13.05.2009
21- La nuit
« - NON !!!!!! NON !!!!!!! ADELE !!!!!! NOOOOOOON ! » J’ai crié à me faire exploser la tête. Elle m’a entendu. Elle arrête.
« - Quoi ? Tu veux pas ? T’es dégueulasse, après ce que je viens de te faire ! Et puis ça t’as pas gêné avec Vanessa !!! »
« - Mais j’avais pas le choix, elle allait m’étouffer, et … » Me défendais-je, outré.
« - Tu parles, elle est plus maline que moi. Elle fait semblant de te rouler dessus en dormant… » Dénigra Adèle. Mi- incrédule, mi- choqué par l’hypothèse, je répondis :
« - Quoi ?!! » avec une grande pertinence.
« - Allez, c’est bon, fais moi plaisir, je suis sûre que ça va te plaire. J’ai trop envie !!! » Reprend-elle.
« - Jamais !! Arrêtes-ça ! t’es complètement saoule… Tu me dégouttes !!! »
Et ça, rétrospectivement, je crois que c’était la parole de trop. D’un coup, je me suis retrouvé non pas à la merci d’une amie un peu bourrée et pleine d’envies pas nettes, mais dans le poing serré d’une géante en colère, au désir frustré, et qui était parfaitement consciente qu’elle pouvait se libérer de son désir et de sa colère dans un même mouvement, sans même avoir à passer par mon consentement. Son regard changea, elle se redressa dans son lit en me fixant, l’œil dur et déterminé. La bouche mi-ouverte, un léger rictus commençait à se redessiner sur ses lèvres. Puis son pouce vint sur ma tête, pour m’enfoncer dans le creux de sa main. Celle-ci bougea et m’emmena. Je criais à nouveau :
« - Adèle ! Non ! Excuses –moi ! Non… Hmmpf ! »
Quand son poing s’ouvrit, ma tête s’enfonça dans la chair de ce que je reconnus assez vite pour être son sein. Elle m’y maintint et m’y frotta assez vigoureusement, essentiellement contre son téton. Elle commençait à sérieusemant s’échauffer, et je me rendais bien compte que toute résistance, tout cri était inutile. Elle irait maintenant jusqu’au bout de son désir. Je n’avais qu’à espérer qu’il ne me soit pas funeste, encore une fois. Une fois son sein bien agacé, elle me descendit le long de son ventre, tout doucement, en me remontant de quelques centimètres, me redescendant de quelques uns de plus, si bien que sous sa main, sous sa couette, sous son empire ; elle m’amenait vers mon ultime destination : son plaisir. Quel qu’en soit le prix pour moi.
Ma peau, fine et délicate, chauffait atrocement de l’effet du frottement contre la sienne, qui était bien plus rude et épaisse. La moindre irrégularité de celle-ci m’était douloureuse, mais cela, Adèle ne pouvait ‘en rendre compte. Je l’en informerais peut-être, si je n’étais pas démembré du fait de son action. Pour l’heure, il n’était plus question de résister tant que sa main me contrôlait ainsi. Je n’avais plus qu’à la laisser se satisfaire et éviter de résister, ce que je pensais être la meilleure solution pour ne pas être blessé. Soudain le duvet se transforma en poils, puis en toison. J’y étais. Sa main me plongea directement dans ses profondeurs, comme si elle avait hésité encore un peu avant d’aller jusqu’au bout de sa trahison. L’odeur était forte, envahissante, mais pas aussi insupportable que je commençais à me l’imaginer. Il faut dire que je sortais d’une bouche à l’haleine passablement chargée : la sienne. L’obscurité était totale. Je n’entendais plus rien, sauf le frottement de mon corps sur ses poils, qui se transforma très vite en frottement humide. Je n’y gagnais pas en odeur et en auto-estime, mais je gagnais un certain confort de la peau. Je glissais comme si j’étais glycériné contre son sexe qui dégorgeait abondamment de désir ; ses poils eux-mêmes étaient mouillés, sa main également, ce qui fait que j’étais encore dans une atmosphère où j’avais tendance à faire des bulles en respirant. Quand je pouvais respirer. J’étais toujours proche de l’absorption, au moins partielle dans son vagin, mais son action visait grossièrement à me frotter autour de son clitoris, ce qui finit par avoir l’effet souhaité. Mais Adèle voulait prendre son temps, et, je pense, ménageait des temps d’arrêt pour vérifier que j’étais encore conscient. Sa main se fit moins lourde et finit par se retirer un peu de moi, tout en restant dans sa culotte. J’étais situé exactement sur sa fente, les deux pieds callés sur la naissance de ses fesses. Dès que la pression se relâchait, j’en profitais pour bouger et vérifier l’état de fonctionnement de mes membres. Où que je m’appuie, tout est gluant et humide. Un poil qui s’est détaché d’elle s’est enroulé autour de moi sans que je puisse m’en défaire. Puis une lumière me parvient de vers son ventre. Elle à soulevé la couette et me parle. Incroyable ! Je ne suis pas encore qu’un objet qu’on utilise…
« - Putain, qu’est-ce t’attends, Martin ? Vas-y rentre ! Merde !! »
« - Quoi ?!! » ne puis-je que dire , reprenant mon souffle.
Qu’elle ait entendu ou non n’a aucune importance :
« -Tu fais chier ! Pénètre-moi ou je t’y fous la tête première ! »
Les deux solutions sont techniquement possibles, et je préfère de loin la première, même si je me demande ce qu’elle attend exactement de mes performances… Quoiqu’il en soit je n’ai plus qu’à m’exécuter. Avec la meilleure volonté, j’introduis sans peine mon tout petit sexe bien dur dans son immense chatte molle et goulue. J’essaie d’amplifier au maximum les mouvements de mon bassin afin qu’ils ne passent pas inaperçus, et de fait, il me semble que je sens tout son sexe frémir. Ses lèvres se contractent et semblent rendre plus de liquide encore. Je l’entends dire quelque chose d’inaudible mais qui trahit la satisfaction des ordres exécutés. En gémissant, elle laisse sa culotte se refermer sur mon corps et sa besogne, cependant que sa main se glisse par-dessus le tissus entre ses jambes qui se referment. La pression devient intense tout autour de moi. Je sens à nouveau sa main sur moi, à travers le tissu. Elle bouge à nouveau et me presse, me frotte et m’enfonce entre ses lèvres et contre son clitoris. Son sexe vibre autour de moi, je le sens prêt à m’engloutir, tandis que mon sexe est toujours vaguement à l’intérieur. Cependant, je ne bouge plus par moi même, Adèle ayant repris l’initiative de son plaisir. De plus en plus intensément, je suis complètement livré à ses appétits, alors qu’elle ne prend plus la peine de s’arrêter pour vérifier si elle ne m’a pas broyé. Rien ne peut plus s’interposer entre elle et son orgasme à venir. Quelques minutes plus tard, elle vibre au paroxysme de son plaisir alors qu’autour de moi, la pression est à son comble. Plus mort que vif, je sens peu après sa main se retirer. Je ne peux plus bouger. Je suis collé, et courbatu, sans force…
Dans un silence seulement troublé par de vagues et lointains bruits corporels, je tente de reprendre mon souffle. L’air que je respire est moite, brulant et rare. Je ne sens plus vraiment l’odeur, qui m’imprègne et m’habite. Je ne sais plus dans quel sens je me trouve, encore moins quelle est sa position à elle. Je ne peux que penser, et encore. Je m’en passerai bien. J’envie l’existence d’un simple gode, qui lui, au moins, n’a pas la conscience de ce qu’il est. Il n’a probablement pas le sentiment de se faire violer et trahir, comme moi. J’ai comme un pressentiment, dans l’état et dans l’endroit où je me trouve, que je vais devoir un peu m’habituer au mode d’existence d’un gode, et donc à son niveau de conscience. Cependant, quelques minutes ayant passé, je bouge mes membres les uns après les autres, alors qu’autour de moi, Adèle ne semble pas bouger. Je suis entre ses lèvres, contre lesquelles le haut de ses cuisses me presse à travers le tissu souillé de sa petite culotte. Je suis enfermé, coincé en elle. Elle m’a possédé, humilié… et oublié. Je suis las et j’ai comme le vertige, j’ai l’impression que je vais m’évanouir.
En fait, Adèle s’est endormie d’un coup, terrassée par les effets conjugués de sa cuite, de son orgasme et de l’heure avancée… Mêmes causes, mêmes effets, j’ai dormi aussi, avec ce réveil inouï : d’ habitude on rêve de choses invraisemblables pour retrouver la normalité à son réveil ; cette fois au contraire j’avais rêvé d’une vie normale, de ma vie d’avant… mais en me réveillant, je dus me refaire à l’idée que je venais de passer la nuit entre les cuisses de ma colocataire, poisseuses encore de son désir et de son plaisir ; prisonnier de sa culotte, souillé comme elle des flots odorants de son sexe. Devenu son jouet sexuel, elle m’avait oublié à ce qui semblait être devenu ma place aussitôt son désir assouvi. Dessaoulé et honteux, furieux contre elle et contre moi-même, je développais une haine sauvage. Mais je ne pouvais rien faire pour me venger qui ne mit directement ma vie en péril. Elle me détenait sans même s’en rendre compte, mais en l’ayant voulu. Elle avait exercé sa toute puissance sur moi pour assouvir son désir malsain. Mais je pouvais peut-être fuir. Adèle avait bougé et c’est probablement cela qui m’avait réveillé. En me retournant, dans le noir le plus complet, je commençais à chercher en vain une issue. En tentant de ressortir par l’endroit où j’étais entré : élastique supérieur avant de sa culotte, impossible. J’ai alors compris qu’elle s’était retournée à plat ventre. Je rencontrais donc le lit que pressait tout le poids de son corps. De chaque coté, ses cuisses. Impossible de trouver les limites de sa culotte, alors passer dessous… Il ne me restait plus qu’à grimper « côté fesses » pour tenter de trouver une issue. J’ai hésité. Je pouvais peut-être sortir de sa culotte, mais n’étais-ce que pour me retrouver dans son lit immense avec cette géante qui pouvait m’écraser du plus infime de ses mouvements nocturne. Du moins ici, dans sa culotte j’étais prisonnier, mais j’étais en sécurité. J’avais encore de cette fierté imbécile qui me provenait de l’époque où j’avais une taille normale ; c’est pourquoi j’entrepris de sortir, me disant qu’ayant le choix de sortir ou de rester, je ne POUVAIS choisir volontairement de rester dans la culotte de quelqu’un d’autre. C’était lui donner raison de m’y avoir mis, en quelque sorte… Je n’étais pas encore prêt à l’accepter. J’entrepris donc de sortir, quelqu’ en soit le prix, si je le pouvais.
Après quelques difficultés, je grimpais donc en m’accrochant au tissu de la culotte, côté fesses. Je réussis à me frayer un passage jusqu’à la moitié de l’arrondi de ses fesses, suivant le seul espace : sa raie… Tout en évitant de regarder, j’avais bien conscience de l’endroit où je me trouvais. L’odeur, du reste ne pouvait que me le rappeler. Rien d’insupportable, juste une odeur de circonstance, mélangée aux effluves de la nuit et du sexe… un peu plus haut, le tissu devint mon plafond, et si je pouvais désormais m’aider de mes pieds, ceux-ci s’enfonçaient parfois d’un coup, glissant dans les profondeur de l’entre fesse d’Adèle, ce qui rendait ma progression chaotique. Je tombais plusieurs fois pour me retrouver à mon point de départ. Après une heure, me semblait-il, j’en étais toujours au même point et plus épuisé qu’avant… En désespoir de cause, je tentais donc une reptation par l’entre fesse, ce qui me donnerait plus d’appuis et me ferait aboutir au bas de ses reins où l’élastique de sa culotte ne pouvait que se trouver un peu décollé de son corps en raison de son anatomie. Enfin il me semblait avoir observé qu’il en était ainsi sur les autres… Au milieu de son cul, presque tout entier entre ses fesses, j’arrivais à ramper, jusqu’au moment où mon pied gauche perdit son appui pour en retrouver un plus bas, dans un espace. Je sentis que ce qu’il avait touché réagissait en se contractant. Le problème, c’est qu’à la suite de mon pied, tout mon corps semblait entraîné, comme dans des sables mouvants. Je m’enfonçais dans son cul et maintenant tout autour de moi, ses deux immenses fessiers réagissaient aussi. Mon affaire était mal engagée, et mon pied aussi. Je le sentais prisonnier. Je n’avais que peu de prise, sauf le tissu de cette maudite culotte, qui venait avec moi et contribuait à m’enfermer un peu plus entre ses fesses. Voulant reprendre un point d’appui qu’il ne trouva jamais, mon pied droit alla rejoindre l’autre où tout, en cet endroit, aboutissait : l’anus d’Adèle. Je m’enfonçais de plus belle maintenant que je n’avais plus aucun appui, mes mains tétanisées , crispées sur le tissu qui lui aussi d’entortillait pour former sur ma sollicitation une sorte de string improvisé qui rentrait avec moi toujours plus profond dans son cul. Je commençais à fatiguer. Je n’arrivais plus à bouger. Je me demandais : si je lâche le tissu, m’enfoncerais-je plus ? Mes jambes étaient entièrement enfoncées et le reste de mon corps était enserré entre ses fesses. Pouvais-je tomber plus ? Au contraire, ne pouvais-je pas mieux m’en sortir en … ?
Sans pouvoir finir mon questionnement tout bougeait à nouveau autour de moi. Je me sentis basculer avec mon hôte… « Oh, non… ! » , me lamentais-je, la voix déchirée et désespérée. « Non, elle ne va pas se retourner sur le dos… ! » Je redoutais la réponse, sur laquelle je ne pouvais absolument pas influer. Le sang ne me monta pas à la tête, ce qui aurait été le cas si elle s’était remise sur le dos, par contre le tissu de la culotte qui m’avait suivi entre les fesses commença à se rapprocher pour toucher ma tête. Il fit rapidement pression sur mon crâne. N’ayant que le vide sous mes pieds, je ne pus que m’enfoncer dans ce vide. Mes hanches et mon bas ventre s’y enfoncèrent, tandis que l’odeur, à ce stade, devenait beaucoup plus nauséabonde. Encore quelques millimètres, puis tout s’arrêta. Je n’osais faire un geste. Je n’avais jamais entendu Adèle péter, les filles font cela discrètement, quand cela arrive. Mais là, dans le sommeil, endormie comme une masse, le trou du cul sollicité de façon inhabituelle… tout pouvait arriver, et un élargissement soudain de cet orifice pouvait signifier ma fin. En tâtant mon environnement direct, je me rendis compte que j’arrivais à saisir ce qui semblait être une couture extérieure de sa culotte. Je tentais aussitôt de tirer. Non-seulement ça résistait, mais aussi cela me tirait de l’anus d’Adèle. Je me tractais de plus belle, rassemblant toutes mes forces. Bientôt, je me sortais tout entier de son cul, mais également de sa culotte. Je tombais sur le matelas d’une petite hauteur. Dans la pénombre, je compris ce qui s’était passé. Adèle ne s’était pas retournée, mais s’était recroquevillée sur le côté, les genoux contre le menton, ce qui explique le comportement de sa culotte, et son influence sur le mien… Je ne m’attardais pas à considérer la situation et je courus vers le haut du lit, vers l’air libre… sorti de la couette sans encombre, j’aperçus les épaules et les cheveux d’Adèle. Dans un gémissement elle se mit à bouger. Je n’eus que le temps de me jeter sur le côté. Son bras gauche venait de s’abattre à côté de moi. Elle s’était remise sur le dos. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qui me serait arrivé si j’étais resté là-bas à attendre qu’elle se réveille… J’avais survécu, pour cette fois, mais j’allais devoir en tirer les conséquences. Arrivé je ne sais comment dans le salon, je titubais à l’air libre, grimpais sur « mon » coussin, et, puant comme un mort, je m’affalais pour finir ma nuit sans rêve.
16:25 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : culotte, lilliputien, géante, fesses, esclave sexuel, jouet sexuel
28.02.2009
17- Intrusion
Je me réveille en sursaut. Je viens de rêver qu’Adèle rentre, se met au lit sur moi et que le cauchemar recommence. Je suis réveillé par la vraisemblance du rêve : je suis dans sa chambre et elle va rentrer, fatigueé, voire bourrée, je suis sûr d’y rester. Bonne intuition, mêlée à la conscience du bruit environnant : Adèle vient d’entrer dans sa chambre. Il fait jour. Elle me voit. Elle n’a pas l’air bourrée, juste un peu fatiguée, et encore. Elle me dit doucement :
« - Qu’est-ce qui s’est passé ? Vaness’ est dans tous ses états… »
« - Elle a failli me tuer, j’ai passé la nuit coincé sous elle. Putain, et toi, t’étais où ? » partis-je un peu vite.
« - eh ! ho ! ça va hein, elle vient de me dire qu’elle t’avait trouvé dans son bas de pyjama… » M’accuse-t-elle en jetant sa veste sur sa chaise de bureau.
« - Dans sa culotte, plus exactement ! » Hurlais-je d’un coup
« - J’ai été OBLIGE d’aller lui tirer les poils sinon elle ronflerait encore sur mon cadavre, cette grosse… cette… » Je ne trouvais plus mes mots.
« - Et elle me traite de porc ! » je commençais à me calmer un peu :
« - on s’est endormis devant la télé…» lui dis-je en la montrant, «… dans la nuit elle s’est retourné et je me suis retrouvé sous elle. J’ai failli y rester, je te jure ! je savais pas si je pourrais survivre longtemps, et j’avais pas l’esprit tourné sur ce qu’elle croit, cette pauvre CONNE ! »
Je surjouais un peu mais je pensais ce que je disais. Adèle, mi-amusée, mi-gênée, avait envie de rire. Je riais, ce qui la fit rire immédiatement. La porte d’entrée claqua, c’était Vanessa qui était partie, probablement.
Je secouais la tête, Adèle me dit :
« - je lui expliquerai, ne t’inquiète pas. »
« - je lui expliquerai bien moi-même, quand même ! » répondis-je
« -je pense pas qu’elle ait envie de te parler ou même de t’approcher. Elle est vraiment choquée, tu la connais, elle a des réactions excessives. » expliqua-t-elle.
« - A ce point ? Mais merde, c’est à croire qu’elle est allée porter plainte pour viol ! il va falloir qu’ils me trouvent des menottes à ma taille… »
Adèle était pliée en quatre, prise d’un fou rire.
« -j’imagine la scène ! » dit-elle entre deux crises. Elle s’était assise par terre, et finissait de rire.
«-aaah ! ce que tu peux être con, quand tu t’y mets ! » Je riais aussi sans retenue, content qu’Adèle m’ait compris. Et je posais la question de trop. Innocemment.
« - Toi, à sa place, franchement, tu l’aurais pris comme ça ? » … Un silence gêné, je m’aperçus un peu tard à quel point la question pouvait être gênante, pour nous deux, d’ailleurs. Mais c’était trop tard, même si Adèle se rendait compte de ma gêne, elle allait me répondre, rien que pour m’enfoncer un peu, genre Adèle.
« On peut pas savoir ce qu’on ferait à la place de quelqu’un d’autre dans une situation qu’on n’a pas vécu… » Commença t-elle très sagement tandis qu’un léger sourire se dessinait lentement sur ses lèvres. « Mais les hommes qui parviennent à rentrer dans ma culotte n’en ressortent pas facilement, tu sais bien… »
je me sentais très mal à aise et j’avais l’impression de rougir comme jamais. Je ne pus répondre. Elle me regardait toujours, l’air amusé et presque triomphante. Elle me donnait l’impression de savourer sa supériorité tout en étant consciente que je ne pouvais pas ne pas avoir conscience, moi, de mon infériorité manifeste. Nous nous regardions l’un l’autre fixement, en pensant de façon évidente à la même chose, mais pas du même point de vue : l’un (moi) se voyait dans la culotte de l’autre, et l’autre (elle) voyait l’un dans sa culotte. Ce n’était pas une relation d’égal à égal. Ce ne l’était plus, entre elle et moi. Et j’ai senti dans son regard, dans son attitude, que cela ne lui déplaisait pas. En posant cette question idiote, je lui ai clairement suggéré une situation qui n’est pas à mon avantage et que je n’aurais aucun moyen d’éviter si elle décidait de l’initier. Je n’étais pas certain, d’ailleurs, qu’elle n’y ait jamais pensé auparavant.
Après cet échange intense de regards lourds, je sortis de ma torpeur en sentant sa main autour de mon corps. Elle venait de me saisir et elle me soulevait maintenant vers elle. Elle m’approchait de son visage, les yeux toujours fixés sur moi. J’avais la bouche sèche, je me sentais comme paralysé par l’effroi et la fascination. Je réussis finalement à dire, à crier :
« - Adèle !… »
Elle souriait en se mordillant la lèvre inférieure quand soudain, la sonnette de la porte retentit. Elle eut comme un réflexe de m’éloigner d’elle, comme si ce qui se préparait ne devait pas être connu d’autres que nous. Levée au deuxième coup de sonnette, elle me reposa sur son lit et dit sur un ton de regret :
« - Vanessa a du oublier ses clés, je vais lui ouvrir » .Elle me jeta un dernier regard qui voulait bien signifier que je ne perdais rien pour attendre. J’étais effaré, mais uniquement parce que je ne savais pas que cela ne ferait qu’empirer.
J’entendis la porte d’entrée s’ouvrir et Adèle dire :
« - allez, rentre… » puis après un silence : « ah… c’est toi ? »
Une voix familière de s’exclamer, proche des larmes :
« - quinze messages ! je lui ai laissé quinze message et il ne me rappelle plus ! je me doute bien de ce que ça veut dire mais je le croyais plus courageux que ça, ce salaud ! »
Il ne manquait plus qu’elle.
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21.02.2009
16- Vie quotidienne (2)
Chaque jour, nous nous habituions à la présence singulière des autres. C’était un pari que je considérais comme gagné par rapport aux hésitations que j’avais eues pour manifester ma présence aux filles. C’est qu’alors, je pensais que mon état était temporaire, or il semble que cet état soit amené à durer. En fait je n’en sais rien, et c’est bien cela le problème. Je me demande, après ces quelques jours, si je ne devrais pas aller consulter, malgré les risques que cela comporte. Mais je n’ose pas vraiment en parler aux filles qui font tant d’efforts pour s’adapter à moi. Je ne veux pas passer pour une girouette : en clair, je ne veux pas leur donner l’impression que mon caractère change aussi, et surtout pas en pire. Ce serait montrer plus de faiblesse encore. Enfin, Vanessa et Adèle semblent mieux apprécier ma présence, qu’elles recherchent, me semble t-il, plus authentiquement qu’au début de ma maladie. Elles venaient vers moi tout en me laissant dans mon coin, prenant bien garde de troubler ma tranquillité, mais il faut croire qu’elles se sont aperçues de ma détresse. Depuis le quatrième ou le cinquième jour, elles me font suivre leurs mouvements et me changent de pièce quand elles en changent elles-mêmes, si bien que si au début, elles me demandaient toujours si je voulais venir avec elles, elles me demandent maintenant si je veux rester où je suis.
A force de répondre presque toujours que je veux être avec elles, elles ont fini par ne presque plus me poser la question. Elles me font suivre, comme elles le font de leur portable ou de leur paquet de cigarettes. C’est un peu humiliant, mais finalement, il y très peu de choses qui dans ma position, ne le sont pas. Pour rester juste, et surtout sain d’esprit, je me suis appliqué à changer ma vision des choses : la plupart de ces choses là ne sont humiliantes que pour une personne de taille normale . Pour moi, cela n’a pas le même sens. Du reste, je ne peux pas vouloir en même temps que mes colocataires ne soient pas gênées et continuent de vivre leur vie sans rien changer de fondamental, et exiger qu’elles prennent mille précautions pour ménager ma susceptibilité. Cette dernière option, je m’en rends compte, n’aboutirait qu’à les fatiguer de ma présence, en épuisant leur patience à mon égard. Ces humiliations, qui n’en sont, je le répète, qu’à l’égard de mon ancienne condition ; sont des données nouvelles que je dois accepter comme un changement climatique, ou comme n’importe quelle donnée environnementale. J’accepte de bonne grâce, sachant que tout ce qu’elles font, elles le font pour mon bien, en accord avec ce qu’elles peuvent avoir compris de mon bien, tout en ne leur occasionnant qu’un minimum de contraintes.
Cela étant, je ne fais plus que ce que je veux. Si tant est que cela n’ait jamais été le cas. (c’est fou comme je deviens philosophe, ces jours-ci…)
La nuit dernière, par exemple, j’étais dans la chambre de Vanessa. Adèle était sortie. Nous avons regardé un film dans sa chambre, où elle dispose d’un téléviseur personnel en face de son lit. On a bien pensé qu’on risquait de s’endormir, mais on savait qu’Adèle allait rentrer et nous expulser de son territoire. Or elle n’est pas rentrée, si bien que vers minuit, Vanessa dormait déjà, vaguement enroulée dans la couette de sa coloc’. J’étais devant elle, au niveau de sa main, et surtout, à côté de la télécommande, afin de changer les chaînes avec mon pied, au fur et à mesure des nanars qu’on nous passait. Ne pouvant pas rentrer dans ma chambre par mes propres moyens, je finis par sombrer moi-même dans le sommeil, non sans m’être assuré que je ne pouvais pas réveiller Vanessa sans grimper jusqu’à son oreille. Je n’en avais pas l’envie ni le courage, alors je décidais de rester contre son bras nu pour passer la nuit. De là, je pourrais toujours sentir ses mouvements, comme lui faire connaître ma présence. Elle était allongée de trois quarts, une partie du corps recouverte par le coin de la couette. Une partie, seulement, ce qui fait que pendant la nuit, elle dut avoir froid.
C’est son bras, qu’elle retirait soudain, qui me réveilla. Il glissait le long du drap, m’entraînant en peu avec lui vers elle. Dans le même temps, voulant s’enrouler encore davantage dans la couette elle roula vers moi. Je n’eus que le temps de voir la masse de son ventre s’abattre sur moi et c’en était fait. J’étais sous elle, et elle allait passer les heures qui restaient jusqu’à ce qu’Adèle rentre ainsi. Mais je ne verrais pas ce jour, la pression était forte, certes, mais supportable ; par contre l’air commençait déjà à me manquer. Très bêtement, je criais. En chassant tout l’air de mes poumons, je m’aperçus qu’il n’y en avait plus d’autre et que s’il y en avait, le poids qui me surplombait m’empêchait de l’inspirer. En quelques secondes, j’allais mourir. Je me débats le plus énergiquement, ce qui me conduit au mieux à pouvoir plier un genou à … disons 16 degrés d’angle. Je peux tourner la tête et inspirer un peu d’air. Je ne sais pas d’où il peut venir, il n’y a pas de place pour lui ni pour moi. Quoiqu’il en soit je n’étouffe pas encore, mais je vois des étoiles et je sens que je m’affaiblis. Il faut que je m’en sorte. Bouger. Ramper. Me repérer, sortir, ou, à la rigueur trouver une poche d’air. Seul le désespoir me pousse. Je savais que ça finirait comme ça, mais je pense à Vanessa : je me dis qu’elle va me trouver séché sous elle dans quelques heures et qu’elle va s’en vouloir toute sa vie, ça va être une catastrophe pour elle et dans un éclair, je pense préférer mon agonie. Pourtant, c’est cette pensée, je crois, qui me permet de ramper et de me faire, grâce au mouvement, un peu d’air « frais ». Poc ! Un objet dur. Oui ! La télécommande. Il faut que je m’extirpe. J’arrive à passer un bras. Pas plus. C’est trop bête. En fait elle me barre le passage. Il faut que je la longe, et le bord de son corps ne peut pas être loin. J’arrive à ramper, vers l’arrière uniquement, le dos contre le lit, j’essaie toujours de piquer ou de taper Vanessa, mais il y a son tee-shirt, et je n’ai aucun recul pour porter un coup assez fort. Je ne mords que le tissus. Entre mes halètements, je n’entends que les bruits de son ventre qui digère tranquillement. Le moindre de ces gargouillements est plus fort que le plus puissant de mes cris. Je parviens à la fin de la télécommande, j’essaie de la contourner. Par moyen : c’est encore dur. A l’intérieur, cette fois. Ça ne peut être qu’un os : je ne sortirais pas par là. Ni par un autre endroit, d’ailleurs, je n’ai plus de force.
J’ai l’impression de mieux respirer. Mon cerveau est peut être mieux ventilé parce que j’arrive à réfléchir. Je crois me repérer : si je ne me trompe, c’est l’os de sa hanche. Il n’y en a pas d’autre possible dans ce coin. Je ne pourrais pas passer en dessous. Je ne peux pas retourner parce que premièrement : je n’arrive pas à me retourner, deuxièmement, je ne peux pas être sur que je me sois retourné complètement et que, partant, je rampe dans la bonne direction. Troisièmement, rien ne me dit que je ne vais pas butter contre les os des côtes. Mais si je continue et que je longe l’os de sa hanche, je vais fatalement me retrouver au niveau de son aine. Son entrejambe. Hum. Je ne peux pas me permettre d’avoir des pudeurs pour l’un ou pour l’autre. C’est ma seule issue. Si j’y crève, du moins ça enlèvera quelques scrupules à Vanessa, qui croira jusqu’à un certain point que j’ai peut-être péri à cause de ma curiosité malsaine.
De toute façon, je n’avance plus. Quelque chose bloque. J’identifie : un élastique. Le tissu de la couette et celui de son pyjama font corps. J’arrive à le soulever de quelque millimètres, mais pas à m’y glisser. Par contre entre sa peau et le pyjama, ça passe. En effet la hanche fait un creux à côté de l’os, et je peux m’y introduire. Je sens même moins la pression et je respire mieux. Je rampe. Deuxième élastique. Eh oui… la culotte. Même topo ? Non , je pense pouvoir rester à l’extérieur. D’ailleurs ce sera un obstacle de moins pour sortir, tout à l’heure. Parce que maintenant j’y crois à nouveau. Je vais sortir, je vais vivre ! Attention à ne pas perdre mon sang-froid ; je réfléchis mieux : je suis toujours sous elle. Je devrais pouvoir passer entre deux os proéminents : la hanche et le pubis, puis remonter par l’aine jusqu’à la naissance de la fesse, qu’il faudra escalader, à moins que je puisse sortir par la manche de son pantalon. Mais tout ceci est bien hypothétique. Tout dépend de sa position, et de son immobilité. J’ai peut-être mieux à faire : si je me glisse à l’intérieur de sa culotte, je trouverais des poils. Je pourrais les tirer, et la réveiller. C’est tout aussi hypothétique, mais c’est moins loin, moins long, moins fatiguant, apparemment. Le choix est donc fait : j’entre dans la culotte de Vanessa. J’ai comme l’impression de comprendre César franchissant le Rubicon, mais juste le côté flippant, pas le côté historique. C’est fait.
Les premiers poils apparaissent. Ils me permettent de mieux progresser, en les saisissant. Je tire sur les poils de toutes mes forces, ce qui ne les fait pas céder, mais me tire plus profondément dans ses poils pubiens. La haleur est intense, et l’odeur ambiante semble changer. Je réalise que je suis très proche du sexe de Vanessa et cela me trouble, je dois l’avouer. Je me souviens de sa visite dans mon lit, ce fameux matin où je me suis réveillé minuscule. Que va-t-il se passer cette fois-ci ? Elle dort profondément, et l’homme dont elle aime sentir les sous-vêtements en se masturbant vient de rentrer tout entier dans sa petite culotte, et se dirige vers son sexe… Ca bouge… Ca y est !
« - Réveilles-toi, putain de merde ! » je hurle en tirant sur le plus de poils possible. Tout bouge autour de moi. De l’air. Je respire un grand coup, du bruit, j’ai la tête en bas. Je sens sa main sur moi elle me saisit… elle tire.
En une fraction de seconde je vois ma tombe s’éloigner sa culotte, son pyjama retourner à ses solitudes, et toujours tête en bas , suspendu par les jambes je vois Vanessa, son visage rouge mes oreilles me torturent, elle crie à 10 centimètres de moi :
« - Martin ! Merde ! J’y crois pas que t’étais en train de faire ça ! Même à cette taille, t’es qu’un porc !»
Et elle me pose brutalement sur le lit (elle s’est retenue de ne pas m’y jeter, je pourrais en jurer). Un dernier regard. Elle veut ajouter quelque chose, secoue la tête et puis s’en va. Ça lui passera. C’est con mais je ris comme un fou. Je suis VIVANT… ouf ! Quel soulagement. J’expliquerais à Vanessa. Elle comprendra. Je n’en peux plus. Je m’effondre.
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16.02.2009
15- Vie quotidienne
Je me rendis assez vite compte que les précautions avec lesquelles j’avais demandé de l’aide à mes deux géantes préférées n’étaient pas superflues. Chaque jour réservait son lot de surprise. Je ne pouvais pas faire grand chose tout seul et je ne pouvais que devenir une charge pour mes amies. Aussi, je décidais rapidement de privilégier les activités qui occupent sans requérir des capacités physiques autres que respirer ou cligner des yeux. C’était à peu près tout ce que je pouvais faire sans l’aide de quelqu’un. Les premiers jours, les filles étaient toujours à me demander de quoi j’avais besoin, et –c’est affreux mais charmant- elle veillaient à ce que j’aie toujours de l’eau et de la nourriture. Comme si j’étais un chat. Impression ou réalité, je pensais qu’elles se forçaient à rester avec moi, mais en fait, je crois qu’elles étaient assez fascinées par ma taille. Elles n’y croyaient toujours pas.
Durant cette première semaine, nous avons pris nos marques, et découvert la vie, vue d’un petit, vue d’en bas. Je vivais désormais avec deux gentilles géantes vraiment pataudes et dures de la feuille. Je me sentais vif et intelligent, mais la nuit, je rêvais, ou plutôt, je cauchemardais tour à tour que je disparaissais dans le siphon du lavabo, que j’étais attaqué par toute sortes d’animaux réels ou imaginaires qui n‘avaient rien à faire dans l’appartement, que divers objets, ou même Vanessa ou Adèle m’écrasaient involontairement de différentes façons. Bref, j’angoissais. Alors que j’avais toujours été un solitaire, je détestais maintenant être seul. J’évitais d’en parler trop, surtout à Adèle qui (je ne peux lui en vouloir), n’avait pas changé son mode de relations avec moi et m’assaillait de moqueries, de piques et de sarcasmes contre lesquels je me défendais de plus en plus difficilement. Elle me blessait souvent sans le vouloir, et je ne voulais pas lui montrer. Elle était du genre à profiter de vos faiblesses pour vous montrer combien elle vous était supérieure. Avant, cela m’amusait, mais aujourd’hui…
Avec Vanessa, on ne peut pas dire, elle prenait soin de moi. Peut-être un peu trop, si bien qu’elle anticipait le moindre de mes désirs ou besoins. Toujours compréhensive et même (pourrait-on me croire ?) discrète. L’ennui, c’est que j’avais l’impression de ne plus être adulte. Elle ne me demandait pas mon avis pour : m’amener me laver, manger, dormir, et différentes choses encore. Je suivais son rythme. Il n’y avait pas à discuter, non seulement parce que je ne voulais pas avoir encore l’air de m’énerver alors qu’on m’aide, mais aussi parce que je ne voulais pas occasionner plus de contraintes aux filles. Elle restait aussi beaucoup avec moi, s’allongeait sur le lit et posait sa tête à côté de moi, me suivant des yeux alors que je faisais les cent pas devant elle. J’avais beaucoup de mal à rester calme et je crois que parfois, je les agaçais. Alors, Vanessa, surtout, me prenait dans ses mains pour former une sorte de hamac où sans s’en rendre compte, elle me berçait comme un nouveau né. Adèle ne faisait rien de semblable et, au début évitait encore autant qu’elle le put de me toucher.
Quoiqu’il en soit, elles avaient intégré ma présence d’un nouveau type, et faisaient tout pour me rendre la vie, de leur point de vue, pas trop désagréable. Etrangement, il me semblait qu’elles s’observaient l’une l’autre en ma présence, comme si elles avaient des inquiétudes sur le comportement de l’autre vis à vis de moi. Le deuxième jour après le début de ma nouvelle vie, je les vis se disputer discrètement (croyaient-elles), Adèle reprochant à Vanessa d’être trop sur mon dos, alors que cette dernière reprochait à Adèle de me brusquer. J’aurais pu les mettre d’accord puisqu’elles avaient raison toutes les deux. Mais les petits ne se mêlent pas des affaires des adultes…
Je n’avais pas envie d’intervenir alors que je me livrais à ce qui devenait mon activité favorite, la lecture. Sur ma sélection, les filles m’ouvraient un ou deux livres à plat, quitte à casser la tranche pour qu’ils ne se referment pas. Je pouvais désormais passer des journées entières à lire et à discuter avec Vanessa qui restait le plus qu’elle pouvait avec moi. Adèle, après avoir pris deux jours de congés, avait repris le travail. Et bien qu’occupé à rattraper mon retard culturel et intellectuel en lisant un à deux livres par jour, j’angoissais de devoir rester seul dans l’appartement.
Autres moments difficiles : les repas. Je les prenais nécessairement avec l’une des deux, voire avec les deux, ce qui était plutôt agréable en théorie. Sauf que le spectacle du repas de Grandgousier et de Gargamelle (j’avais lu du Rabelais dans la journée) n’était ni ragoûtant, ni gastronomique. Aucun plat n’était réellement adapté à ma bouche, et si je mangeais la même chose qu’elles, je mangeais selon leurs goûts, mais aussi selon leur taille : une rondelle de carotte équivalait à une pizza, et n’en avait pas la saveur… tout en assistant à la disparition de tonnes et de tonnes de nourriture sous des hectolitres d’eau ou de liqueurs diverses, ce qui me soulevait l’estomac. J’étais sur la table, et non pas à table, comme si moi-même, j’avais été un mets de leur repas. L’impression était pire quand je prenais mon repas seul à seule avec l’une ou l’autre. Face à face, je ne pouvais détourner le regard. Et j’étais entouré des objets et nourritures du service de ma convive. Comme si, encore une fois, je faisais moi-même partie du repas. La perspective renforçait encore cette impression : les mains des filles passaient et repassaient près de moi pour saisir toutes sortes de choses : pain, verre, plats, sel, dont la destination unique était leur bouche, en vue d’être mâché longuement ou englouti d’un trait. Je ne pouvais m’empêcher de regarder le trajet des aliments ou des liquides que j’entendais si bien descendre dans leur gorge. Ce spectacle, pour fascinant qu’il était, demeurait gênant pour moi, quand j’avais bien conscience que chacune de leur bouchées, représentait la taille d’un de mes plus copieux repas et de moi-même. C’est un sentiment indescriptible.
11:09 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : giantess, géante, shrunk, retrecit, lilliputien
28.07.2008
10 - Dépression
Adèle ne riait plus. Elles venaient de comprendre ma détresse, et mes pleurs le leur confirmaient. Elles ne m’avaient jamais vu pleurer, ni même céder à la déprime ou la morosité. J’étais d’un tempérament plutôt joyeux et j’avais l’habitude de prendre la vie du bon côté. Du reste, ma vie, jusqu’à présent, s’était passée sans heurts. Nous n’avions pas bougé. Je sanglotais et je m’en voulais de paraître aussi faible moralement que je l’étais, désormais, physiquement.
Je décompensais salement du stress qui m’étreignait maintenant depuis de longues heures. J’étais finalement assez soulagé de ne plus être seul à « rêver ».
« - Qu’est-ce qui m’arrive ? » disais-je enfin quand je pus reprendre mon souffle.
Aucune réponse.
« - Dites-moi quelque chose ! Merde ! » M’énervais-je, à nouveau au bord des larmes. Je me faisais horreur, à perdre sans arrêt le contrôle de moi-même. Je me sentais à la fois comme un animal et comme un grand malade. Le regard des autres quand ils vous considèrent comme quelque chose d’étranger à eux. C’était celui de mes deux copines, de mes deux coloc’s ; j’avais besoin d’elles, et elles ne savaient que faire, que dire…
Finalement, Adèle dit plus à Vanessa qu’à moi, puis, se reprenant aussitôt en m’associant à la conversation :
« - C’est peut-être pas définitif… il y a sûrement quelque chose à faire… »
Je n’avais pas un instant envisagé que cela puisse l’être, définitif. C’était pourtant une éventualité. Mais pourquoi ? par quel maléfice ?
« - Il faut essayer d’examiner la situation calmement et réfléchir à ce que l’on peut faire. » Décréta Vanessa.
« - Oui ! » Dis-je dans un élan d’espoir tandis qu’Adèle hochait la tête.
« -Enfin un peu de rationalité, c’est rassurant. On va trouver, hein ? Vous m’aiderez ? » Ajoutais-je en renchérissant.
«- Mais oui bien-sûr ; ne t’inquiètes-pas ; il y a certainement une explication / un remède / une solution / etc, etc… Dirent-elles toutes les deux en même temps en y mettant beaucoup de cœur et d’invention. Ça sonnait faux, mais ça m’arrangeait d’y croire. J’étais un peu rasséréné, et presqu’enthousiaste de me voir si soutenu dans l’épreuve. Confortée par notre agrément, Vanessa nous proposa d’aller dans une autre pièce où l’on y verrait mieux, de toute évidence. C’était déjà le soir, et je fis mon premier voyage dans les mains de quelqu’un d’autre. C’étaient celles de Vanessa, Adèle n’ayant pas insisté du tout pour me porter ou pour me toucher.
Pendant ce court voyage, je l’entendis demander à Vanessa si elle me sentait, et si je pesais lourd. Vanessa ne répondit pas. Je la sentais concentrée sur sa tâche. Il me semblait qu’elle marchait lentement et précautionneusement, mais il m’était malgré cela impossible de rester debout dans la paume de sa main, qui du reste ne me paraissait pas assez large pour m’éviter de tomber d’un côté ou de l’autre. Elle en était consciente et c’est ainsi qu’elle me recouvrit de son autre main. J’étais, pour mon bien, prisonnier de ses mains. Elles étaient rêches et striées de crevasses. Sa peau me faisait l’effet d’un sac en croco, mais brut. (Les seuls crocodiles que j’aie jamais vu de ma vie s’étaient toujours présentés sous forme de sac. Et je n’avais pas du tout envie qu’on m’en présente un vrai maintenant pour que je puisse comparer…).
Voyager ainsi n’avait rien de désagréable, et je dois dire que je me sentais assez étrangement en sécurité entre les mains de Vanessa. Elle pouvait réellement me faire très mal et même me tuer : elle en avait la capacité physique, mais je savais qu’elle ne le ferait jamais volontairement, et qu’elle mettrait tout en œuvre pour que ma sécurité soit garantie. Mon sentiment et mon état intérieur étaient extrêmement confus : je me voyais dans la position du nourrisson qui ne peut presque rien faire par lui-même et qui est obligé de compter sur les autres pour survivre. Peut-être, pensais-je à ce moment-là, n’aurais-je pas du me manifester, et rester _ou tenter de rester_ libre pour une nouvelle aventure à taille réduite. L’avenir m’apprendrait bientôt les conséquences de mes choix.
Ce qui était certain, c’est que j’étais toujours un être humain, mais que ma taille était devenue inadaptée à mon environnement habituel d’être humain. Je devais et pouvais donc compter sur la solidarité de mes semblables. Avec le sentiment de celui qui revient de la messe, ou du téléthon, plein d’optimisme sur l’humanité de façon à ne plus laisser la moindre place aux images de sang, de meurtres et de trahison ; et tout en sachant qu’il faut s’en souvenir pour ne pas risquer de tomber de haut (je haïssais soudainement cette expression…), j’arrivais sur la table de la cuisine, prudemment déposé par Vanessa, sous le regard fasciné d’Adèle. Nous n’y croyions toujours pas, et n’en revenions pas de nous regarder comme des bêtes curieuses. Mais j’avais bien conscience que la curiosité, maintenant, c’était moi. Elles s’étaient assises du même coté de la table et focalisaient leur attention sur moi. Que pouvaient-elles bien penser ? Leur demander : voilà comment briser ce silence si pesant.
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25.05.2008
5- Un moment
Si elle se reculait davantage sur le lit, j’étais mort. C’est pourquoi, malgré l’occasion que j’avais de la toucher pour tenter d’attirer son attention, je préférais m’écarter de ces lieux au plus vite. Je devais être vu, et si possible d’assez loin, afin de pouvoir prévenir toute réaction de sa part qui m’aurait mis en danger. Je ne devais pas non plus me trouver trop loin, car il fallait impérativement qu’elle me reconnaisse. En réfléchissant à toutes ces données contradictoires je m’éloignais en courant vers le milieu du lit.
J’étais un peu gêné dans ma progression par les plis anarchiques que formaient les draps et les couettes, aussi, quand j’étais contraint de ralentir, je me retournais presque malgré moi pour voir ce qu’elle faisait. Elle semblait réfléchir et en même temps, chercher dans la chambre des réponses à ses interrogations. J’étais à une distance raisonnable quand elle fit mine de s’allonger sur mon lit. En fait, elle s’appuya sur son coude et regardait vers moi. Elle s’était beaucoup rapprochée, de par ce déplacement. La fixant, je criais pour qu’elle m’entende, mais déjà, elle regardait ailleurs, plus haut vers les oreillers, elle avait vu mon tee-shirt, resté dans le lit, vestige et témoin de mon ancienne taille. En allongeant le bras, elle put s’en saisir, ce qui eut pour effet de me faire tomber, puisque sous les draps, une partie de mon vêtement se trouvait encore coincé. Déstabilisé, j’étais nez contre terre, et je sentais le lit bouger de façon inquiétante.
En me redressant, je vis que Vanessa était maintenant sur les genoux, une main appuyée sur le lit, l’autre finissant d’attirer le tee-shirt vers elle. Je décidais d’aller vers elle, profitant de ce qu’elle était tournée vers le lit, et en position de voir ce qui pouvait éventuellement s’y passer. Quand elle se fut redressée avec le vêtement, je m’arrêtais pour l’apercevoir le sentir. Elle sentait mon tee-shirt à plein nez, et semblait même s’en caresser les joues. Immobilisé, j’étais un peu gêné, hésitant pour le coup à faire connaître ma présence. Elle se croyait seule, et n’aurait jamais fait ce qu’elle faisait devant une autre personne, et certainement pas devant moi… Mais je n’avais encore rien vu.
Les éléments déchaînés de mon nouvel environnement allaient encore décider pour moi. Je sentais qu’il allait me falloir devenir réactif, et adaptable, tel une micro-entreprise entourée exclusivement de multi-nationales, et il en allait de ma survie. Vanessa s’était maintenant toute entière allongée sur mon lit, et s’apprêtait à se glisser sous les draps. J’en restais stupide et médusé. Vite ! … Trop tard ! elle m’avait, en soulevant les draps, encore culbuté, et je n’eus que le temps de voir ces mêmes draps qui venaient une fois de plus de se dérober brutalement sous mes pieds me recouvrir lentement. Mais ils ne retombèrent pas sur moi. En effet, je n’étais plus seul sous les draps. Vanessa était maintenant en train de s’installer, tenant toujours mon tee-shirt, et découvrant mon caleçon. Elle le prit également, et sembla aussitôt le préférer, après une courte hésitation, à sa première trouvaille. Je ne croyais pas ce que je voyais. Je m’étais insensiblement rapproché d’elle, et me trouvais à peu près au niveau de son buste. Son corps gigantesque était tourné vers moi, couché sur le côté gauche ; elle bougeait très lentement, dans un mouvement de recroquevillement qui ressemble aux positions que l’on prend pour s’endormir. Je n’avançais que prudemment, une fois que ses genoux semblaient s’être arrêtés de remonter vers son ventre. Sa main droite était posée sur son ventre, justement, et ne semblait pas du tout vouloir dormir. Quand à la gauche, elle tenait mon caleçon contre le visage de sa nouvelle utilisatrice.
Malgré mon incrédulité, je ne fus pas vraiment surpris, à ce stade, de voir sa main droite se diriger vers le bas de son ventre et le caresser. J’étais littéralement fasciné. J’avais la bouche sèche, j’avais du la laisser trop longtemps ouverte… D’abord sur son short, comme un test, ma colocataire géante venait de plonger sa non-moins géante main dans les profondeurs insondables de son intimité. J’ai eu du mal à avaler ma salive, et j’en avais fort peu. Je crois, non ; je suis sûr que mon sexe était déjà en érection depuis un moment quand je pris conscience de sa dureté et de sa grosseur (toute relative, vu ma situation, j’en conviens).
Il ballotait maintenant dans le vide, pointant vaguement vers ce que je devais bien reconnaître comme étant l’origine de mon excitation : la géante Vanessa, Vanessa-la-coincée, disais-je plus haut, en train de s’exciter elle-même de mes odeurs intimes dans mon propre lit… Même minuscule, la vie ne manquait pas d’attraits et de surprises. Maintenant, je me posais une question : était-ce bien le moment opportun pour faire connaître mon infime (et peut-être infâme) présence à Vanessa ?
19:03 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géante, sexy, lilliputien
