus qu’UNE ! » précisa Adèle en éclatant de rire.
Comme je voyais que Vanessa commençait à se sentir exclue de notre humour, ainsi que cela pouvait arriver avant, je dis à Adèle :
« - Explique un peu à Vanessa ce que tu viens de faire pour me faire rire comme ça .»
Son rire cessa. Le mien continuait. Pas longtemps. Elle dit à Vanessa en finissant sa banane et en me regardant :
« - Tu me le prêtes, aujourd’hui ? »
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25.10.2009
29- A la rescousse ?
« - Je suis rentrée en début d’après-midi » commença Vanessa. « Et il n’y avait personne. En ne te voyant nulle part j’étais un peu inquiète, mais comme Adèle avait mon numéro et que j’étais joignable, je me rassurai en me disant qu’elle m’aurait bien appelé s’il t’était arrivé quelque chose, et que tu devais être avec elle. »
Pour ça, j’étais plus qu’avec elle, pensais-je. Mais je me taisais en l’écoutant. Elle racontait cette histoire avec des yeux exaltés et rieurs. Une complicité nouvelle semblait s’installer entre nous. Elle continua.
« Quand elle est rentrée, elle semblait surprise et même gênée de me trouver là. Je compris bien vite pourquoi… En fait je lui demandai directement de tes nouvelles, parce que je t’avoue qu’en la voyant sans toi, je commençai à m’inquiéter pour de bon. Mais elle l’a vu et m’a tout de suite rassurée en me disant que tu allais bien. C’est quand je lui ai demandé où tu étais qu’elle s’est assise en silence et m’a dit : « assieds-toi, c’est une longue histoire ». Un peu surprise, je fis comme elle, mais elle se releva comme si elle pensait tout d’un coup à quelque chose, et après être allé dans sa chambre un instant, elle commença à me raconter vos derniers jours, comment tu l’avais convaincue de… enfin de te… de te laisser faire, quoi ! Et puis comment elle y avait elle-même pris goût, et tous vos jeux ... pervers de ces derniers jours. Elle m’a dit aussi qu’elle était gênée par rapport à moi mais qu’elle n’avait trouvé que cette solution pour te redonner un peu le moral après mon départ… »
Il y eut un moment de silence pendant lequel je ne parvins pas à émettre un son. Puis elle reprit :
« Au fait, je voudrais m’excuser d’avoir été dure comme ça avec toi, mais en fait je crois que je n’étais pas prête à ce genre de relations. Enfin avoues que c’est un peu bizarre, non ? »
Je hochais la tête. Et ça continuait :
« Et puis je crois qu’en fait j’ai aimé cette idée dès le début mais que ma conscience ou ma morale- comme tu veux- la rejetaient. Mais c’est logique, Adèle aussi, tu sais, même elle ! Elle a eu des scrupules ! Mais bon, on la connait, hein ? Elle n’a jamais reculé devant des expériences un peu extrêmes… » Et elle rit de bon cœur en me prenant sans prévenir dans sa main. Elle me pressa contre ses lèvres pour m’embrasser vigoureusement, puis, après ce moment d’authentique tendresse, constata : « mmm… tu sens le sexe… » Avec un regard lubrique que je lui découvrais. Je devais bien constater que je n’avais jamais mis les filles dans un tel état quand j’avais le bonheur d’avoir encore ma taille normale. Quelle ironie. Tout cela avait-il un sens ?
« Quand elle me racontait tout cela »
reprit Vanessa ;
« Je dois dire que j’étais un peu jalouse, sans vouloir vraiment me l’avouer. Je revenais avec l’idée de discuter de tout ça avec toi et j’étais décidée à te laisser agir, au moins pour essayer, quoi… Et puis voir ce qui se passait. Alors quand j’ai su que tu avais essayé avec elle en profitant d’un soir où elle était saoule et qu’elle t’avait laissé faire, puis qu’en fait elle avait pris son pied… J’étais folle, intérieurement j’enrageais... Et c’est là qu’elle m’annonce que tu lui avais avoué qu’en fait, c’était avec moi que t’avais envie de faire ça… soi-disant parce que tu serais amoureux de moi… J’étais contente, mais... bon, un peu dégouttée, quoi, d’avoir loupé l’occasion avec toi. Et là elle m’avoue enfin où tu avais passé la journée ! J’y croyais pas, je la maudissais et en même temps je l’enviais… Je lui aurais jamais demandé mais là, elle me l’a proposé elle-même ; elle m’a dit : « Tu le veux ? »
J’ai hésité, bien sûr. Tu penses bien. Mais je me sentais excitée de tout ce qu’elle venait de me raconter et je t’avoues que c’est grisant de savoir qu’on est adorée comme une Déesse. Adèle avait des scrupules parce qu’elle savait bien que c’était pas avec elle que tu avais envie d’être. Et c’est comme ça qu’elle a fini de me convaincre. C’est parce que je savais que c’était ce que tu voulais que je l’ai fait, mais maintenant, c’est aussi ce dont j’ai le plus envie... »
Elle s’allongea sur son lit en riant d’un rire franc et détendu ; épanouie, je ne l’avais jamais vue comme cela... Elle me tenait toujours délicatement dans sa main, et m’amenant au dessus de son visage, elle me dit : « si je m’écoutais je t’y remettrais tout de suite pour qu’on revive ça toute la nuit ! Mais en même temps, j’ai tellement envie de discuter avec toi : tu ne dis pas grand chose, au fait, raconte moi, aussi, ça fait quoi d’être... comme ça , enfin tu vois, de , de... »
Elle était encore gênée de prononcer certains mots. En effet, cette situation ne correspondait à aucun schéma moral de relations humaines connu. En tout cas, pas connu d’elle. Aussi, les mots ne pouvaient que lui manquer. Un être sans morale, comme Adèle, n’avait pas ce genre d’embarras... Vanessa ne se rendait pourtant pas compte que ce qui l’empêchait de s’exprimer normalement sur cette situation, c’était le fait qu’insensiblement, elle ne puisse parler de moi que comme on parle d’un objet. Je n’étais plus dans la catégorie des êtres humains, en tant que concept, et de ce fait, elle ne se rendait pas compte que sa jouissance ne provenait que du total contrôle qu’elle avait de moi, alors que contrairement à un gode « classique », j’étais un être vivant, doué de conscience, et en plus : connu d’elle et qu’elle connaissait. Comme avec Adèle, le changement de mode de relation induisait un plaisir pervers comparable à celui de l’enfant torturant un insecte. Etant adulte et femelle, la torture devenait sexuée... Je me demandais si, décidément, tous les humains que j’allais dorénavant rencontrer me considèreraient de la sorte. Et la réponse ne me plaisait pas. Si même Vanessa, la fille la plus droite et intègre que je connaissais, pouvait agir ainsi, inutile de se demander ce que pourraient faire les 99% de l’humanité restante que je considérais comme moins bonne que cette brave et bonne Vanessa. Brave et conne, aussi... Elle me dégoûtait un peu, maintenant, mais au moins elle était de bonne foi. Sans doute, dans quelques temps, elle aurait elle aussi envie de m’avaler, mais je pariais qu’elle, au moins, ne souhaiterait pas me digérer. Contrairement à Adèle. Je restais persuadé qu’il me fallait dorénavant l’éviter à tout prix. Ma seule protection était Vanessa, mais il y avait un prix à payer. Il fallait gagner du temps, essayer de comprendre pourquoi tout ceci m’arrivait. Vanessa. Il n’y avait que Vanessa. Alors j’ai joué le jeu.
« - c’est très bizarre, et très excitant... Un peu effrayant, aussi... » Lui répondis-je enfin.
« Vanessa, continuais-je, je reste convaincu que consciemment ou pas, Adèle est dangereuse pour moi. Je te supplie de me protéger d’elle... »
Elle changea un peu d’expression, et dit, perspicace : « Mais dis-moi, tu n’as pas peur, avec moi ? » Elle espérait bien évidemment que ce ne soit pas le cas. Je lui répondis ce qu’elle pouvait entendre. Elle ne pouvait pas entendre que ce qu’elle venait de prendre tant de plaisir à faire était un acte de barbarie dont elle ne se soupçonnerait jamais capable.
« - C’est moins effrayant, lui dis-je, parce que je sais que je peux avoir totalement confiance en toi. Je sais que tu ne me ferais pas de mal. Mais Adèle, je t’assures que si elle peut, elle m’avalera tout vivant ; elle ne pensait qu’à ça dernièrement ! Elle voulait le faire avant que tu reviennes et te faire croire que j’avais disparu ou je ne sais quoi ! » m’énervais-je. Vanessa semblait sceptique mais quand même prête à me faire confiance.
« Tu sais, dit-elle finalement, je ne pourrai pas toujours être là, avec toi, alors c’est inquiétant, ce que tu me dis »
« - C’est moi, moi, qui dois rester en permanence avec toi » Lui suggérai-je : elle me regarda profondément, l’air rêveur... l’idée semblait lui plaire. « Jusqu’à ce que je reprenne ma taille normale » ajoutais-je.
« - Oui ! dit-elle vivement en sortant brusquement de sa rêverie. Il faut trouver un moyen pour que tu retrouves ta taille ! » Ajouta t-elle avec un enthousiasme un peu artificiel. Pourtant, ça faisait du bien d’entendre ça : il y avait un moment que je n’avais pas eu une conversation sur mon avenir en tant qu’être humain à part entière. Peut-être avais-je réussi à reprendre l’avantage dans l’esprit de Vanessa, malgré les mensonges d’Adèle ? La suite me l’apprendrait, mais je devais maintenant organiser ma vie avec Vanessa, si possible mieux qu’avec Adèle. J’étais pour l’instant en sécurité avec Vanessa, mais j’avais déjà éprouvé le fait de me retrouver coincé sous elle, aussi je devais faire attention à ce que cela ne se reproduise pas, tout en restant suffisamment proche d’elle pour me protéger de mon principal prédateur.
« - Comment veux-tu faire ?» Demanda t-elle. Je ne savais comment répondre. Je décidais d’opter pour la franchise.
« - Quand Adèle n’est pas là, tu n’as pas à t’occuper de moi, mais quand elle sera là, tu devras me garder avec toi. » Commençais-je.
« - Où ça, dans ma poche ? » M’interrompit-elle.
« - Pas nécessairement, répondis-je, juste m’emmener avec toi quand tu changes d’endroit et surtout, me mettre en lieu sûr quand tu dors. Un truc solide qui ferme à clef et où je peux respirer, tu vois ? »
« -Ok. Et quand je pars ? » Demanda t-elle.
« - Je pars avec toi... C’est là que ça se corse : il ne faut pas que tu me perdes, ou qu’on prenne le risque que quelqu’un me trouve... » Elle acquiesça. Je continuais :
« - Là, si tu as une poche dans laquelle je ne peux pas être écrasé, ça conviendra, sinon... »
« - Adèle me disait que dans sa culotte tu ne craignais rien... » rappela t-elle délicatement. Après un silence et un regard noir de ma part qui n’eut aucun effet sur elle :
« - En effet, hormis la chaleur, l’odeur et l’humiliation, j’en suis ressorti vivant. » Je recommençais à être cassant avec une géante à la susceptibilité notoire. Je devais faire attention à ne pas retomber en disgrâce à vouloir être trop malin. Je me rattrapais :
« - Mais avec toi, c’est différent. Je pensais que tu ne voudrais pas... »
« - Si si, ça me dérange pas... si c’est plus sûr pour toi... Et puis ça me ne déplaît pas finalement ! » renchérit-elle, presque pas gênée.
C’est bon de savoir à quoi s’en tenir. Je n’avais sûrement pas fini d’être étonné...
19:47 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : géantes sexy, culotte, existence
16.08.2008
11- Projets
« - C’est vraiment hallucinant ! » reprit Adèle. On voyait qu’elle le pensait et qu’elle allait le répéter souvent. Je le savais parce que c’est ce qui passait en boucle dans ma tête depuis ce matin, au point que je n’arrivais plus à penser autre chose.
« - Vous croyez qu’un médecin à déjà pu voir ça ? » demandais-je. Je me doutais de la réponse parce que c’est celle que je me faisais. Après un silence (comme prévu), Vanessa dit simplement :
« - Si cela t’arrives, c’est que cela à pu arriver à d’autres. » Logique implacable, comme toujours.
« - Des fois tu vas voir un médecin pour un rhume et il se plante, alors là… » Contredit Adèle. Pas forcément logique, mais peut-être plus pertinent.
« - je suppose que tu n’as pas de médecin attitré ? » me demanda Vanessa.
« - Je ne suis jamais malade » lui répondais-je. Puis j’ajoutais : « en principe… »
« - Il faudrait pourtant aller voir quelqu’un de confiance, assez compétent pour connaître le problème, et qui ne puisse pas … »
« - C’est n’importe quoi ! » Coupa Adèle : « si on va voir un docteur, il peut très bien ne pas connaître le problème, et là il sera obligé de consulter ses confrères qui vont le prendre pour un dingue, ou alors il devra faire examiner Martin par tous les spécialistes, ce qui fait que son état va finir par être connu de tout le monde ! Ca craint. » Ponctua-t-elle.
« - Attends, le secret professionnel, ça existe ! » repris Vanessa, « et puis si on ne voit personne, on ne pourra pas savoir…
-Il faut qu’on regarde sur internet. Même si c’est pas fiable, ça peut quand même nous donner une indication. » Conclut Adèle.
Encore une fois, elles s’étaient mise à discuter de moi en ma présence sans plus s’occuper de ce que je pouvais dire ou penser. J’essayais en vain de les interrompre, et je dus attendre un moment de calme :
« - si ceux à qui c’est arrivé ont suivi le même raisonnement, qui peut savoir que ça existe ? Enfin c’est vrai : j’ai même hésité avant d’essayer de me faire voir de vous alors que je vous connais, et j’ai pas spécialement envie de connaître des nouveaux gens dans cet état. Pour vous, je vois bien que je suis limite humain, alors pour eux, vous imaginez ? Comment réagiriez-vous si vous ne me connaissiez pas et que vous me croisiez dans la rue en ne sachant pas qu’une telle chose est possible : un humain rétréci, minuscule ? Vous feriez quoi ? Vous ne savez déjà pas quoi faire avec moi alors que vous savez à qui vous avez à faire !»
Elles étaient un peu gênées. Je ne pouvais plus me permettre de m’embarrasser de périphrases ou de politesses. Je devais être toujours bien compris, dorénavant, parce que je savais maintenant que mon corps étant tellement plus léger, ma parole n’avait réellement plus le même poids. Vanessa admit que j’avais raison de mon point de vue, mais que si aucune autorité médicale ne pouvait m’étudier, je n’avais aucune chance de guérir, excepté si ma maladie se guérissait spontanément, et d’elle-même. Après qu’Adèle eut évoqué la possibilité que ce ne soit pas une maladie, mais… autre chose, nous en tirâmes la conclusion que c’était une raison supplémentaire pour aller faire des recherches sur internet.
Une partie de la nuit se passait donc devant l’écran de l’ordinateur. Les recherches en français ne donnèrent strictement rien de concluant. Le corps humain peut apparemment rétrécir par endroits, s’atrophier, mais le corps entier, c’était inédit. A priori, tout peut rétrécir, dans le corps humain, mais pas en même temps. Les dizaines et les dizaines de pages défilèrent avec leurs flots d’informations médicales plus austères les unes que les autres : rien qui relate, ni même qui envisage la possibilité d’une telle maladie. N’étant pas aux commandes de l’ordinateur, je trépignais, je voulais tout lire, puis je m’écœurais du flot d’informations sans rapport aucun avec mon problème. Finalement, assis en tailleur sur un coin du portable de Vanessa, je me morfondais dans l’idée que l’on ne savait rien des gens comme moi, ce qui avait deux causes possible : soit j’étais le premier, et alors j’étais dans la merde ; soit je n’étais pas le premier, mais ceux à qui c’était déjà arrivé n’avaient laissé aucune trace, et là, j’étais dans la merde… Inutile de résumer.
Ma déprime n’avait toutefois pas attient son apogée, avant que nous décidions d’aller consulter les pages en anglais. Malgré la difficulté à lire et à comprendre la langue, souvent technique et médicale, à cette heure avancée de la nuit, nous trouvâmes en partie le même genre d’articles que ceux que nous avions trouvé en français, ce qui nous confirma la toujours sinistre, mais bien inconnue réalité de mon état. Mais une autre information apparut : un certain nombre de gens sont fascinés par ce qu’ils considèrent tous comme une fantaisie : devenir minuscule. « Bug size », « Tiny » , et bien d’autres termes pour désigner des humain normaux qui se trouvent réduits et qui finissent mal. Le destin de ces êtres de fiction consistait souvent à se trouver à la merci de géantes sexys aux imaginations fertiles. Il se trouvait donc que ce que je vivais constituait un fantasme pour bon nombre de gens. J’avais l’habitude : la colocation avec deux filles, pour naturelle qu’elle m’ait toujours paru, avait parfois le don de rendre mes congénères mâles un peu envieux. Mais là…
Après deux ou trois sites, j’ai supplié Vanessa, qui lisait mieux qu’Adèle et au moins aussi bien que moi l’anglais :
« Éteins tout ça, par pitié… »
Il était 4 heures du matin et je n’avais pas sommeil. Les filles allèrent se coucher après m’avoir installé sur le canapé avec la télévision allumée. Je souhaitais dormir parce que j’avais hâte de me réveiller. Je croyais encore que le processus pouvait s’inverser pendant mon sommeil.
18:05 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géantes sexy, shrink, fantasme, bug


