28.02.2009
17- Intrusion
Je me réveille en sursaut. Je viens de rêver qu’Adèle rentre, se met au lit sur moi et que le cauchemar recommence. Je suis réveillé par la vraisemblance du rêve : je suis dans sa chambre et elle va rentrer, fatigueé, voire bourrée, je suis sûr d’y rester. Bonne intuition, mêlée à la conscience du bruit environnant : Adèle vient d’entrer dans sa chambre. Il fait jour. Elle me voit. Elle n’a pas l’air bourrée, juste un peu fatiguée, et encore. Elle me dit doucement :
« - Qu’est-ce qui s’est passé ? Vaness’ est dans tous ses états… »
« - Elle a failli me tuer, j’ai passé la nuit coincé sous elle. Putain, et toi, t’étais où ? » partis-je un peu vite.
« - eh ! ho ! ça va hein, elle vient de me dire qu’elle t’avait trouvé dans son bas de pyjama… » M’accuse-t-elle en jetant sa veste sur sa chaise de bureau.
« - Dans sa culotte, plus exactement ! » Hurlais-je d’un coup
« - J’ai été OBLIGE d’aller lui tirer les poils sinon elle ronflerait encore sur mon cadavre, cette grosse… cette… » Je ne trouvais plus mes mots.
« - Et elle me traite de porc ! » je commençais à me calmer un peu :
« - on s’est endormis devant la télé…» lui dis-je en la montrant, «… dans la nuit elle s’est retourné et je me suis retrouvé sous elle. J’ai failli y rester, je te jure ! je savais pas si je pourrais survivre longtemps, et j’avais pas l’esprit tourné sur ce qu’elle croit, cette pauvre CONNE ! »
Je surjouais un peu mais je pensais ce que je disais. Adèle, mi-amusée, mi-gênée, avait envie de rire. Je riais, ce qui la fit rire immédiatement. La porte d’entrée claqua, c’était Vanessa qui était partie, probablement.
Je secouais la tête, Adèle me dit :
« - je lui expliquerai, ne t’inquiète pas. »
« - je lui expliquerai bien moi-même, quand même ! » répondis-je
« -je pense pas qu’elle ait envie de te parler ou même de t’approcher. Elle est vraiment choquée, tu la connais, elle a des réactions excessives. » expliqua-t-elle.
« - A ce point ? Mais merde, c’est à croire qu’elle est allée porter plainte pour viol ! il va falloir qu’ils me trouvent des menottes à ma taille… »
Adèle était pliée en quatre, prise d’un fou rire.
« -j’imagine la scène ! » dit-elle entre deux crises. Elle s’était assise par terre, et finissait de rire.
«-aaah ! ce que tu peux être con, quand tu t’y mets ! » Je riais aussi sans retenue, content qu’Adèle m’ait compris. Et je posais la question de trop. Innocemment.
« - Toi, à sa place, franchement, tu l’aurais pris comme ça ? » … Un silence gêné, je m’aperçus un peu tard à quel point la question pouvait être gênante, pour nous deux, d’ailleurs. Mais c’était trop tard, même si Adèle se rendait compte de ma gêne, elle allait me répondre, rien que pour m’enfoncer un peu, genre Adèle.
« On peut pas savoir ce qu’on ferait à la place de quelqu’un d’autre dans une situation qu’on n’a pas vécu… » Commença t-elle très sagement tandis qu’un léger sourire se dessinait lentement sur ses lèvres. « Mais les hommes qui parviennent à rentrer dans ma culotte n’en ressortent pas facilement, tu sais bien… »
je me sentais très mal à aise et j’avais l’impression de rougir comme jamais. Je ne pus répondre. Elle me regardait toujours, l’air amusé et presque triomphante. Elle me donnait l’impression de savourer sa supériorité tout en étant consciente que je ne pouvais pas ne pas avoir conscience, moi, de mon infériorité manifeste. Nous nous regardions l’un l’autre fixement, en pensant de façon évidente à la même chose, mais pas du même point de vue : l’un (moi) se voyait dans la culotte de l’autre, et l’autre (elle) voyait l’un dans sa culotte. Ce n’était pas une relation d’égal à égal. Ce ne l’était plus, entre elle et moi. Et j’ai senti dans son regard, dans son attitude, que cela ne lui déplaisait pas. En posant cette question idiote, je lui ai clairement suggéré une situation qui n’est pas à mon avantage et que je n’aurais aucun moyen d’éviter si elle décidait de l’initier. Je n’étais pas certain, d’ailleurs, qu’elle n’y ait jamais pensé auparavant.
Après cet échange intense de regards lourds, je sortis de ma torpeur en sentant sa main autour de mon corps. Elle venait de me saisir et elle me soulevait maintenant vers elle. Elle m’approchait de son visage, les yeux toujours fixés sur moi. J’avais la bouche sèche, je me sentais comme paralysé par l’effroi et la fascination. Je réussis finalement à dire, à crier :
« - Adèle !… »
Elle souriait en se mordillant la lèvre inférieure quand soudain, la sonnette de la porte retentit. Elle eut comme un réflexe de m’éloigner d’elle, comme si ce qui se préparait ne devait pas être connu d’autres que nous. Levée au deuxième coup de sonnette, elle me reposa sur son lit et dit sur un ton de regret :
« - Vanessa a du oublier ses clés, je vais lui ouvrir » .Elle me jeta un dernier regard qui voulait bien signifier que je ne perdais rien pour attendre. J’étais effaré, mais uniquement parce que je ne savais pas que cela ne ferait qu’empirer.
J’entendis la porte d’entrée s’ouvrir et Adèle dire :
« - allez, rentre… » puis après un silence : « ah… c’est toi ? »
Une voix familière de s’exclamer, proche des larmes :
« - quinze messages ! je lui ai laissé quinze message et il ne me rappelle plus ! je me doute bien de ce que ça veut dire mais je le croyais plus courageux que ça, ce salaud ! »
Il ne manquait plus qu’elle.
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21.02.2009
16- Vie quotidienne (2)
Chaque jour, nous nous habituions à la présence singulière des autres. C’était un pari que je considérais comme gagné par rapport aux hésitations que j’avais eues pour manifester ma présence aux filles. C’est qu’alors, je pensais que mon état était temporaire, or il semble que cet état soit amené à durer. En fait je n’en sais rien, et c’est bien cela le problème. Je me demande, après ces quelques jours, si je ne devrais pas aller consulter, malgré les risques que cela comporte. Mais je n’ose pas vraiment en parler aux filles qui font tant d’efforts pour s’adapter à moi. Je ne veux pas passer pour une girouette : en clair, je ne veux pas leur donner l’impression que mon caractère change aussi, et surtout pas en pire. Ce serait montrer plus de faiblesse encore. Enfin, Vanessa et Adèle semblent mieux apprécier ma présence, qu’elles recherchent, me semble t-il, plus authentiquement qu’au début de ma maladie. Elles venaient vers moi tout en me laissant dans mon coin, prenant bien garde de troubler ma tranquillité, mais il faut croire qu’elles se sont aperçues de ma détresse. Depuis le quatrième ou le cinquième jour, elles me font suivre leurs mouvements et me changent de pièce quand elles en changent elles-mêmes, si bien que si au début, elles me demandaient toujours si je voulais venir avec elles, elles me demandent maintenant si je veux rester où je suis.
A force de répondre presque toujours que je veux être avec elles, elles ont fini par ne presque plus me poser la question. Elles me font suivre, comme elles le font de leur portable ou de leur paquet de cigarettes. C’est un peu humiliant, mais finalement, il y très peu de choses qui dans ma position, ne le sont pas. Pour rester juste, et surtout sain d’esprit, je me suis appliqué à changer ma vision des choses : la plupart de ces choses là ne sont humiliantes que pour une personne de taille normale . Pour moi, cela n’a pas le même sens. Du reste, je ne peux pas vouloir en même temps que mes colocataires ne soient pas gênées et continuent de vivre leur vie sans rien changer de fondamental, et exiger qu’elles prennent mille précautions pour ménager ma susceptibilité. Cette dernière option, je m’en rends compte, n’aboutirait qu’à les fatiguer de ma présence, en épuisant leur patience à mon égard. Ces humiliations, qui n’en sont, je le répète, qu’à l’égard de mon ancienne condition ; sont des données nouvelles que je dois accepter comme un changement climatique, ou comme n’importe quelle donnée environnementale. J’accepte de bonne grâce, sachant que tout ce qu’elles font, elles le font pour mon bien, en accord avec ce qu’elles peuvent avoir compris de mon bien, tout en ne leur occasionnant qu’un minimum de contraintes.
Cela étant, je ne fais plus que ce que je veux. Si tant est que cela n’ait jamais été le cas. (c’est fou comme je deviens philosophe, ces jours-ci…)
La nuit dernière, par exemple, j’étais dans la chambre de Vanessa. Adèle était sortie. Nous avons regardé un film dans sa chambre, où elle dispose d’un téléviseur personnel en face de son lit. On a bien pensé qu’on risquait de s’endormir, mais on savait qu’Adèle allait rentrer et nous expulser de son territoire. Or elle n’est pas rentrée, si bien que vers minuit, Vanessa dormait déjà, vaguement enroulée dans la couette de sa coloc’. J’étais devant elle, au niveau de sa main, et surtout, à côté de la télécommande, afin de changer les chaînes avec mon pied, au fur et à mesure des nanars qu’on nous passait. Ne pouvant pas rentrer dans ma chambre par mes propres moyens, je finis par sombrer moi-même dans le sommeil, non sans m’être assuré que je ne pouvais pas réveiller Vanessa sans grimper jusqu’à son oreille. Je n’en avais pas l’envie ni le courage, alors je décidais de rester contre son bras nu pour passer la nuit. De là, je pourrais toujours sentir ses mouvements, comme lui faire connaître ma présence. Elle était allongée de trois quarts, une partie du corps recouverte par le coin de la couette. Une partie, seulement, ce qui fait que pendant la nuit, elle dut avoir froid.
C’est son bras, qu’elle retirait soudain, qui me réveilla. Il glissait le long du drap, m’entraînant en peu avec lui vers elle. Dans le même temps, voulant s’enrouler encore davantage dans la couette elle roula vers moi. Je n’eus que le temps de voir la masse de son ventre s’abattre sur moi et c’en était fait. J’étais sous elle, et elle allait passer les heures qui restaient jusqu’à ce qu’Adèle rentre ainsi. Mais je ne verrais pas ce jour, la pression était forte, certes, mais supportable ; par contre l’air commençait déjà à me manquer. Très bêtement, je criais. En chassant tout l’air de mes poumons, je m’aperçus qu’il n’y en avait plus d’autre et que s’il y en avait, le poids qui me surplombait m’empêchait de l’inspirer. En quelques secondes, j’allais mourir. Je me débats le plus énergiquement, ce qui me conduit au mieux à pouvoir plier un genou à … disons 16 degrés d’angle. Je peux tourner la tête et inspirer un peu d’air. Je ne sais pas d’où il peut venir, il n’y a pas de place pour lui ni pour moi. Quoiqu’il en soit je n’étouffe pas encore, mais je vois des étoiles et je sens que je m’affaiblis. Il faut que je m’en sorte. Bouger. Ramper. Me repérer, sortir, ou, à la rigueur trouver une poche d’air. Seul le désespoir me pousse. Je savais que ça finirait comme ça, mais je pense à Vanessa : je me dis qu’elle va me trouver séché sous elle dans quelques heures et qu’elle va s’en vouloir toute sa vie, ça va être une catastrophe pour elle et dans un éclair, je pense préférer mon agonie. Pourtant, c’est cette pensée, je crois, qui me permet de ramper et de me faire, grâce au mouvement, un peu d’air « frais ». Poc ! Un objet dur. Oui ! La télécommande. Il faut que je m’extirpe. J’arrive à passer un bras. Pas plus. C’est trop bête. En fait elle me barre le passage. Il faut que je la longe, et le bord de son corps ne peut pas être loin. J’arrive à ramper, vers l’arrière uniquement, le dos contre le lit, j’essaie toujours de piquer ou de taper Vanessa, mais il y a son tee-shirt, et je n’ai aucun recul pour porter un coup assez fort. Je ne mords que le tissus. Entre mes halètements, je n’entends que les bruits de son ventre qui digère tranquillement. Le moindre de ces gargouillements est plus fort que le plus puissant de mes cris. Je parviens à la fin de la télécommande, j’essaie de la contourner. Par moyen : c’est encore dur. A l’intérieur, cette fois. Ça ne peut être qu’un os : je ne sortirais pas par là. Ni par un autre endroit, d’ailleurs, je n’ai plus de force.
J’ai l’impression de mieux respirer. Mon cerveau est peut être mieux ventilé parce que j’arrive à réfléchir. Je crois me repérer : si je ne me trompe, c’est l’os de sa hanche. Il n’y en a pas d’autre possible dans ce coin. Je ne pourrais pas passer en dessous. Je ne peux pas retourner parce que premièrement : je n’arrive pas à me retourner, deuxièmement, je ne peux pas être sur que je me sois retourné complètement et que, partant, je rampe dans la bonne direction. Troisièmement, rien ne me dit que je ne vais pas butter contre les os des côtes. Mais si je continue et que je longe l’os de sa hanche, je vais fatalement me retrouver au niveau de son aine. Son entrejambe. Hum. Je ne peux pas me permettre d’avoir des pudeurs pour l’un ou pour l’autre. C’est ma seule issue. Si j’y crève, du moins ça enlèvera quelques scrupules à Vanessa, qui croira jusqu’à un certain point que j’ai peut-être péri à cause de ma curiosité malsaine.
De toute façon, je n’avance plus. Quelque chose bloque. J’identifie : un élastique. Le tissu de la couette et celui de son pyjama font corps. J’arrive à le soulever de quelque millimètres, mais pas à m’y glisser. Par contre entre sa peau et le pyjama, ça passe. En effet la hanche fait un creux à côté de l’os, et je peux m’y introduire. Je sens même moins la pression et je respire mieux. Je rampe. Deuxième élastique. Eh oui… la culotte. Même topo ? Non , je pense pouvoir rester à l’extérieur. D’ailleurs ce sera un obstacle de moins pour sortir, tout à l’heure. Parce que maintenant j’y crois à nouveau. Je vais sortir, je vais vivre ! Attention à ne pas perdre mon sang-froid ; je réfléchis mieux : je suis toujours sous elle. Je devrais pouvoir passer entre deux os proéminents : la hanche et le pubis, puis remonter par l’aine jusqu’à la naissance de la fesse, qu’il faudra escalader, à moins que je puisse sortir par la manche de son pantalon. Mais tout ceci est bien hypothétique. Tout dépend de sa position, et de son immobilité. J’ai peut-être mieux à faire : si je me glisse à l’intérieur de sa culotte, je trouverais des poils. Je pourrais les tirer, et la réveiller. C’est tout aussi hypothétique, mais c’est moins loin, moins long, moins fatiguant, apparemment. Le choix est donc fait : j’entre dans la culotte de Vanessa. J’ai comme l’impression de comprendre César franchissant le Rubicon, mais juste le côté flippant, pas le côté historique. C’est fait.
Les premiers poils apparaissent. Ils me permettent de mieux progresser, en les saisissant. Je tire sur les poils de toutes mes forces, ce qui ne les fait pas céder, mais me tire plus profondément dans ses poils pubiens. La haleur est intense, et l’odeur ambiante semble changer. Je réalise que je suis très proche du sexe de Vanessa et cela me trouble, je dois l’avouer. Je me souviens de sa visite dans mon lit, ce fameux matin où je me suis réveillé minuscule. Que va-t-il se passer cette fois-ci ? Elle dort profondément, et l’homme dont elle aime sentir les sous-vêtements en se masturbant vient de rentrer tout entier dans sa petite culotte, et se dirige vers son sexe… Ca bouge… Ca y est !
« - Réveilles-toi, putain de merde ! » je hurle en tirant sur le plus de poils possible. Tout bouge autour de moi. De l’air. Je respire un grand coup, du bruit, j’ai la tête en bas. Je sens sa main sur moi elle me saisit… elle tire.
En une fraction de seconde je vois ma tombe s’éloigner sa culotte, son pyjama retourner à ses solitudes, et toujours tête en bas , suspendu par les jambes je vois Vanessa, son visage rouge mes oreilles me torturent, elle crie à 10 centimètres de moi :
« - Martin ! Merde ! J’y crois pas que t’étais en train de faire ça ! Même à cette taille, t’es qu’un porc !»
Et elle me pose brutalement sur le lit (elle s’est retenue de ne pas m’y jeter, je pourrais en jurer). Un dernier regard. Elle veut ajouter quelque chose, secoue la tête et puis s’en va. Ça lui passera. C’est con mais je ris comme un fou. Je suis VIVANT… ouf ! Quel soulagement. J’expliquerais à Vanessa. Elle comprendra. Je n’en peux plus. Je m’effondre.
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16.02.2009
15- Vie quotidienne
Je me rendis assez vite compte que les précautions avec lesquelles j’avais demandé de l’aide à mes deux géantes préférées n’étaient pas superflues. Chaque jour réservait son lot de surprise. Je ne pouvais pas faire grand chose tout seul et je ne pouvais que devenir une charge pour mes amies. Aussi, je décidais rapidement de privilégier les activités qui occupent sans requérir des capacités physiques autres que respirer ou cligner des yeux. C’était à peu près tout ce que je pouvais faire sans l’aide de quelqu’un. Les premiers jours, les filles étaient toujours à me demander de quoi j’avais besoin, et –c’est affreux mais charmant- elle veillaient à ce que j’aie toujours de l’eau et de la nourriture. Comme si j’étais un chat. Impression ou réalité, je pensais qu’elles se forçaient à rester avec moi, mais en fait, je crois qu’elles étaient assez fascinées par ma taille. Elles n’y croyaient toujours pas.
Durant cette première semaine, nous avons pris nos marques, et découvert la vie, vue d’un petit, vue d’en bas. Je vivais désormais avec deux gentilles géantes vraiment pataudes et dures de la feuille. Je me sentais vif et intelligent, mais la nuit, je rêvais, ou plutôt, je cauchemardais tour à tour que je disparaissais dans le siphon du lavabo, que j’étais attaqué par toute sortes d’animaux réels ou imaginaires qui n‘avaient rien à faire dans l’appartement, que divers objets, ou même Vanessa ou Adèle m’écrasaient involontairement de différentes façons. Bref, j’angoissais. Alors que j’avais toujours été un solitaire, je détestais maintenant être seul. J’évitais d’en parler trop, surtout à Adèle qui (je ne peux lui en vouloir), n’avait pas changé son mode de relations avec moi et m’assaillait de moqueries, de piques et de sarcasmes contre lesquels je me défendais de plus en plus difficilement. Elle me blessait souvent sans le vouloir, et je ne voulais pas lui montrer. Elle était du genre à profiter de vos faiblesses pour vous montrer combien elle vous était supérieure. Avant, cela m’amusait, mais aujourd’hui…
Avec Vanessa, on ne peut pas dire, elle prenait soin de moi. Peut-être un peu trop, si bien qu’elle anticipait le moindre de mes désirs ou besoins. Toujours compréhensive et même (pourrait-on me croire ?) discrète. L’ennui, c’est que j’avais l’impression de ne plus être adulte. Elle ne me demandait pas mon avis pour : m’amener me laver, manger, dormir, et différentes choses encore. Je suivais son rythme. Il n’y avait pas à discuter, non seulement parce que je ne voulais pas avoir encore l’air de m’énerver alors qu’on m’aide, mais aussi parce que je ne voulais pas occasionner plus de contraintes aux filles. Elle restait aussi beaucoup avec moi, s’allongeait sur le lit et posait sa tête à côté de moi, me suivant des yeux alors que je faisais les cent pas devant elle. J’avais beaucoup de mal à rester calme et je crois que parfois, je les agaçais. Alors, Vanessa, surtout, me prenait dans ses mains pour former une sorte de hamac où sans s’en rendre compte, elle me berçait comme un nouveau né. Adèle ne faisait rien de semblable et, au début évitait encore autant qu’elle le put de me toucher.
Quoiqu’il en soit, elles avaient intégré ma présence d’un nouveau type, et faisaient tout pour me rendre la vie, de leur point de vue, pas trop désagréable. Etrangement, il me semblait qu’elles s’observaient l’une l’autre en ma présence, comme si elles avaient des inquiétudes sur le comportement de l’autre vis à vis de moi. Le deuxième jour après le début de ma nouvelle vie, je les vis se disputer discrètement (croyaient-elles), Adèle reprochant à Vanessa d’être trop sur mon dos, alors que cette dernière reprochait à Adèle de me brusquer. J’aurais pu les mettre d’accord puisqu’elles avaient raison toutes les deux. Mais les petits ne se mêlent pas des affaires des adultes…
Je n’avais pas envie d’intervenir alors que je me livrais à ce qui devenait mon activité favorite, la lecture. Sur ma sélection, les filles m’ouvraient un ou deux livres à plat, quitte à casser la tranche pour qu’ils ne se referment pas. Je pouvais désormais passer des journées entières à lire et à discuter avec Vanessa qui restait le plus qu’elle pouvait avec moi. Adèle, après avoir pris deux jours de congés, avait repris le travail. Et bien qu’occupé à rattraper mon retard culturel et intellectuel en lisant un à deux livres par jour, j’angoissais de devoir rester seul dans l’appartement.
Autres moments difficiles : les repas. Je les prenais nécessairement avec l’une des deux, voire avec les deux, ce qui était plutôt agréable en théorie. Sauf que le spectacle du repas de Grandgousier et de Gargamelle (j’avais lu du Rabelais dans la journée) n’était ni ragoûtant, ni gastronomique. Aucun plat n’était réellement adapté à ma bouche, et si je mangeais la même chose qu’elles, je mangeais selon leurs goûts, mais aussi selon leur taille : une rondelle de carotte équivalait à une pizza, et n’en avait pas la saveur… tout en assistant à la disparition de tonnes et de tonnes de nourriture sous des hectolitres d’eau ou de liqueurs diverses, ce qui me soulevait l’estomac. J’étais sur la table, et non pas à table, comme si moi-même, j’avais été un mets de leur repas. L’impression était pire quand je prenais mon repas seul à seule avec l’une ou l’autre. Face à face, je ne pouvais détourner le regard. Et j’étais entouré des objets et nourritures du service de ma convive. Comme si, encore une fois, je faisais moi-même partie du repas. La perspective renforçait encore cette impression : les mains des filles passaient et repassaient près de moi pour saisir toutes sortes de choses : pain, verre, plats, sel, dont la destination unique était leur bouche, en vue d’être mâché longuement ou englouti d’un trait. Je ne pouvais m’empêcher de regarder le trajet des aliments ou des liquides que j’entendais si bien descendre dans leur gorge. Ce spectacle, pour fascinant qu’il était, demeurait gênant pour moi, quand j’avais bien conscience que chacune de leur bouchées, représentait la taille d’un de mes plus copieux repas et de moi-même. C’est un sentiment indescriptible.
11:09 Publié dans Histoire principale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : giantess, géante, shrunk, retrecit, lilliputien
10.12.2008
Une pluie
Cette nouvelle, déjà publiée en d'autres pages, devait figurer ici: même auteur, mais également: mêmes "obsessions"... Cependant, elle ne doit être lue que par un public averti, et ouvert d'esprit ...
J’avais bientôt fini ces courses fastidieuses du samedi après-midi. Content de moi, je choisissais les fruits et légumes ave application en pensant à ma chérie à qui j’allais offrir le parfum qui était dans mon panier. Cela faisait un moment qu’elle le cherchait et je n’étais pas peu fier de ma trouvaille. C’est à peine si j’avais remarqué la jeune fille qui accompagnait sa mère chez le primeur. Une première fois, nos regards se croisèrent involontairement, mais elle fut si prompte à regarder dans une autre direction que j’eus un soupçon. Je la surveillai dès lors du coin de l’œil suivant ma technique habituelle. Connaissant bien le magasin, j’avais l’avantage, me plaçant de manière à toujours pouvoir la voir sans qu’elle s’en aperçoive. M’étais-je trompé ? Sans doute, puisqu’elle ne leva plus les yeux vers moi par la suite. Au moment de payer, j’ai enfin compris, en voyant briller son œil à travers ses cheveux… Elle était bien plus forte que moi à ce jeu, et surtout, elle avait du matériel ! Je souriais intérieurement , si fort que cela se transmit involontairement à mes muscles faciaux. Et comme je la regardais amusé, elle me rendit un timide sourire évocateur. Ah ! que n’avais-je encore vingt ans…
Je n’avais plus vingt ans, certes, et elle ne les avait probablement pas encore ; mais je plaisais encore souvent aux jeunes filles et aux jeunes femmes. J’étais à cet âge béni où l’on peut à la fois plaire aux filles et aux mères, tout en les trouvant plaisantes elles-mêmes. Marié et content de l’être, amoureux de ma femme, je ne pensais pas aux aventures. J’étais tranquillement installé dans mon confort de couple amoureux, et cela me suffisait. C’est sans doute pour cela que j’avais aussi besoin de savoir que je pouvais plaire à d’autres femmes. A mes yeux, c’était bien innocent : quel mal pouvait-il en résulter ? Aucun, dans un monde dont je comprenais le fonctionnement, le plus grand, dans le monde incompréhensible qui allait s’abattre sur moi.
Ressorti du magasin, j’ajustais mon imperméable pour me protéger de cette pluie qui commençait à tomber. Mes sacs étaient bien remplis et j’étais à pied pour rentrer chez moi. J’en avais l’habitude et mon imper me suffirait bien, même si la pluie devenait plus dense. C’est ainsi qu’après cinq minutes de marche je finis par m’abriter sous un auvent : je n’avais pas envie que l’eau abime le papier-cadeau du parfum de Mélanie et le sac de la parfumerie commençait à prendre l’eau. Alors que je me demandais si je n’allais pas prendre un taxi, une automobile stoppa à mon niveau : la vitre se baissant, je vis apparaitre le visage de la jeune fille du primeur :
« - Je vous dépose ? »
Je souriais, un peu gêné, en déclarant :
« - oh, euh, ça va sans doute s’arrêter bientôt et je suis à deux pas… »
« - allez , montez. » fit-elle sans me laisser finir et en ouvrant la portière du côté passager.
J’ai du rester un peu abasourdi et indécis. Elle me regardait, souriante, puis regarda la porte ouverte que la pluie commençait à inonder. Je me résolus à monter.
« - c’est gentil, merci. » dis-je, machinalement. Je me sentais idiot et décalé. Je regrettais déjà et me posais toutes sortes de questions. Attendait-elle quelque chose de moi ou était-elle simplement serviable (voire un poil inconsciente par les temps qui courent) ?
« - de rien » répondit-elle sans plus d’originalité.
Nous n’allions rien casser niveau dialogue, pensais-je en souriant, quand elle me démentit : une phrase incompréhensible sortit de sa bouche, accompagnée d’un geste de la main vers moi. Je n’ai pas eu le temps de lui demander ce qu’elle voulait dire, prêt à rire de ce langage inhabituel : une lumière aveuglante et une douleur foudroyante qui semblait venir de l’intérieur de mon corps me coupa toute velléité de parole.
L’instant d’après, je n’avais plus mal, je n’étais plus aveuglé, mais je me sentais faible et au bord du malaise. Je m’aperçus que j’étais debout quand je tombais assis. Comment pouvais-je être débout dans une voiture, me demandais-je aussitôt ? Etais-je seulement toujours dans cette voiture ? Les réponses vinrent rapidement, mais ne furent pas vraiment satisfaisantes sur un ou deux points : comment ? et pourquoi ? restaient sans réponse… c’était là pourtant l’essentiel. Une énorme main qui m’entourait bientôt sans que je puisse réagir m’apprit que j’avais changé de… disons : de configuration. Tout ce que j’eus le temps de voir autour de moi avait pris des proportions gigantesques, y compris cette jeune fille dans la main de laquelle je me trouvais maintenant. Elle m’a rétréci, me disais-je sans pouvoir y croire : j’étais sans voix, mon cri quand je m’élevais dans les airs resta coincé dans ma gorge. Je n’eus que le temps d’apercevoir son visage sur lequel se lisait un sourire satisfait alors que sa main, dans laquelle je commençais inconsciemment à me débattre, me conduisait inexorablement à elle. D’un geste d’une facilité déconcertante et décourageante, elle me fit glisser entre ses doigts pour m’introduire sous ses vêtements. En une seconde je me trouvais sous son chandail et sa chemise, jusqu’à rencontrer le bord supérieur de son soutien-gorge, qu’elle me fit franchir sans autre cérémonie dans le but de me caller entre le tissus de son sous-vêtement et la peau de son sein gauche.
Une fois sa main retirée, j’étais libre de mes mouvements, en théorie… je sentis qu’elle ajustait le bonnet de sous soutien-gorge, ce qui me fit à la fois glisser un peu plus bas et m’y coinça assez fermement. Je mis quelques instants à m’épuiser à trouver une position qui ne soit pas trop inconfortable, pendant lesquelles je tentais de prendre conscience de la réalité de ma position, tout en commençant à chercher le moyen d’en sortir. J’étais prisonnier dans le bonnet de soutien-gorge d’une jeune fille de 19 ans au plus capable de réduire un individu de plus d’un mètre quatre-vingts à quelques centimètres. Difficile à accepter. Je pensais à Mélanie qui m’attendait chez nous et qui dans quelques temps, commencerait à s’inquiéter. J’avais un peu de mal à respirer, et il faisait très chaud. Tout bougeait autour de moi et il y avait beaucoup de bruit. Heureusement (j’ai toujours été optimiste), le tissu et la peau entre lesquels je tentais de survivre étaient assez doux, et sentaient plutôt bon. J’avais conscience que l’endroit où cette fille m’avait placé était somme toutes une place relativement privilégiée dans le sens où les seins d’une femme sont de tous temps l’objet de l’amour sans borne de leurs congénères mâle, et même parfois femelle.
Ce faisant, j’essayer d’atteindre à une position plus favorable au libre exercice de mes facultés respiratoires. Tout naturellement, je grimpais. J’atteins après quelques efforts la zone de l’aréole. Elle était à la fois plus grumeleuse et moins souple, tout en étant moins ferme : elle s’enfonça plus facilement au contact de ma main. Du moins au début. Car dès que j’eus accès à cette zone, elle se durcit assez rapidement et radicalement, si bien que juste au dessus de moi, apparaissait très clairement le téton, visiblement stimulé par mon tortillement dans ses alentours. Je m’arrêtais machinalement de bouger pour observer le fascinant spectacle, toujours incrédule quant à ce qui était en train de m’arriver. Soudain, je me sentis pressé et enfoncé dans le sein de ma « ravisseuse ». Hors d’haleine, je réalisais que sa main s’était portée à son sein pour accentuer , pensais-je , ou pour calmer l’excitation que provoquait mes mouvements. Oui, elle se caressait le sein, me faisant participer involontairement à son plaisir supposé, mais probable. Quand elle arrêta, je ne bougeais plus. J’avais eu le temps d’entendre, plongé en elle, son cœur battre plus vite, tout son corps vibrer dans un gémissement assez explicite… je pense même qu’elle s’adressa à moi, me disant de ne pas m’impatienter, sur le ton d’une adulte parlant à un enfant. Je n’arrivais toujours pas à croire ce qui se passait.
Je pris conscience du bruit de la voiture quand il cessa. La nature des mouvements changea, les autres bruits apparurent plus clairs, et pourtant mêlés, comme un brouhaha lointain tout en étant proche. J’entendais nettement les bruits de son corps. Liquides en mouvement, respiration, cœur qui bat… elle semblait même fredonner un air quand elle bougea par elle-même. Sentiment de s’élever, comme dans un ascenseur, bruit de portière de voiture, mouvements brusques mais amortis. Je n’arrivais pas à changer de place, même si je pouvais bouger mes membres ou tourner la tête. Je respirais mieux. En pensant que je commençais à m’habituer, cette perspective me plongea dans une angoisse sans nom. Beaucoup de bruits, portes qui s’ouvrent, qui se ferment. Elle marche : mouvement de sa poitrine de haut en bas. Elle monte des escaliers : le mouvement s’accentue et s’accélère jusqu’à me rendre malade. Je n’arrête pas de penser à l’endroit où je me trouve. J’ai envie de me sauver, et en même temps, je commence à trouver l’endroit confortable. Presque plaisant. Je me mets à pleurer, je pense à Mélanie. Que va-t-il nous arriver ?
Tonnerre assourdissant :
«- Maman, je monte dans ma chambre, j’ai plein de boulot » cria-t-elle. Je n’entendis pas la réponse, mais les mouvements reprirent. Un peu plus de lumière, d’un coup. Elle avait sans doute quitté son manteau. Je me rappelais que c’était une petite redingote en laine gris clair comme les jeunes filles de cet âge en portent actuellement. Changement de gravité : je glisse un peu vers le coté. Par un réflexe idiot, je tente de m’accrocher, mais je glisse quand même. Elle semble être allongée alors que la musique se fait entendre, comme lointaine. D’un coup, la lumière entre dans le sous-vêtement, accompagnée d’une ombre que j’identifie rapidement comme étant ses doigts, suivis de sa main. Je suis bientôt entre ses doigts sans avoir même le temps de m’y opposer. Je tremble de tout mon corps quand me trouve en face de son visage, immense, dans le creux de son autre main, dans laquelle elle vient de me déposer. Elle me regarde et me sourit de toutes ses dents. Je suis comme hypnotisé et, assis dans sa main j’ai un mouvement confus de recul qui se trouve contrarié par l’envie de me lever. Cela n’aboutit qu’à me faire retomber en arrière alors qu’elle me recouvre, anticipant cette réaction, de son autre main.
« shhh… calme-toi… tu ne peux aller nulle part… » dit-elle très doucement, cette fois-ci, presque suavement, en articulant de manière à me montrer sa bouche, vertigineuse.
Elle relâche un peu son contrôle, mais je sens que je ne peux en effet que m’en remettre à elle. Je tremble toujours, même si l’origine de ce tremblement semble plus être de la nervosité que de la peur.
« - alors, tu me trouves belle ? »
Abasourdi par le caractère déplacé de la question, je n’arrive pas à répondre.
« - tu m’as maté dans le magasin, je t’ai vu. T’as du apprécier la balade, non ? »
En riant, elle ajoute.
«- t’étais bien à l’abri de cette pluie, hein ? »
Souriant et me regardant toujours, amusée, elle se redresse pour s’asseoir en disant :
« - il pleut toujours, d’ailleurs, je crois que je vais devoir te garder ici ».
S’étant assise en tailleur, elle me plaça à l’intérieur du triangle que formait ses jambes. Emprisonné et dominé par de hautes murailles de chair, je m’aperçu qu’elle avait quitté son pantalon, sans doute en arrivant dans sa chambre. Elle portait un culotte taille basse blanche avec des motifs beiges.
« -Qu’est ce tu vas faire de moi ? » réussissais-je enfin à crier. « Je veux rentrer chez moi !» Ca, je n’ai pas pu m’empêcher de le dire, et c’était dommage. Je devais me ressaisir.
Au lieu de me répondre, elle enleva son chandail et son top, puis dégrafa son soutien-gorge. La vue était impressionnante. Sa peau était plutôt blanche, elle avait de belle formes, qui prenaient pour moi des dimensions de montagnes. Ses seins, de bonne taille, étaient fermes et ses tétons pointaient vers le haut, pour autant que je pouvais m’en rendre compte. Elle semblait avoir un peu de ventre, et d’une manière générale, elle ne semblait pas svelte comme une fille de magazine. Cela correspondait en tout cas à ce que j’avais eu le temps d’en voir dans le magasin. Quoiqu’il en soit, elle était impressionnante. Elle ne souriait plus tout à fait quand elle me dit pour toute réponse :
«- C’est moi qui pose le questions, ici, et maintenant, c’est moi qui décide ce que tu fais et où tu vas… » J’en eus le souffle coupé, littéralement. D’un coup, elle me reprit dans sa main, m’enserrant cette fois ci dans son poing fermé. Elle semblait plus menaçante. J’essayais de retrouver un peu de sang froid, mais la situation était vraiment par trop inhabituelle.
« - alors ? » je pense que je devais répondre.
« - oui » était la seule réponse raisonnable. Quelle que soit la question, d’ailleurs.
« - je te plais, alors ? »
« - oui, oui, enfin, tout à l’heure, au magasin, je t’ai trouvée jolie, et c’est pour ça que je t’ai matée… et puis, il m’a semblé que toi aussi… » tentais-je en retrouvant un peu de courage.
« - je te surveillais parce que je t’avais vu me regarder, c’est tout. Mais maintenant que t’es tout minus, t’es plutôt mignon. »
« -j’ai vu ta façon de mater, c’est malin, tu m’as bien eu » essayais-je de plaisanter tout en la flattant.
« - ça, c’est clair que je t’ai eu » dit-elle avec un sourire cruel de prédateur… C’était effrayant. Elle serra un peu plus ses doigts, et je respirais difficilement. Je ne sais pas ce qui était le plus gênant : la souffrance physique que je commençais à éprouver ou le sentiment déroutant d’être entièrement en son pouvoir.
« - pourquoi tu fais ça ? » criais-je, indigné, puis me méfiant : « laisse-moi repartir,… s’il-te-plaît »
« - ah ? encore des questions… des exigences ? » Elle ne souriait plus du tout, ses yeux, maintenant bruns, me fixaient pour m’intimider. Je l’étais, assurément.
« - excuse-moi ! je suis désolé… » Bredouillais-je.
Pour toute réponse, un très léger sourire de satisfaction, mêlé de mépris. Elle ouvrit le poing, d’un coup. Cherchant à ne pas tomber, je me relevais quand elle dit :
« - déshabilles-toi !»
Je la regardais, incrédule, mais je vis très vite qu’il n’y avait pas à discuter. Je me déshabillais donc maladroitement sous son regard impitoyable. Finalement, en sous-vêtements, elle sourit un peu et dit :
« - nu ! »
Je m’exécutais. Humilié, j’étais en érection. Le comble.
« - hah ! je m’en doutais… c’est toujours pareil… » à ces mots je frémis, horrifié
« - quoi ? Qu’est-ce qui est toujours pareil ? »
Elle secoua la tête, triomphante :
« - Je te l’ai dit : JE pose les questions et JE décide où tu vas. Je m’appelle Jennifer et à partir d’aujourd’hui, tu m’appartiens. Réfléchis bien à tout ça, là où tu vas »
Avant que j’ai pu faire ou dire quoique ce soit, j’étais emporté par ses doigts pour entamer une descente que je crus sans fin, mais qui aboutit au bas de son ventre. Les doigts de son autre main écartaient l’élastique supérieur de sa culotte pour m’y laisser pénétrer. Ce que je fis contraint et forcé. Immédiatement après elle réajusta l’élastique et se leva. J’étais maintenant quelque part dans les poils de son sexe, proche de son vagin, et je glissais encore vers son entre-jambe alors qu’elle se mettait debout… Je m’accrochais à ses poils en tentant de remonter. Instinctivement, je sentais que je devais m’éloigner de son sexe. J’y voyais assez clairement parce que le tissus de sa culotte était léger, à défaut d’être translucide. Elle marchait dans sa chambre et à chaque pas, je devais lutter pour rester en position. J’étais juste au dessus de son sexe et avec mes pieds, je touchais la partie supérieure de ses lèvres, si bien que je sentis peu à peu se former une éminence sur laquelle je pus prendre pied. Son clitoris, de toute évidence. Mais j’étais comme accroché à un surplomb : je ne pouvais tenir longtemps, d’autant que sa culotte était trop lâche pour m’aider à le faire ; mais finalement je n’en eu plus besoin. En effet elle s’assit à son bureau pour changer la musique sur l’ordinateur. Je voyais avec angoisse mes mains encore agrippées au bout du tunnel qui venait de se créer autour de moi. Un tunnel de chair qui me compressait mes bras contre mes joues, mais qui me permettait d’avoir encore de l’air et de la lumière, ce qui n’était pas négligeable dans ma situation. Mais j’avais pensé trop vite, me dis-je, car bientôt elle croisait les jambes…
Ce geste si féminin et si charmant était en train de me tuer. J’ai cru mourir, ou au moins me trouver mal, étouffé, écrasé ; je ne pouvais plus bouger. C’est presque résigné que je me rendis compte que je parvenais encore à respirer. Je n’entendais que des bruits assourdis et réalisais que j’étais plongé au plus profond de l’intimité d’une jeune fille qui m’avait capturé à cette fin. Environné de senteurs plus ou moins appétissantes et agréables, mélange de lessive et de parfum, certes, mais aussi de transpiration et de relents de fluides vaginaux, cette odeur doucereuse était celle de mon nouvel univers. Je m’y habituais avec plus de détermination que c’était non seulement le seul air qui me restait, mais aussi parce que un peu plus bas, ou toujours plus profond cela devait nécessairement être pire, et Jennifer (puisque c’est ainsi qu’elle s’appelait) projetait sans aucun doute de me faire visiter toutes ses curiosités naturelles si je la contrariais encore. De loin, je l’entendais parler. N’était-elle plus seule ? Impossible de savoir. Comme un de ses organes qui ne peut connaître les autres, j’étais condamné à la sujétion.
Cependant mes pieds arrivaient à bouger. Avait-elle un peu desserré ses jambes ? Avais-je encore rétréci ? Quoiqu’il en soit je glissais lentement mais surement. Il semblait qu’il y avait plus de place en bas. Je n’aurais pas le temps de m’en apercevoir. Elle venait de se lever brusquement et marchait rapidement. Je tombais instantanément au fond de sa culotte, à l’entrejambe. Au dessus de moi, son sexe ouvert était humide, tout comme le tissus de la culotte où je me trouvais maintenant. D’une main, puis d’une autre, elle réajusta sa culotte. Et même si je l’entendais un peu moins distinctement, je pouvais suivre sa conversation futile au téléphone, plongé dans ses lèvres, la tête juste au dessous de son clitoris. Dégageant un bras, puis l’autre, je m’y accrochais, sachant fort bien ce qui en découlerait. J’étais là pour ça… Je commençais à détester cette fille, et je me forçais à ne pas penser à ma chère Mélanie, ayant déjà les larmes aux yeux. Pourtant depuis que ce qu’il faut bien appeler une jeune salope avait fait la démonstration de sa toute puissance sur moi, j’avais été assez maladroit pour la contrarier dangereusement. J’en serais quitte pour l’humiliation, mais je devais faire ce qu’elle attendait de moi. Tout en continuant à discuter, je compris qu’elle s’allongeait à nouveau sur son lit. Pendant ce temps, me frottant et m’accrochant à son clitoris, celui-ci grossit encore sous cette action et celle simultanée, de mes jambes entrant un peu plus profondément dans son vagin. C’était une expérience à la fois dégoutante et fascinante, mais je dois avouer à ma grande honte que j’y pris un certain plaisir. Je m’appliquais, cette fois, à changer mon esprit : je m’imaginais que j’étais dans la culotte de Mélanie et que je lui faisais ça à elle. C’était tout autre chose. J’aurais probablement aimé le faire. Seulement là, j’entendais bien son interminable et imperturbable conversation téléphonique ! c’est à croire que je m’escrimais pour rien ! Quelle pute immonde!
Je me désolais à constater l’alternative qui s’offrait à moi : entrer plus profond dans son vagin dans l’espoir de ne plus l’entendre, ce qui favoriserait mon imagination, au prix d’une soumission indigne, ou ne pas subir cet englobement et continuer à écouter cette voix omniprésente déblatérer sur du vent. Je compris qu’elle avait un petit ami et qu’il devait venir le voir ce soir, ou qu’elle devait y aller. Cette perspective me plaisait encore moins : même si une tierce personne pouvait être un secours, je n’y croyais pas vraiment en l’occurrence. Finalement la conversation avait du prendre fin, car sa main était venue se poser sur moi tandis que de l’intérieur semblaient venir des gémissements de plaisir. Tout était noir et la pression était intense. J’étais dans son jus et elle me frottait contre son clitoris. Toute opposition, toute action, même, était vaine. J’étais son jouet, son sex-toy vivant, jusqu’à ce qu’elle jouisse…
Je me croyais en bouillie quand ce fut le cas. Mais non, elle m’avait finalement introduit entièrement dans son sexe, si bien que je pus ressentir son , ou même ses orgasmes de l’intérieur, vibrant avec ses parois vaginales et les faisant vibrer par un processus d’auto-stimulation mutuelle. J’avais passé le plus clair des dernière minutes en apnée, dans un univers à 90 % liquide et compressé de toutes parts. Je m’étonnais d’être encore vivant, et me prenais à espérer que finalement elle ait fait attention à ne pas me blesser, et que dès lors ma mort lui importait un peu. En ressortant de son vagin, je m’attendais à ressentir des douleurs provoquées par mes membres broyés, mais au contraire, libéré de la pression, je recouvrais mes esprits en tentant de m’essuyer le visage de tous les fluides qui s’y étaient accumulés. Sa main était encore entre ses cuisses et son doigt chatouillait encore machinalement son intimité, alors qu’elle s’était tournée sur le côté. Elle récupérait, elle aussi. Il faisait noir, encore, et je compris pourquoi quand elle se levait. Toujours nue, sauf sa culotte, elle s’était glissé sous sa couette. Je fus à nouveau forcé de rentrer en grande parti dans son vagin quand elle s’assit sur son lit, car tout le poids de son buste reposait sur l’endroit de son corps où je me trouvais. C’était ça, ou l’écrasement. On a toujours envie de survivre.
Je compris alors qu’elle parlait à sa mère qui l’appelait de derrière sa porte. Jennifer, repondait :
« - ouais, faut que j’prenne ma douche et j’arrive ! »
Puis, comme elle avait dit, elle se leva. Je me retrouvais à nouveau suspendu dans le tissu doux et spongieux de sa culotte, remplissant exactement l’espace qui demeurait entre celle-ci et le sexe qu’elle protégeait. C’est ainsi que je pus entendre :
« -ah, ah ? ça bouge encore , on dirait ? »
Aussitôt je me mis en devoir de lui répondre en essayant de remonter vers son pubis. Tous ses poils étaient collés et l’odeur était vraiment affreuse pour l’être délicat qu’elle m’avait fait devenir.
« - on va se prendre une bonne douche ! » dit-elle, marchant et me balançant de droite à gauche, entre ses jambes, pour aller vers la salle de bains.
D’un coup, je vis haut. Le plafond, ses cuisses, ses genoux, ses mollets, ses chevilles, tout cela à une vitesse vertigineuse. J’étais toujours dans sa culotte, mais elle venait de l’enlever. Je vis alors sa tête au dessus de moi, mais assez loin, au dessus d’un meuble blanc. Je mis quelques secondes à comprendre qu’elle était en train d’uriner ; elle me prit du bout des doigts et m’amena à son visage avec une moue dégouttée et amusée. Ironique, elle me dit :
« - Quel cochon, tu t’es mis dans un état… » et elle rit, elle rit à gorge déployée, de toutes ses dents, je peux contempler toute sa bouche et même le fond de sa gorge jusqu’à la luette qui frétille sous l’effet du rire… Terrifiant. J’étais hypnotisé come le rongeur devant le serpent qui va l’avaler. Elle pouvait très bien le faire d’ailleurs, si l’envie lui en prenait. J’avais comme le pressentiment que ce pouvait bien être là l’issue de mon aventure. Elle avait fini, s’était levée, avait mis sa culotte au sale et venait d’entrer dans la douche. J’étais toujours dans sa main quand l’eau commença à couler. Sa toilette fut rapide et je fus aux premières loges, encore une fois. Elle se savonna de ses deux mains, dont la droite qui me maintenait entre elle et sa peau, glissant très aisément sur son corps. Elle s’appliquait, sans s’attarder à savonner, et donc à me faire connaître de très près, toute l’étendue de son corps, tous ses plis, ses moindres recoins. Je tombais plusieurs fois dans l’eau, elle me rattrapait en riant, en le faisant exprès, juste avant que le siphon ne me happe. Elle me rinça puis se rinça elle-même après m’avoir placé dans sa bouche, qu’elle refermait aussitôt. Je n’osais bouger. Pétrifié, j’étais entré la tête la première, et je me trouvais maintenant à une distance critique de sa gorge. J’étais certain que si je bougeais, je risquais de déclencher son réflexe de déglutition. Ce qui aurait eu des effets néfaste sur ma santé. Avait-elle décidé de faire de moi son biscuit apéritif ?
Comme je ne bougeais pas, elle me fit bouger de sa langue, m’enduisant de sa salive et me passant d’un côté à l’autre de sa bouche. Et si elle décidait de me mâcher ? Ce serait horrible, me disais-je en heurtant ses dents. Confusément, j’avais envie que ça finisse, et je pensais même me jeter dans sa gorge. Mais finalement, c’est elle qui décidait. Elle pouvait me régurgiter, me cracher, et me réserver le sort elle avait envie de me faire subir…Ses doigts me ressortirent de sa bouche en me saisissant par les chevilles. Elle me maintint au dessus de son visage comme pour confirmer ce que je venais de me dire. Un léger fil de bave se maintint entre sa bouche et ma tête pendant quelques instants , puis rompit pour aller tomber sur son menton. En s’essuyant du dos de la main, elle me dit :
« - t’ as compris, maintenant, qui c’est qui commande ? »
« - oui… »
« - oui QUI, esclave ? »
« - oui… Maîtresse ? »
« - bien. » dit-elle en me redescendant dans son autre main, l’air satisfaite.
« - maintenant, esclave, j’vais aller manger, et puis j’vais sortir un peu. Peut-être aller en boîte. T’aimes les boites de nuit, esclave ? »
« - …Je… J’aime… tout ce que tu aimes, Maîtresse… »
Elle était aux anges. Elle n’en attendait visiblement pas tant. Un sourire de plus en plus éclatant au visage, elle me dit :
« -qu’est-ce que tu vas faire, pendant ce temps-là ? J’ai pas très envie de te laisser sans surveillance ce soir… J’ai pas bien confiance… »
« - je ferais ce qu’il te fera plaisir que je fasse, Maîtresse. »
« Ok, j’te prend avec moi, mais j’veux pas être déconcentrée pendant le repas. J’vais te mettre à un endroit où je te sentirais sans que ça me gène… »
Elle était encore nue. Elle me fit descendre vers son sexe, et je me doutais que j’allais passer les prochaines heures dans son vagin. Ce n’était pas logique. Ca se passerait ailleurs. Sa main la contourna et je me vis devant ses fesses, qu’elle écarta d’une main en s’accroupissant un peu. M’accompagnant de son majeur, elle m’enfonça jusqu’à son anus, entre ses deux fesses, puis retira son doigt et se releva. J’étais maintenant coincé au plus profond d’elle qu’on pouvait l’être (sans y rentrer…) Je ne doutais plus, maintenant, que cela adviendrait, s’il m’était donné de survivre à cette nouvelle épreuve. Car j’allais étouffer, c’était sur. Alors qu’elle retournait à ses occupations sans plus se soucier de moi, faisant quelques pas, un espace se fit au niveau de son anus, qui me permit de prendre non pas mes aises, mais qui me permit de tourner la tête ou de bouger un bras. Je respirais très difficilement, mais je parvenais, pour l’instant, à respirer le peu d’air vicié des environs proche du trou du cul de ma maîtresse et propriétaire, Jennifer Je-ne-sais-qui, la plus belle et la plus dangereuse des petites salopes que j’aie jamais rencontré. Inutile de penser à sortir : j’avais tout son corps au dessus de moi et deux des muscles les plus puissants de son corps m’entouraient comme si j’avais été coulé dans du béton. Claustrophobe, j’étais en même temps horriblement excité en l’imaginant, sentant ses mouvement, remettre une culotte , probablement les collants que j’avais aperçu et sa jupe par-dessus. Elle devait me sentir, lui chatouiller légèrement l’anus. Penser à tout cela, et penser qu’elle devait aussi y penser me provoqua un orgasme démesuré. Ayant déchargé sur moi et bien sur, en elle, je crois que je finis par m’évanouir.
J’avais tout loisir pour analyser les perceptions qui me parvenaient de ce point étonnant où je me trouvais. Le temps était relatif. Je savais cependant que Jennifer n’était pas endormie puisqu’elle bougeait, marchait, parlait… J’entendais des sons, mais ne comprenais rien. J’avais compris quand elle était debout et quand elle était assise. Ce n’était pas le même genre de compression autour de mon corps insignifiant. Elle faisait probablement abstraction de moi, n’ayant pas plus d’importance que ses sous-vêtements eux-mêmes : les moments de panique avaient succédé aux moments de prostration immobile sans que cela ne change en rien le comportement de la femme entre les fesses de laquelle je me trouvais… Je n’entrais plus en interaction avec elle. A cet égard, je n’étais plus un être humain, car rien de ce que je pouvais faire ou penser ne changeait quoi que ce soit au devenir de Jennifer, bien que je sois au plus proche, au plus intime d’elle… Plus tard, j’entendis de la musique, ou plutôt des basses, et le rythme de ses mouvements s’inscrivait approximativement dans celui des basses. Elle devait danser, en bougeant son cul, lascivement, faisant tout pour attirer les regard des mâles alentour, ignorants du fait qu’un de leurs congénères était enserré dans les profondeurs moites et musquées de l’objet de leur désir.
J’ai dû dormir, et peut-être qu’il aurait mieux valu que je ne me réveille plus, mais la pression se fit plus légère, et il y avait aussi de courts moments pendant lesquels une faible lumière me parvenait. J’étais toujours au même endroit. Jennifer était allongée, probablement très peu vêtue. Je pouvais presque me retourner pour profiter du curieux point de vue qui s’offrait à moi. Comme au fond d’une crevasse humide et chaude, j’étais coincé , surplombé par deux parois flexibles, toujours en mouvement. Je pouvais voir des plis et quelques poils. J’étais complètement engourdi, mais je pourrais bouger dans quelque temps. Si j’en avais l’occasion. Peu à peu, je réussis à m’extirper de l’étreinte de Jennifer, malgré des contractions fréquentes de ses muscles fessiers qui m’indiquaient qu’elle était parfaitement consciente de mon action. Quand elle voulait, elle me réduisait à l’immobilité, quand elle voulait, elle me laissait bouger. Je sortais ainsi peu à peu de son cul, par reptations successives et laborieuses. Je n’irais pas bien loin. J’étais presque à portée du tissus de sa culotte, qui vraisemblablement rentrait un peu entre ses fesses, quand elle se redressa sur son séant . dessous, je n’avais plus aucune autonomie. J’en prenais l’habitude et je m’y attendais. Je crois même que cela me fit rire, comme s’il s’agissait d’un jeu. Peu après, elle se levait, marchait, puis elle me cueillit de ses doigts. Je devais sourire encore bêtement d’être à l’air libre (trop d’oxygène rend euphorique, paraît-il ?), car elle me souriait aussi, avec son sourire de prédateur ; elle même sans doute un peu incrédule quand à ce qui lui arrivait : pendant toute une soirée, elle avait eu un homme prisonnier de ses fesses… je voyais qu’elle prévoyait maintenant d’autres réjouissances à mes dépends.
« t’es vraiment débile ! tu crois que je vais te laisser sortir et te balader alors que je suis avec mon copain ? »
Je n’eu pas le temps de répondre.
« En même temps c’est bien que tu gigotes vers mon trou du cul, ça m ‘excite… Il commence à être entreprenant, et je commence à avoir très envie de faire l’amour, mais avec toi là, je ne peux pas : s’il te découvrait, je serais obligée de le réduire lui aussi… et j’en ai pas envie… pas tout de suite. »
J’étais sans voix à l’idée qu’ils pourraient baiser avec moi aux premières loges. Ca ne pouvait pas bien tourner pour moi. A moins qu’elle ne m’enferme ailleurs, loin d’elle, ce serait bien si…
« tu ne laisse pas d’autre choix que de t’avaler… » dit-elle tranquillement, comme quelqu’un qui est arrivé à ses fins en l’ayant prévu, et en s’en félicitant. Tous mes espoirs brisés, je ne protestais pas mais joignis mes mains et fis mine de me prosterner.
« - Haaa… le pauvre petit bout de viande veut pas être mangé ? » fit-elle sur un ton enfantin.
« - Non… Maîtresse… je voudrais… vivre encore … pour vous servir. »
« - Mais tu vas me servir d’aphrodisiaque, et puis je vais avoir besoin d’énergie cette nuit »
« - Je… Je… »
Qu’est ce que vous voulez répondre à ça ? C’était pourtant sans doute la dernière fois que j’aurais l’occasion de dire « je », et même, la dernière fois que je voyais quelqu’un, en tout cas de l’extérieur. Elle me regardait, d’un air triomphant, savourant sa victoire, et anticipant sa récompense : moi, dans son ventre, la nourrissant… C’était absurde mais c’était ce qui allait se passer sans que je n’ai aucun moyen de m’y opposer.
« -t’as bien compris que tu pouvais pas y échapper, non ? » concluait-elle, m’amenant vers sa bouche. Commençant à me lécher, elle eut un mouvement de recul :
« - Putain, ça se sent que t’es resté à coté de mon trou de balle… » Elle semblait beaucoup moins en appétit.
«- Merde ! ça te fait rire ? » En effet, j’avais du laisser échapper un petit rire nerveux et bref, qu’elle avait, contre toute attente, entendu.
« - Ah ! Ben si l’odeur te plaît… »
Et sans rien dire de plus, elle se mit dos à la glace sur pied qui se trouvait dans la salle de bains, me prit entre l’index et le pouce, puis, en posant un pied sur le bord de la baignoire, se pencha en avant. En effet, inutile de m’en dire plus, je savais où j’allais passer la nuit. Et vu l’endroit, je me disais que je ne reverrais peut-être jamais le jour.
Elle avait légèrement entrouvert son anus, si bien que mes pieds et mes jambes n’eurent aucun mal à y rentrer. Arrivé aux hanches ses doigt me relâchèrent pour changer de position. Le visage vers le bas, je parvins à me redresser, pour apercevoir la scène dans la glace. Elle aussi profitait du spectacle, par en dessous de l’arc que formait ses jambes. Je me vis au milieu de cette masse de chair dans laquelle j’allais m’engloutir. C’était effarant et beau à la fois. Je n’en profitais pas : ses deux doigts étaient de nouveau là pour appuyer maintenant sur mes épaules et m’enfoncer encore. Il n’y avait plus que mes épaules, mes bras et ma tête qui dépassaient. Puis plus de doigts, plus rien, le noir. Se deux fesses avaient repris leur place et leur grâce naturelle, pour aller se dandiner sous le nez de quelque boutonneux, là-bas, dans la chambre. Je respirais (si j’ose dire), elle ne m’avait pas complètement expédié dans son fin fond. Mais ils entreprirent de s’adonner au sexe, comme prévu. Le boutonneux avait du donner l’assaut, et la belle avait ouvert les portes… Les cris étouffés, les mouvements, les odeurs… tout cela ne fut rien. Au moins, j’avais de l’air, et même par moments, de la lumière. N’étant la faiblesse de son intensité, je l’aurais même comparée à un effet stroboscope, quand les choses se précisèrent pour eux. L’endroit devenait malheureusement humide et glissant. De plus, elle faisait exprès de contracter et de relâcher successivement ses muscles fessiers, si bien que je glissais inexorablement vers l’intérieur, d’où rien ne pouvait me soutenir. Fallait –il le regretter ? Toujours est-il que mon corps disparu complètement, et seules mes mains, accrochées aux bords du sphincter, me préservaient de l’absorption totale dans les profondeurs du rectum de Jennifer…
Quelques contractions plus tard, c’était fait. Le muscle de fermeture se contracta après mon passage, m’expédiant au plus profond de son colon, comme un vulgaire suppositoire. Elle hurla de plaisir précisément à ce moment là : Je parierais qu’elle avait attendu ce moment pour laisser éclater son orgasme. J’étais, littéralement, dans la merde. Trente-sept-degrés deux, le matin, paraît-il. Pendant un long moment, tout fut calme. Je me préparais à mourir. L’odeur était insoutenable, mais tant qu’il y avait une odeur, il y avait moyen de respirer. Pouvait-on vivre dans un tel endroit ? Je m’interrogeais soudain sur le devenir des suppositoires. Je me rappelais qu’ils étaient des modes d’administration de médicaments très efficaces. Certes ils fondaient à la chaleur, et se transformaient rapidement en liquide, ce qui veut dire que l’extrémité du gros intestin avait la possibilité d’absorption des substances. Puis, me remémorant de lointains cours de biologie, je me souvenais que le colon avait pour principale fonction d’assécher le chyme, afin de former des excréments facilement expulsables par l’anus… je n’allait donc pas être digéré, mais asséché. Si je n’étais pas liquide, pouvais-je l’être ? Je me considérais comme une entité indépendante, c’est vrai, mais mes préoccupations n’étaient pourtant plus vraiment celles d’un être humain standard. L’intestin de Jennifer semblait pour l’instant à peu près vide, mais que se passerait-il quand il se remplirait ? me ferait-elle ressortir avant ? Paradoxalement, je ne me trouvais pas si mal, dans cet endroit improbable, parce que je pouvais presque faire abstraction de ce qu’était cet endroit : je n’entendait que des bruits organiques. Plus aucune voix, même celle de cette ordure dans laquelle j’était (et d’ailleurs, c’était moi, qui me trouvait être son ordure, littéralement…) Me sentait-elle ? pensait-elle à moi ? Je cognais les parois de ma prison de chair, pour voir s’il y avait une réaction. Rien. Je ne suis plus rien, je ne reverrais plus la lumière du jour, ni le visage de Mélanie. Mélanie, Oh ! comme je voudrais être avec elle… C’est horrible à dire, mais quitte à me trouver dans le cul de quelqu’un, j’aimerais tellement me trouver dans le sien… C’est cette pensée qui m’aida à tenir : en fait, j’étais au plus profond d’elle, et elle aimait cela, et moi aussi. Peu à peu, mon angoisse se calmait. Jusqu’à ce nouveau remue-ménage : les deux amants avaient du récupérer de leur premiers ébats, et je reconnaissais le rythme et le mouvement de va et vient du sexe. J’eus une crainte. Elle fut confirmée. Oui, Jennifer pensait encore au minuscule être humain qu’elle s’était introduit dans l’anus. Elle avait peut-être même la possibilité de sentir sa présence et sa vie précaire. Cette région de son corps s’en trouvait probablement stimulée, si bien que ce qui se tramait maintenant pour le jeune couple était logiquement une affaire de sodomie.
A ma grande honte, j’étais excité en imaginant la scène qui venait sans doute de se dérouler : Jennifer venait de suggérer, sûrement très sexy, très lassive, à son petit ami, de l’enculer, en pensant à la surprise qui attendait l’hôte de ses boyaux… J’imaginais leurs différentes positions, son cul cambré et moi dans ses profondeurs. Ce fut indescriptible : beaucoup de mouvement, de fluide, de l’air aussi, des bruits et des cris. Cette fois, je compris que j’avais, d’une certaine manière, fait l’amour avec elle, et même, malgré son ignorance, avec lui. J’étais un aphrodisiaque au statut un peu spécial, et le fait de booster ainsi la libido de cette fille me redonnait bizarrement un peu de courage. Un sens se dégageait de ma situation. Mais, bon, j’étais toujours dans son cul. J’y passais la nuit, en fait, je n’en sus jamais rien. Un temps incalculable que j’essayais de dormir. Réveillé par l’arrivée sporadique de déchets en provenance de son système digestif, je me trouvais de plus en plus à l’étroit, me préparant à être inexorablement étouffé par des montagnes de merde. J’avais beaucoup de temps pour penser, et les événements me rappelaient une lecture que j’avais faite il y avait maintenant bien longtemps. Les 120 journées de Sodome, du Marquis de Sade décrivaient entre autres horreurs, comment les seigneurs qui avaient organisé ces sombres journées se complaisaient à manger ou à se faire enduire des déjections de leurs victimes… Il y avait bien plus de masochisme qu’on ne le croit habituellement dans ce livre. Mais ces personnages auraient détesté la perte de pouvoir qu’implique ma situation. De fil en aiguille, je me persuadais que je payais pour des siècles d’oppression du sexe masculin sur le sexe féminin, alors qu’inconsciemment, tout homme recherche à être dominé par une femme qui va pouvoir lui offrir à la fois d’être une mère et une partenaire sexuelle attrayante. Je ne vais pas aller plus loin sur ce point, mais il suffit de savoir que je trouvais plaisant, et très ironique de penser que sans que personne n’en sache rien, quelqu’un était en train d’avoir une pensée complètement révolutionnaire sur les rapports entre sexes, et que cette personne se trouvait dans le cul d’une autre, qui elle, n’avait aucune idée que l’endroit où son corps stocke ses excréments se trouvait être un nouveau phare de la pensée humaine… Elle en plus, à cette heure, elle s’en foutait d’autant plus royalement que cela ne sortirait probablement jamais des limites de son corps. Ses conversations diverses m’avaient donné quelque idée de son niveau intellectuel, même pour dix-neuf ans… Et ce qui l’intéressait chez moi, n’était visiblement pas mon esprit. Encore que cela n’était pas si simple, là non plus. Mais aurais-je jamais les réponses à ces questions ? Je sombrais à nouveau dans un sommeil comateux en songeant à l’expérience riche et amusante qui consistait à imaginer Michel Houellebecq dans le cul de Christine Angot… La force de la pensée est telle que j’avais peu à peu accepté mon sort. Rien de ce qui pouvait désormais m’arriver ne m’importait plus.
Pourtant, je tentais machinalement (animalement, devrais-dire) de survivre. Plus les matières fécales me submergeaient, plus j’essayais de ménager des espaces libres en creusant de mes mains pour trouver l’air émanant du processus de digestion de ma « logeuse ». Il semblait qu’il comportait un minimum d’oxygène et d’autres gaz nécessaires à ma survie. Mais l’air, si l’on pouvait encore l’appeler ainsi, était rare, et même si j’avais peu de besoins, je pensais avec une douleur trouble que chaque pet de Jennifer pouvait entraîner ma mort par asphyxie. L’air de ses pets était vital pour moi ! Je me demandais si elle avait conscience que ma vie dépendait du plus infime et du plus intime de ses mouvements. Je me rassurais en me disant qu’une jeune fille s’empêche habituellement de péter, mais comme rien n’était plus habituel… D’ailleurs, si jamais elle pensait encore à moi, elle devait penser que j’étais mort depuis longtemps. Le fait est que j’étais enserré dans une gangue d’excréments qui m’englobait au moins autant que l’intestin qui lui-même les contenaient, si bien que quand tout ceci serait expulsé, je n’aurai probablement pas le temps de m’en extraire avant d’être chassé par l’eau de la cuvette de WC dans laquelle je ne pouvais manquer d’aboutir.
J’étais encore vivant quand c’est arrivé. Je ne m’en suis pas tout de suite rendu compte. Le mouvement, je m’y étais habitué comme un marin qui intègre le roulis et le tangage. Il y avait les mouvements internes et ceux externes de Jennifer quand elle bouge ou même quand elle actionne ses muscles abdominaux, ce qui est extrêmement fréquent. Sans que je le sache, j’allais pourtant vers le bas, et accélérant soudainement, j’eus la sensation de vide sous moi. Puis un choc, puis le froid de l’eau dans laquelle je me trouvais plongé. Mon corps, prisonnier d’un étron, ne répondait que faiblement à mes sollicitations. J’étais plus mort que vivant. Je ne pouvais plus me battre. Sans que je le veuille, mes faibles mouvement avaient du me libérer et je me sentais remonter à la surface. Je vis alors la lumière, tout en haut, un mince filet de lumière qui me permit de voir arriver sans que je puisse l’éviter une masse noire de trois fois ma taille qui tombait à proximité. Coulé. J’avais bien vu ou j’étais. Tout cela était très prévisible, et quelque part, c’était rassurant… Il faut croire que je surnageais plus ou moins pendant quelques temps puisque je me sentis extrait de l’eau nauséabonde dans laquelle je pataugeais. L’odeur, curieusement était bien plus insoutenable qu’à l’intérieur. J’ai du perdre conscience de cours instants, ensuite, parce que je ne vis que certaines images sans suite logique, j’entendis certains sons. Mais l’un d’eux me fit reprendre pied : la voix de Mélanie qui disait :
« - Tu es vivant, c’est génial, j’arrive pas à y croire »
Je m’en évanouis de bonheur. J’ai senti qu’on me lavait avec soin et douceur. Quand je rouvris les yeux, je vis la personne qui venait ainsi de s’occuper de moi. Jennifer. Oui, j’avais rêvé. Mélanie n’était pas là et je ne la reverrais jamais.
« - Je crois que t’as battu tous les records : t’es resté trois jours dans mon cul ! » s’exclame-t-elle, ravie. « - t’es un champion, toi ! » continua-t-elle, admirative.
Je crois que j’ai souri. Assommé par l’épreuve, autant que par ce que je venais d’entendre. Elle eut un petit grognement de tendresse comme ceux qu’on adresse aux bébés, humains ou animaux, d’ailleurs ; aux êtres sans défense. Et elle m’amena à ses lèvres pour m’embrasser tendrement. Je dois bien admettre que cela me revigorait quelque peu. N’était cette odeur et ce goût de merde que j’avais comme au plus profond de moi, j’étais presque bien… Lisant presque dans mes pensées, elle dit en se moquant :
« - tu t’es mis dans un état… T’es un vrai cochon ! Mais je t’ai bien nettoyé, tu vois, maintenant tu sens bon. » Je n’étais pas convaincu. Bien sur je ne répondais rien, cette fille avait le culot des gens trop puissant. Comme si c’était moi qui avait voulu aller dans son cul…
« -Tu me fais la gueule ? » Reprit-elle. « T’es pas content de ton séjour ? C’est dommage » Conclut-elle la voix pleine de menace.
« - Je suis content de te voir » parvins-je à répondre, « Maîtresse » ajoutais-je dans un hoquet. C’était vrai. Même si je ne l’avais pas quitté, depuis trois jours, je préférais de loin la voir sous cet angle. Je la contentais donc, tout en ne mentant pas. Elle me sourit en disant.
« - Bien, tu me raconteras tout ça ce soir, faut que j’aille bosser. Tu veux manger quelque chose ? »
Je bus et mangeais abondamment sans me poser de questions. Ecœuré, j’en rendis une partie.
« -t’es dégueu… Beuah ! » dit-elle dégouttée « Je voulais t’emmener en cours dans mon soutif, mais j’ai pas envie que tu me gerbe dessus » regretta-t-elle en réfléchissant « y’a qu’une place pour toi, décidément… » dit-elle en marchant vers les toilettes. Je pensais qu’elle allait se raviser et m’envoyer rejoindre le contenu récemment déjecté de son intestin. Je fus affreusement soulagé de voir qu’elle déboutonnait son jean, le baissait jusqu’aux cuisses, enlevait son string de sa raie des fesses pour m’y insérer. Un peu plus, un peu moins. Je retrouvai un environnement devenu presque familier ; je sentis la ficelle du string qui se replaçait, sur moi, dans son logement naturel. Puis le mouvement maintenant connu de son corps qui vit et qui m’oublie en elle-même. Une longue journée se présentait à moi…
Une fille, ça va souvent aux toilettes, et c’est obligé de s’asseoir et d’enlever sa culotte. C’est grâce à cette réalité naturelle que j’ai pu avoir quelques pauses, ce jour là. Elle m’enlevait de son « entre-fesse » à ces moments-là, sans doute de peur d’être contrainte de me repêcher si elle écartait trop les fesses, mais aussi pour voir si j’allais toujours bien. Elle me dit qu’elle était inquiète pour moi, parce que j’avais l’air faible et triste. Elle m’a confirmé qu’elle aimait beaucoup me sentir entre ses fesses et que cela lui chatouillait très agréablement l’anus, mais qu’elle était prête à m’autoriser à séjourner dans son entrejambe si je m’engageais à ne pas essayer de sortir. Je l’en remerciais en m’y engageant, et quand je m’excusais du fait que peut-être, je ne pourrais pas m’empêcher de bouger, et que cela, comme la fois précédente, la déconcentrerait pendant son travail, elle me répondit avec un sourire sans équivoque que son travail l’ennuyait et que toute distraction était la bienvenue… Compris. Elle ne m’accordait pas la « faveur » prétendue pour rien. J’allais devoir remplir mon office, puis je retournerai surement dans l’endroit qui vraisemblablement, offrait le plus d’avantages pour elle. J’imagine qu’elle pouvait faire abstraction de ma présence, ou au contraire, d’une simple contraction, se stimuler avec mon corps, tout en ayant la certitude que je ne pouvais pas m’échapper. Après s’être fait gratouiller le trou du cul une partie du matin, elle se sentait d’humeur à jouir discrètement dans sa culotte par l’action d’adoration que son petit jouet sexuel humain allait lui prodiguer. En retournant dans son string « coté tissu », je regrettais un moment la chasse d’eau, puis, en me remémorant les « profondes » réflexions que j’avais eu ces derniers jours, je me résignais à mon destin, et tentant même de l’accepter avec joie, j’appliquais aussitôt la bonne recette qui consistait toujours et encore à me transposer par l’imagination de son intimité à celle de Mélanie.
M’étant appliqué comme si c’était pour celle que j’aime, elle me fit savoir qu’elle appréciait, nous mouillant, sa culotte et moi de son fluide vaginal. Plusieurs fois, je sentis des pressions de ses doigts sur moi. A la pause pipi suivante, elle ne dit mot et me regardait, l’air absent, alors qu’elle soulageait sa vessie, puis sans un mot m’introduit entièrement dans son sexe, qu’elle « referma » aussitôt. Je devais continuer à bouger à l’unisson des ondulations de ses parois vaginales. Tout en pensant que ce matin même, je n’étais pas à plus d’un ou deux centimètre de là, derrière cette paroi gluante et frémissante, dans un autre orifice… C’était ma vie, maintenant. Après un temps indéterminé, son vagin me libéra peu à peu, et je réussis à m’en extirper, tout en restant à l’intérieur, parce qu’elle m’y avait placé et que je préférais lui obéir. Ma tête seule dépassait un peu, dans « l’air libre » à proximité des ses lèvres. Je n’avais plus la force d’aller nulle part, d’ailleurs. Je lui avais encore fait l’amour de l’intérieur. Je m’endormis des suites de cette tension libérée, pour me réveiller à nouveau aux toilettes. Très concentrée et rapide, cette fois, elle me regardait pleine d’envies dans les yeux et d’un geste, me propulsa dans sa bouche. Elle grognait indistinctement des mots à mon intention, je crois, en me léchant et me suçant tout le corps. J’ignorais ce qu’elle faisait ou allait faire, mais après être passé très proche de sa gorge, sous l’action volontaire de sa langue, elle finit par me recracher. Je vis qu’elle s’était rafraîchi et changé de culotte. Tout était prévu, semble t-il, et j’étais vraiment son jouet. Je ne me faisais aucune illusion sur l’endroit où j’allais retourner. Je me préparais de toute façon au pire, y compris juste avant, quand j’étais dans sa bouche. Je savais que rien ne pouvait l’empêcher de m’avaler vivant. Il suffisait qu’elle le désire. Je sentais qu’elle allait le désirer, si ce n’était pas déjà le cas.
A ma grande surprise, elle me proposa avec enthousiasme :
« -Chatte, cul, sein ou bouche ? »
Ebahi, j’hésitais sans aucune raison, je bafouillais alors qu’elle s’impatientait :
« - euh… sein ! »
« - j’m’en doutais, tsss… » Répondit-elle avec un soupçon de regret. En un clin d’œil, je me retrouvais sous son sein gauche. Nous rentrions chez elle plus rapidement que je l’aurais cru. L’endroit était plus confortable et moins humiliant, mais je ne me souvenais plus que ça bougeait autant. J’étais presque malade. Cela ne dura pas. Arrivée chez elle. Elle se doucha avec moi. Je lui servis encore une fois de gant de toilette, mais depuis ce matin, elle me manipulait avec douceur et prudence, même si elle se lavait particulièrement bien les parties érogènes de son corps. Pendant tout ce temps, je me demandais si elle n’allait pas devenir plus amicale. Je me rendais compte qu’en la satisfaisant, elle était plus gentille. Mais si elle voulait que je la satisfasse, elle ne me relâcherait jamais. Cependant, elle semblait plus tendre, plus douce. Elle avait vu que je n’avais pas essayé de m’échapper, alors peut-être qu’elle me croirait si je lui promettais de ne jamais rien dire à personne ? C’est vrai, j’étais naïf, au point que j’y croyais moi-même, au fait de ne rien dire, alors que je n’aurais surement pas tenu ma promesse…
Revenant de la douche en culotte, elle s’allongea sur son lit et sur le ventre. J’étais dans sa main, elle l’ouvrit, proche de son visage, et me dit :
« - Tu veux me rendre un service pendant que je finis mon boulot ? » Bien sur, je n’ai pas refusé.
« - Eclate-moi les boutons que j’ai dans le dos » et elle me mit sur son dos, dans le creux de ses reins. Au premier abord, je ne voyais pas de boutons, sur l’entendue lisse et blanche de sa peau. Je me mis donc à explorer, et je trouvais quelques rares spécimen de comédons et de point noirs que je m’appliquais à extirper. Ce n’était pas facile, mais j’y arrivais, finalement. Les plus difficiles étaient sur les bords et je n’y allais qu’en dernier. Je finis par tomber sur les draps au niveau de son coude droit, se soulevant un peu, je glissais sous elle, mais sa main vint me chercher. Sans me regarder, elle me dit :
« - J’en ai aussi sur les fesses, je crois » et elle me posa à nouveau sur ses reins, juste au pied des deux collines séparées par le fameux détroit qui m’était maintenant bien familier. Je répugnais à retourner dans ces contrées, mais je préférais le faire de moi-même. Je me glissais donc sous l’élastique en commençant l’inspection. Je me donnais du courage en pensant à Mélanie. J’avais l’impression qu’elle pensait à moi, qu’elle me soutenait en quelque manière. Je la sentais « avec moi »…
Cependant, je soupçonnais qu’elle n‘ait pas plus de bouton sur les fesses que sur son visage, mais que ce soit un piège pour m’amener à accepter de rentrer de moi-même dans sa culotte. Je l’avais d’ailleurs entendu et senti rire quand je l’avais fait… Tout en évitant le milieu, j’allais vers les cuisses et observant que la peau de ses fesses, même de très près, était très nette. Je m’attendais donc à tout moment à me retrouver là où elle avait envie que je sois. C’est à peu près à ce moment là qu’elle bougea son derrière pur me faire tomber entre ses deux fesses. En se tortillant un peu, elle parvint à m’y faire rentrer à moitié. J’étais coincé, mais je voyais la lumière et respirais sans problème à travers le léger tissu de sa culotte noire. Elle serrait et desserrait les fesses au rythme des musiques qui se succédaient, lâchait ponctuellement quelques vents… Encore une fois, j’attendais qu’elle daigne me libérer. Quand elle se leva enfin, je me retrouvais complètement englobé par ses fesses, mais alors qu’elle marchait, je réussissais à m’en sortir pour reposer une fois de plus dans sa culotte, au niveau de son périnée. J’attendais avec angoisse le moment où elle allait s’asseoir.
Mais il ne vint pas. Elle me reprit dans sa main, me regarda et me dit :
« - Bon, j’ai fini. Tu vas me raconter comment c’était dans mon cul ». Elle s’était assise à son bureau, avec son ordinateur, et s’apprêtait à écrire. J’étais surpris, mais je me pliais au jeu. Elle écoutait attentivement et prenait scrupuleusement note de tout ce que je lui disais. Cela allait au-delà de mon expérience dans son rectum, mais comprenait aussi tout ce que j’avais vécu depuis notre rencontre. Après des heures, elle avait plusieurs pages de notes. Il faisait presque nuit. Me prenant avec elle, elle prit un sandwich et m’en offrit quelques miettes que je dévorais prudemment, cette fois-ci.
Puis je le vis : le parfum. Celui que j’avais acheté pour Mélanie le jour où cette sale gamine m’a enlevé. Elle vit que je l’avais vu et le prit, s’en vaporisa quelques gouttes avec un air de contentement profond et dit alors que je bouillais de colère contenue :
« - J’aime beaucoup, il me va très bien, tu sais ? Merci en tout cas… »
Jamais je ne me suis maîtrisé à ce point. Avec la plus grande douceur, mais avec une pointe de reproche, je lui dis, la voix tremblante :
« - Il n’était pas pour toi, en fait… » les larmes me montaient aux yeux. Jennifer, elle, éclata de rire :
« - J’me doute ! il était pour ta copine. Non ? »
Je ne voulais pas parler de Mélanie :
« - Non, c’est pour une fille que je devais voir le soir où… »
« ... Mon pauvre, t’as les boules, hein ? » m’interrompit-elle « Je sais bien que c’était pour ta Mélanie, mais ne crains rien, ça ne lui a pas manqué » finit-elle dans un rire mauvais.
J’étais terrifié : comment savait-elle ? même son nom…
« - Mais… » je n’ai pu dire que ça. Voyant mes yeux, elle dit :
« -ben oui, y avait ton sac de courses, avec ton portefeuille et ton adresse… » J’ai eu un coup au cœur en entendant qu’elle savait mon adresse. Cependant, elle racontait à son tour sa version de notre récente « vie commune ». Tout ce qu’elle m’avait fait jusqu’à présent n’était rien en comparaison avec la torture mentale à laquelle elle se livrait maintenant.
« - j’ai été voir ta copine pour lui donner de tes nouvelles, j’ai sonné au 49 de l’avenue Georges Clémenceau, je lui ai dit qu’il fallait qu’elle descende parce que t’avais eu un malaise. Elle l’a fait, la conne… On a plus confiance dans les femmes, hein ?
J’étais sans voix, une haine et une horreur indiscibles montaient en moi :
« - Qu’est-ce que tu lui as fait ? Salope » Ca m’avait échappé, mais elle ne releva pas et continua son histoire en me dominant de tout son corps, m’approchant par en dessous de son visage. Assise à genoux sur le lit :
« - Je l’ai réduite à ta taille, puis je l‘ai emmenée dans ma voiture. Là , je lui ai expliqué que tu étais entre mes deux fesses et que si elle ne voulait pas que je te mette tout entier dans mon cul, elle devait être très, très gentille avec moi. Elle à beaucoup pleuré mais elle a compris. Je me la suis mise dans le soutif, elle à un peu gigoté, mais elle a pas essayé de sortir»
« - Qu’est-ce que tu lui as fait ? » suppliais-je
Me regardant dans les yeux, elle me rapprocha encore de son visage. Elle me tenait fermement dans sa main et murmurait presque en me soufflant son haleine sur tout le corps :
« - le soir , après qu’on soit rentré de boite, quand je t’ai mis dans mon trou du cul, elle était là, elle a tout vu , mais toi, tu pouvais pas la voir. Quand elle a vu ça, elle m’a insulté et menacé… J’ai pas été vache, je lui ai dit : « t’es pas juste, j’l’ai pas enfoncé complètement… Mais comme t’es pas sympa, je vais le faire. » Et là, alors là, elle m’a supplié pour toi… mais je lui ai dit qu’il était trop tard, que par sa faute, t’allais mourir étouffé dans mon cul. Tout ce que je pouvais faire pour elle, c’était l’envoyer te rejoindre dedans, à condition qu’elle me supplie encore. Et elle l’a fait, j’te promet, elle à supplié pour te rejoindre. Alors j’ai dit OK. Tu comprends ? »
Je comprenais. Je comprenais tout. J’étais juste devant sa bouche ouverte. Elle respirait profondément, excitée par son propre récit. Je voyais ses dents, sa langue, l’intérieur de ses joues, le fond englué de salive…
« - Je l’ai avalée… Vivante. Elle était encore entrain de descendre le long de mon œsophage après avoir un peu lutté quand j’ai rejoint mon copain dans la chambre. T’as du te rendre compte qu’on a baisé toute la nuit… J’ai jamais eu des orgasmes comme ça : je te sentais dans mon cul et elle dans mon ventre pendant que je me faisais sauter… ha, ha, ha, c’était trop bon… Pendant trois jours, j’ai joui toute seule rien que d’y penser. Tu comprends pourquoi je me suis retenue d’aller chier pendant ce temps ? Je voulais tenir ma promesse : toute cette merde dans laquelle tu étais, c’était en partie elle.
Elle m’éloigna un peu pour que je puisse la voir entière.
« - et tout le reste, c’est là, ou là ou là. » dit-elle en montrant des parties de son corps. Dire que j’avais l’impression de sentir sa présence, tout à l’heure… Je ne pleurais plus, je ne disais plus rien. Je n’existais plus. Jennifer s’était mise sur le dos, ses seins reposant sur son torse. Elle s’appuya sur se coudes après m’avoir posé sur son ventre. Elle ne me quitta pas des yeux quand elle dit :
« - Maintenant tu dois tout de suite faire le dernier choix de ta vie : soit tu deviens mon esclave pour le restant de tes jours et tu vivras essentiellement entre mon nombril et mes cuisses, soit tu rentres dans ma bouche et tu attends que je t’avale. »
C’était bien monté. Dans l’état de déprime où j’étais, je me dirigeais sans trop hésiter et sans rien dire, vers sa tête. En souriant, elle ouvrit la bouche et sortit la langue. Je passais une dernière fois (de ce coté-ci de sa peau) entre ses seins ; puis j’entrepris d’escalader le menton et la langue. Elle ouvrit un peu plus grand pour me laisser entrer, puis elle referma. C’est là que j’ai un peu hésité. Elle a du sentir que je bougeais et elle m’a ressorti. Pendu par les pieds au bout de sa main, elle s’était levée pour aller à son bureau. Le balancement de son bras me fit voir une dernière fois son ventre et son sexe, puis son dos, son cul, ses cuisses. J’avais hâte, maintenant, de rejoindre Mélanie dans tout ceci. Je la détestais comme jamais je n’aurais cru qu’on pouvait détester quelqu’un, et pourtant j’allais devenir elle et j’en avais envie, finalement. J’aurais tout accepté d’elle si elle l’avait conditionné à la vie de mon amour, mais je n’avais qu’une envie : en finir. Et qu’elle en finisse avec moi, qu’elle m’avale, me digère et m’oublie au plus tôt. J’avais accepté mon sort, j’étais résigné au point de me sentir un objet. Elle m’avait complètement anéanti avant même de m’absorber. Son plan avait abouti à 100% : je lui appartenais corps et âme depuis que ma volonté était anéantie. Le sens de ma vie consistait maintenant à m’imaginer dans son estomac. J’étais décidé à ne me débattre que pour remplir le destin qui était visiblement le mien : être sa chose. Elle avait repris son sandwich puis elle était retournée s’allonger. Après avoir ouvert le reste de sandwich, elle me mit entre les ingrédients qui le composaient. J’étais maintenant l’un d’eux. Après avoir refermé le sandwich, elle en mordit un large morceau. Ses dents arrivèrent jusqu’à moi, sans toutefois me toucher. J’étais prisonnier du sandwich qu’elle serrait de sa main tandis que sa bouche (que je pouvais voir à nouveau) se refermait sur le morceau qu’elle venait d’arracher. Elle commençait à mâcher sans pouvoir encore refermer la bouche, puis je m’aperçus que sa bouche restait ouverte à ma vue afin que je puisse profiter du spectacle. Je vis donc tous les éléments du sandwich se mélanger plus intimement sous l’action conjuguée de sa salive et de ses dents. Elle mâchait très lentement en me montrant régulièrement l’intérieur de sa bouche, dans laquelle j’allais à mon tour être tourmenté dans peu de temps. La prochaine bouchée, c’était ce petit morceau de viande qui autrefois était un être humain : moi. Je n’étais plus qu’un casse-croûte qui allait finir dans le ventre d’une jeune fille de dix-neuf ans.
Après m’avoir bien montré l’évolution lente mais inexorable de ce morceau de sandwich en bouillie bien mixée, elle avalait avec le plaisir de l’anticipation ce qui venait d’entrer dans sa bouche. A chaque goulée, elle me fixait en jouissant de la perspective. Elle était parfaitement consciente de ma résignation et elle en profitait grandement. Elle ne cachait pas sa joie et son excitation, issues de son constat que j’avais accepté mon rôle, et qu’elle pouvait pleinement profiter du sien. Elle était le prédateur et j’étais moins qu’une proie. En effet, la proie est une proie tant qu’elle peut encore échapper à son devenir-repas… il est clair que j’avais depuis longtemps dépassé ce stade. Rien ne pouvais plus m’empêcher d’être sa prochaine bouchée. Dans ces derniers instants, je regardais à nouveau ce corps qui allait m’englober bientôt. Jeune corps sexy, avec quelques formes bien réparties. J’aurais pu la baiser avec plaisir, mais je n’étais plus qu’une part de son repas .
« -c’est fini » dit-elle « t’es devenu ma nourriture, tu vas devenir moi… je vais te bouffer, et te digérer. Tu seras absorbé par mon corps et reste finira dans les chiottes, parce que ça sera pas digne de rester en moi. Je vais profiter de toi pendant tout ton voyage, et jouir en pensant à toi et à ta copine, réunis à jamais en moi. C’est beau, non ? »
Je ne répondis rien, je n’avais plus de voix, plus de parole. J’étais déjà mort. Elle m’avait déjà digéré plusieurs fois. Elle sourit une dernière fois puis sa bouche s’ouvrit pour m’engloutir. Tout craquait autour de moi et j’étais compressé en rentrant dans sa bouche. Je ne cherchais pas à éviter ses dents, mais après les premiers mouvements de sa mâchoire, je fus libéré du morceau de sandwich, et, plein de beurre, je subissais les effets de ses mouvement buccaux. Elle mâchait sa bouchée en évitant soigneusement de me blesser. Elle avalait quelques fois avant que sa bouche ne se retrouve presque vide. J’étais complètement englué dans le reste de bouillie dans laquelle je crus un moment que j’allais être incorporé. Mais elle préférait sans doute me sentir descendre en elle bien distinctement. J’eus une lueur d’espoir idiot quand sa bouche s’ouvrit pour laisser pénétrer la lumière. Elle s’amusait encore à se nettoyer les dents en me ballotant d’un côté à l’autre de sa bouche. Puis un goulot de bouteille se colla à sa bouche pour laisser pénétrer des flots d’eau fraîche qui finirent d’emporter les dernières traces du repas, excepté moi. Elle me retint de sa langue tandis qu’elle engloutissait l’eau que j’allais retrouver plus bas dans quelques temps. Je vis ses doigts entrer dans sa bouche et me saisir les pieds. Elle me sortit jusqu’à ce que je me trouve au-dessus de sa bouche encore ouverte.
« - A ton tour » me soupira t elle avec le ton et le regard le plus sexy possible. Et je rejoins sa bouche, tête la première, suspendu par les jambes. Elle me tenait toujours quand de ma tête je touchais le fond de son palais. La lumière baissait et sa bouche se refermait complètement au moment où ses doigts me laissèrent à ma destinée. Je ne peux décrire les bruits de déglutition et les gémissements de plaisir mêlé d’effort. Je n’étais pourtant pas si gros, mais je crois qu’elle voulait nous donner l’impression d’une lutte (dont elle sortirait vainqueur, une fois de plus). Du reste, il n’était parfois pas si facile d’avaler un gros cachet qui ne bouge pas, alors un être vivant qui résiste n’était peut-être pas si facile à engloutir. J’avançais inexorablement vers sa luette, qui semblait signaler le point de non-retour. Instinctivement, j’essayais de résister et de me retenir avec mes mains et mes pieds, mais tout étant très glissant, y compris moi-même, je dus me plier au sort qui attendait toute nourriture entrant dans une bouche. Elle avait du lever le menton, la tête en arrière pour me forcer à descendre dans sa gorge. « GULP ». Une première fois. J’y étais, j’étais passé de l’autre côté. Dans sa gorge, je glissais, sans toutefois descendre. J’essayais donc de remonter. « GULP ». Deuxième fois. Là, c’en était fait de moi. Expédié plus bas, je n’étais plus dans sa gorge mais dans son œsophage : le mouvement de ses muscles qui consiste à faire descendre toute nourriture dans le réceptacle final qui doit les transformer en énergie où en chair vivante au profit de sa consommatrice commençait à opérer. Les parois de ce tube m’enserraient et me forçaient par leur mouvement vers le bas et je descendais lentement mais sûrement tandis que j’entendais encore : « GULP », accompagné de quelques soupirs de contentement. D’autres bruits de tuyauterie s’ajoutaient maintenant à mon univers. Après quelques secondes, un ralentissement, puis une accélération : je n’étais plus compressé. Libéré, je tombais dans une cavité plus large, occupée en partie par des substances quasi-liquides. L’odeur était âcre et nauséabonde, et je pataugeais dans de la bouillie, mélangée à de la salive et de la bile. J’allais bientôt moi-même me mélanger à cette bouillasse infâme, puisque j’étais là pour cela. La chaleur était intense et mes yeux me brûlaient, ainsi que chacun de mes orifices. Dans son estomac. J’étais dans l’estomac de quelqu’un d’autre, d’un autre être humain, qui avait décidé de faire de moi sa nourriture et son plaisir. J’étais dans son ventre, et j’étais déjà elle, même si j’étais encore vivant. Mélanie était elle aussi passée par là, sachant que j’étais un peu plus bas, à l’autre extrémité du tube digestif de cette jeune fille qui l’avait avalée après avoir inséré son copain dans son cul, tout en s’apprêtant à aller se faire baiser par son propre copain.
Elle avait du se débattre, essayer de sortir, avoir, surtout, l’espoir que cette sale pute la laisserait ressortir d’elle, la laisserait vivre, retrouver son amour, même si c’était sous sa dictature, et dans son cul… Elle aurait peut-être accepté, elle aussi, de devenir son esclave pour au moins être avec moi. Ou au contraire, elle s’était débattue pour sa vie et rien que pour elle, ne pensant à rien d’autre qu’à sa situation de nourriture dans un estomac et aux sucs gastriques qui commençaient à l’attaquer. Je commençais moi même à les sentir. Il est impossible de ne pas bouger dans un estomac, parce qu’il bouge lui-même. Tenir debout quelques secondes est le plus qu’on peut espérer. La plupart du temps, j’étais à genoux ou sur les fesses, en ayant l’impression de glisser en permanence. Des mouvements de plus grande ampleur m’indiquaient que Jennifer devait se déplacer ou changer de position. Mon univers changeait de configuration une fois de plus, pour devenir plus plat et moins haut. Je réussissais presque à marcher pour aller vers l’extrémité supérieure de cette poche. Elle était probablement à nouveau allongée sur le dos, car la très faible lumière qui me parvenait provenait du « plafond » : de l’intérieur de son ventre, juste en dessous de son sein gauche, après un ou deux centimètres de chair, la lumière semblait encore augmenter. Je pouvais distinguer les parois supérieures de l’endroit où je me trouvais désormais. Mon tombeau était rougeâtre orangé, le « sol » était spongieux et mouvant. De là, à travers les sons mouillés et les grognements assourdissants de la machine vivante qui venait de m’engloutir, j’entendis sa voix. La voix de celle qui venait de m’avaler et qui s’adressait encore à moi, qui n’était plus qu’un morceau non encore digéré de sa nourriture.
« -Je te sens bouger, casse-croûte ! Tu sais, j’ai mis ma lampe au dessus de mon ventre pour que tu puisses y voir à l’intérieur. J’avais pas pu le faire pour ta chérie, c’est con, mais j’étais un peu occupée. Hi, hi, hi ! »
Et comme elle riait je me crus sur un trampoline : tout son ventre tressautait de son petit rire coquin de jeune fille qui devait être adorable dans d’autres circonstances… Je me demandais si elle avait conscience de ce que le simple fait, pour elle, de rire engendrait des secousses sismique pour moi. Elle réitéra plusieurs fois ce petit rire qui était odieux, comme sa voix, ses propos… Je me dis que Mélanie était devenue tout ceci, avait entretenu de sa chair cette horrible personne par sa mort, sa dissolution dans ce corps mauvais et futile. La pauvre avait sans doute eu conscience, comme moi de son sort affreux… Je pleurais à chaudes larmes, ce qui soulageait un peu ma douleur aux yeux. Pendant ce temps , elle continuait à s’adresser à moi.
« - je me demande comment c’est, dans moi… C’est bête, ça, tu pourras jamais le raconter à personne. (rire) Moi, en tout cas c’est génial de te sentir dans moi. J’avais pas pu bien en profiter quand j’ai bouffé ta copine, l’autre fois, mais là, Whouah ! C’est super excitant ! (rire) Je suis en train de me caresser en même temps, si tu vois ce que je veux dire (rire). Tu devrais en faire autant, c’est ta dernière fois… (rire). »
Je tombais à chaque fois dans son rire. Chaque fois, j’étais un peu plus recouvert de ses sucs. J’avais un peu mal, comme si je brûlais de l’intérieur, mais c’était supportable. Je me sentais paradoxalement engourdi, comme ensommeillé. Si je pouvais m’endormir, ce serait fini. Je ne me réveillerais plus et je ne l’entendrais plus, enfin.
« -Par contre, elle bougeait plus que toi, elle… Elle avait pas vraiment envie de te rejoindre en fait, tu vois. Tu sais, il faut pas que tu la regrette : je lui avais fait faire un choix, à elle aussi : je lui avait proposé ça :
tu préfères quoi ? soit : il te bouffe ; soit : c’est toi qui le bouffe ; soit : c’est moi qui vous bouffe tous les deux…
et ben tu sais quoi, elle avait choisi qu’elle préférait vivre… Elle était super déçue d’avoir dit ça quand elle s’est aperçue que j’allais vous avaler tous les deux. (rire) Mais elle l’avait dit. J’ai regretté de pas l’avoir enregistrée avec mon MP3, j’aurais pu te faire l’écouter disant ça… (rire). Haa… j’ai bien aimé qu’elle m’ait répondu ça : tu sais, je me suis souvent demandé si j’étais normale d’aimer avaler les gens… (rire). Tu me crois peut-être pas, mais t’as tort : elle m’a même dit quand je lui ai dit qu’elle était égoïste qu’elle préférait t’avaler elle-même plutôt que ce soit moi. (rire) La pauvre… (rire). Alors je lui ai dit : mais tu préfères l’avaler plutôt que ce soit lui qui t’avales ? Elle a rien dit (rire). Moi ça m’a fait plaisir qu’elle préfère ça, et j’ai presqu’eu envie de la laisser faire, pour voir comment elle allait gérer ça. Si j’avais pas vu mon copain ce soir là, je l’aurait peut-être fait… De toute façon je l’aurais bouffée plus tard. (rire). »
Je continuais à l’écouter sans pouvoir m’y soustraire, et je m’arrêtais peu à peu de chercher une sortie qui était définitivement trop difficile à ouvrir, ou même à trouver quand elle me parlait de Mélanie. Non pas que j’aie cru à son récit, mais le fait d’imaginer Mélanie me manger vivant me rassurait. J’aurais choisi ça, moi aussi. Qu’elle me mange. Nous étions une dernière fois d’accord avant de devenir la même chair. J’aurais accepté cette fin sans aucun problème pour la sauver elle, et être à jamais en elle. En voulant me torturer encore une fois, Jennifer m’avait soulagé et aidé… Je commençais à m’imaginer dans le ventre de Mélanie. Et la voix de Jennifer me parut plus lointaine. J’étais finalement si excité que je finis par me masturber. Un orgasme hallucinant. Le dernier, comme elle disait. Après j’étais lessivé, et sans espoir. Je me laissais aller quand elle se relevait. Tout était à nouveau sombre. Je ne bougeais plus, et probablement, quand elle eut cessé de parler et après s’être donné un plaisir intense que j’entendis de l’intérieur d’elle-même et que je provoquais en grande partie, elle dit, sans même penser que je puisse encore l’entendre :
« -tu es à moi, maintenant. »
Jennifer s’était rhabillée en pyjamas pour descendre manger avec sa mère. Dans le semi coma où je me trouvais, j’entendais des voix feutrées et celle de Jennifer, plus clairement. Je sortis un peu de ma léthargie en recevant des flots d’eau froide. Cela me soulageait un peu, et je me sentais revivre. Puis ce fus une soupe de légumes : les bruits de ventre étaient assourdissants, mais j’entendais le tintement des cuillères contre les assiettes, et même plus loin, de la musique, ou plutôt, la télévision.
Après la soupe, ce furent des choses plus consistantes, même si elles m’arrivaient en bouillie : je crus reconnaitre des pâtes ou des pommes-de-terre avec une sauce bizarre, et -je crois- du poulet. Une odeur de vin s’associa également à ce mélange, qui persista jusqu’au fromage. L’estomac de Jennifer s’était dilaté et semblait plein à craquer ; mais sans doute pouvait-il en supporter beaucoup plus car il en descendait toujours et encore. Desserts, fruits, chocolat… encore du vin. Les sons étaient de plus en plus sourds à l’extérieur, et de plus en plus forts autour de moi. Je ne pouvais plus tenir très longtemps, en apnée, pour tenter à chaque fois d’aller vers le haut de l’estomac, où se trouvait l’air qu’elle ne manquait pas d’ingérer avec la nourriture. D’ailleurs, il n’y avait plus d’air. Et je ne sentais plus mes jambes. J’avais trop bu la tasse et je me sentais digéré de l’intérieur. J’atteignis le cardia au moment où il s’ouvrait pour laisser s’échapper le peu d’air qui restait. Puis il se referma sur ma main, tandis que le reste de mon corps se diluait dans les autres mets du repas que venait de terminer Jennifer par un rôt un peu trop sonore au goût de sa mère.
« - Oh ! Jenni, enfin ! une jeune fille ne fait pas ça ! » Réprimanda-t-elle sa fille alors que celle-ci venait de s’avachir sur le canapé pour mieux continuer sa digestion.
« - S’cuse moi, M’man… Je crois que j’ai trop mangé… » dit-elle dans un autre rôt, plus discret, celui-ci.
« - Tu ne ferais surement pas ça en présence d’un beau garçon, je suppose ! » remarqua sa mère sur le ton de la moquerie.
Jennifer mit sa main sur son estomac et le caressa :
« - Oh, non ! » répondit-elle innocemment avec ce même petit rire si féminin et si enfantin à la fois.
Encore une fois ce rire chamboula tout dans son estomac, mais cette fois, cela ne dérangea personne. Il contribua lui aussi à en mieux brasser le contenu.
A la télévision, une journaliste parlait, relatant un fait divers. La mère de Jennifer lui dit :
« -C’est affreux, cette histoire quand même. Dire que c’est dans notre ville… Encore un salopard en liberté qui aura réussi son coup. Tu te rend compte ? Ils n’ont aucune piste…»
Jennifer baillait, puis réussit à dire, d’une voix somnolente :
« - Ils se sont peut-être barrés pour changer de vie. Ou c’est peut-être elle qui l’a tué et qui l’a fait disparaître, puis elle s’est tirée… » Sa mère semblait choquée et inquiète qu’on puisse disparaître comme cela dans sa ville. Inquiète aussi de ce que sa fille, si vulnérable et si insouciante, puisse ne pas mesurer le danger.
Après avoir dormi à moitié devant une émission de télé-réalité destinée à laisser son cerveau libre de penser à sa digestion, Jennifer monta à la salle de bain, laver ses belles dents, se démaquiller, passer des crèmes… ce faisant, elle se regardait dans le miroir et se souriait à elle-même. Se sentait-elle coupable ? Avait-elle mauvaise conscience ? Pas du tout, elle sentait au contraire, en se regardant, un sentiment de pouvoir et de force qui la grisait. Elle était d’une intelligence plus que moyenne, mais elle se disait sans le formuler que s’il y avait des gens assez faibles pour se trouver en son pouvoir, c’était surement pour qu’elle puisse en jouir. Sa digestion fut donc on ne peut plus sereine, et continua bon train quand elle fut entre ses draps. Entre deux émissions débiles et trois coups de fils, elle se masturberait plusieurs fois en pensant qu’on parlerait encore quelques temps de son repas à la télévision, et qu’à chaque fois qu’elle le pourrait, elle s’isolerait...
Demain, son estomac aura évacué son contenu vers ses intestins, qui auront commencé à l’assimiler. Elle se sentira « habitée » quelques temps, comme à chaque fois, puis elle oubliera jusqu’au visage de ses victimes quand viendront les temps d’en chercher d’autres.
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26.06.2008
8 - Troubles
Tout en sautant, je me demandais pour la première fois si je redeviendrais grand. Gesticulant avec de moins en moins d’ardeur, je me rassurais peu à peu en me disant que cet état ne pouvait durer. Puis, presque découragé, parce qu’elles ne m’entendaient pas, ma voix couverte par leurs bavardages, je trouvais la dernière énergie en me persuadant que j’allais bientôt avoir faim et soif, et qu’elles étaient mon seul salut. Obscurément sans doute, je préférais aussi être vu et connu d’elles deux que d’une seule. J’imaginais que c’était une garantie, parce que je n’avais pas encore réalisé que dans ce nouveau monde où j’arrivais, il n’y aurait plus jamais de garanties.
C’est Adèle qui m’a vu la première. J’ai vu ses yeux qui me voyaient, et j’y ai vu de la peur. Comme prévu, elle cria avec un mouvement de recul. J’étais une sorte de souris, et à ce titre je devais au moins partir, et si possible mourir.
« - Quoi ?!! » fit Vanessa, impatiente et interrompue dans l’élan de sa logorrhée.
« Là ! là !! … il y a… » Je n’avais jamais vu Adèle à cours de mots. C’était impressionnant et presque drôle. Elle était presque sortie de ma chambre quand Vanessa me vit à son tour. Elle eut à son tour un mouvement de recul qui la fit rejoindre Adèle sur le pas de la porte. Je n’ai jamais vraiment compris cette peur irraisonnée de certaines femmes devant les rongeurs. Que cela surprenne, soit ; mais qu’on en soit dégoutté au point de ne pas pouvoir imaginer sans défaillir être touché ou toucher ces bêtes ?
« Arrêtes de crier ! » cria elle-même Vanessa
« Surveilles-le, je vais chercher… » …je n’ai pas entendu quoi. Rien de bien bon pour moi, vraisemblablement. Si j’avais été une souris, sûr que j’aurais déguerpi sans demander mon reste. Je commençais à me demander si je n’avais pas réellement pris pour elles l’apparence d’une souris. Je n’en étais plus à une bizarrerie près, et je me sentais curieusement beaucoup plus ouvert aux éventualités les plus étranges que je ne l’étais hier encore. Oubliant cette ultime disgrâce, je hurlait : VA-NES-SA ! Elle a vraiment changé de tête. Elle portait inconsciemment sa main droite à sa poitrine, comme pour calmer son cœur. Puis elle allongea le coup vers moi. Elle avait entendu, mais n’y croyait pas encore.
Du coup, j’étais beaucoup plus angoissé. Je me sentais vraiment proche d’une souris, psychologiquement parlant. Ma voix s’étrangla à nouveau, mais très vite je bougeais les bras, en réussissant à dire :
« - c’est moi ! » , ce qui était très con ; puis un meilleur :
« - c’est Martin ! »
Elle m’entendait. Elle me comprenait, je le voyais à son expression. Chère Vanessa. J’étais sauvé, pensais-je. Mais je devais en être plus assuré :
« - parle-moi, dis-moi que tu m’entends et que tu me reconnais ! »
La bouche et les yeux grands ouverts, se rapprochant doucement de moi, elle murmura :
« - c’est pas possible… »
« - si ! si ! c’est bien moi, tu ne rêves pas, tu n’est pas folle ! »
Cette fois-ci, elle mit sa main devant sa bouche et me fixa sans rien dire. Elle s’assit machinalement sur le lit en ne me quittant plus du regard.
« Qu’est-ce que tu fous ? » cria Adèle-l‘hystérique-des-rongeurs en rentrant comme une insensée dans la chambre. Elle brandissait une énorme chaussure à talon compensé dont la vue me paralysa instantanément. Je devais certainement avoir été mordu par une souris mutante pour avoir aussi peur d’une chaussure, même aussi laide que celle-ci. Je pensais furtivement au « singe-rat » de Braindead, cette vieille comédie gore de Peter Jackson dans laquelle les gens deviennent des morts-vivants contagieux après avoir été contaminés eux-mêmes par cet étrange animal…
On peut dire que ma rationalité et mon esprit cartésien venaient d’en prendre un coup.
« - Attends ! Ce n’est pas une souris. » Dit Vanessa en se levant pour empêcher Adèle de passer. Cette dernière n’avait du reste pas forcément envie d’en découdre avec l’animal qu’elle supposait que j’étais. Mais je ne suis pas sûr qu’elle ait envie d’explorer les autres possibilités. Elle n’aimait pas les tout petits animaux rapides et agiles. Voilà tout.
« - Regardes ce que c’est ». Vanessa voulait avoir confirmation qu’elle n’était pas folle, en ces périodes de fin d’année et de surmenage estudiantin… Erreur, pensais-je ; il est parfaitement odieux, pour Adèle, d’imaginer même regarder ce genre de monstre. Mais Vanessa trouva les mots quand elle se rétracta avec révulsion en montrant sa chaussure :
« - je crois que ce n’est pas un animal »
C’était tellement inattendu que cela désarma Adèle qui répondit, très bonhomme :
« - Beh ! c’est quoi alors ? » Son air dépité et sa belle voix rauque me firent presque rire tout en m’excitant.
« - pour le savoir, tu dois regarder. »
Et comme elle ne se décidait pas : « tu ne me croiras pas, sinon. » Et Adèle regarda
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